© TF1/LCI| Luc Chatel ne voit "pas de mal à sous-traiter" |
Tentative de suicide au Pôle Emploi d'Ajaccio
Les agences de Corse ont fermé leurs portes à la suite de la tentative de suicide d'un employé de la direction régionale d'Ajaccio. Il a été conduit à l'hôpital et ses jours ne seraient pas en danger.
Publié le 16/02/2010
La vague de tentatives de suicide qui inquiète le Pôle emploi
Plusieurs salariés ont tenté de mettre fin à leurs jours ces deux dernières semaines, certains exprimant leur ras-le-bol depuis la fusion ANPE-Assedic. La direction se montre prudente.
Publié le 08/12/2009
Quand les chômeurs se révoltent
Manque de ressources, tracasseries administratives : des associations dénoncent le durcissement des conditions de vie des chômeurs. Elles appellent à manifester.
Publié le 05/12/2009
La rentrée sera difficile. A Pôle emploi, on s'y attend, et on s'y prépare depuis longtemps. "On aura plus d'inscriptions et de dossiers d'indemnisation à traiter, plus de visites dans les agences", reconnaissait il y a une dizaine de jours son directeur général, Christian Charpy. Il disait alors s'attendre à "20 ou 25% d'inscriptions de plus qu'en septembre 2008, à 380.000 appels chaque jour et 2,4 millions de visites physiques dans les agences". Mais que faire face à l'afflux attendu des nouveaux chômeurs, alors que l'organisme peine déjà tant à accomplir sa tâche ? Réponse : en confiant une partie des tâches au privé. Le quotidien Les Echos assure que le suivi de 320.000 chômeurs sera, à partir de la rentrée, confié de manière progressive à des opérateurs privés de placement. Et c'est ce mardi, souligne le journal économique, que direction et partenaires sociaux doivent faire leur choix parmi la quinzaine de candidats ayant répondu à l'appel d'offres lancé fin mars.
Le contrat s'annonce juteux pour les entreprises de placement qui, comme Adecco, sont sur les rangs - il serait équivalent pour 2009 à un marché de 100 millions d'euros, le double pour l'année suivante. C'est surtout un changement radical dans la stratégie de replacement des chômeurs, puisque le recours au privé, qui s'annonce massif dès la rentrée, restait jusqu'alors marginal : pas plus de 46.000 chômeurs avaient été concernés en 2007 et 2008, relève Les Echos.
"On a une crise absolument sans précédent"
D'ores et déjà, Luc Chatel, a justifié sur LCI : "On fait ça pour répondre à l'urgence de la situation. On a une crise absolument sans précédent qui se traduit par une montée forte du nombre de demandeurs d'emploi avec forcément une difficulté pour les agences locales d'intégrer ces nouveaux demandeurs d'emplois". A la question de savoir si le recours au privé s'apparentait à une abdication du service public, le porte-parole du gouvernement a répondu qu'il n'y avait à ses yeux "pas de mal à sous-traiter à des professionnels, des spécialistes du sujet, (ce que) d'ailleurs l'administration fait dans de nombreux domaines. Ça fait partie aussi d'un Etat moderne de piloter des réformes et d'externaliser, quand c'est nécessaire, quand il y a une surcharge ponctuelle d'activité, une partie des tâches".
Cette mesure est au coeur du plan d'urgence que le secrétaire d'Etat Laurent Wauquiez présente ce mardi. Il avait déjà assisté il y a une dizaine de jours à un conseil d'administration de Pôle emploi où, selon la CFTC, il avait "joué un rôle apaisant et dynamisant" et constaté que Pôle emploi, présentée comme la plus grosse opération de réforme d'un service public depuis 30 ans, "subissait de nombreuses attaques, connaissait des difficultés compte tenu de la crise et que les agents le vivaient assez mal". Autre mesure annoncée après la rentrée : fin octobre, un nouveau numéro, le 3995 sera à disposition des entreprises pour déposer leurs offres d'emploi.
"Pôle emploi ne pourra pas tout traiter"
Selon Les Echos, les 320.000 chômeurs qui devraient bientôt être suivis par des opérateurs privés de placement se divisent en deux grands lots principaux : d'une part, 150.000 licenciés économiques, parmi lesquels tous les bénéficiaires de la convention de reclassement personnalisé ainsi que des personnes concernées par un contrat de transition professionnelle, dans les 40 bassins d'emploi où il va être mis en oeuvre ; d'autre part, 170.000 chômeurs menacés par le chômage de longue durée.
La solution ne suscite par l'enthousiasme des syndicats. Une évaluation de la qualité des opérateurs a été réclamée par plusieurs administrateurs syndicaux. La CGT, FO et la CFTC veulent davantage de moyens humains pour Pôle emploi, et certains une pause dans la fusion ANPE/Assedic. Mais, a déjà souligné le président de l'organisme, Dominique-Jean Chertier (Medef), "Pôle emploi ne pourra pas tout traiter".
Retour MYTF1
Tentative de suicide au Pôle Emploi d'Ajaccio
Chargement en cours...




