Christian Estrosi, secrétaire d'Etat à l'industrie. © TF1-LCILe ministre de l'Industrie Christian Estrosi a déclaré lundi qu'il ne recevrait pas les salariés de la société New Fabris, en liquidation judiciaire, si ceux-ci continuent de menacer de faire sauter leur usine de Chatellerault dans la Vienne. "Je ne reçois pas sous le coup de la menace. Si les salariés continuent, je ne les recevrai pas", a déclaré le ministre qui avait prévu de rencontrer le 20 juillet les représentants des salariés du sous-traitant automobile, basé à Chatellerault.
Les 366 salariés de New Fabris réclament 30.000 euros d'indemnité par employé à leur principaux clients, PSA et Renault, sous peine de faire sauter l'usine au 31 juillet (Lire notre article). "Nous préparons cette rencontre et allons veiller à ce que personne ne soit laissé sur le bord du chemin", a souligné M. Estrosi, sans plus de précision quant aux pistes gouvernementales pour aider l'entreprise. "Mais il faut que les employés soient raisonnables", a-t-il ajouté. New Fabris, qui travaillait à 90% pour Renault et PSA, a été placé en liquidation par le tribunal de commerce de Lyon le 16 juin dernier.
Pas de repreneurs potentiels
Renault et PSA considèrent de leur côté que le versement d'une telle indemnité n'est pas de leur ressort. La direction de PSA Peugeot-Citroën a déclaré "ne pas avoir à se substituer aux actionnaires ou à l'Etat". "Nous avons soutenu New Fabris financièrement pendant sa période d'observation, pour assurer les fins de mois pendant six mois, les avons mis en contact avec un éventuel repreneur mais ça n'a pas abouti", a souligné un porte-parole de PSA. A la direction de Renault, on souligne également les efforts du constructeur en faveur de New Fabris depuis sa mise en règlement judiciaire, "sous forme de maintien des commandes et d'avances de trésorerie". "Nous avons essayé aussi de susciter des offres de repreneurs potentiels, mais aucun ne proposait de solution pérenne", explique Renault.
Société familiale à l'origine, New Fabris avait été reprise début 2008 par le groupe italien Zen, spécialisé dans la mécanique de précision et l'usinage en sous-traitance automobile. Implanté à Padoue dans le nord de l'Italie, le groupe Zen emploie 600 salariés en Italie et déclare un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros.
(D'après agence )
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