© TF1-LCILes discussions ont repris mercredi pour les salariés Michelin de Montceau-les-Mines, après une soirée agitée. La préfecture a désigné un médiateur, qui a commencé son travail dans l'entreprise quelques heures après la fin de la séquestration de quatre cadres. Ces derniers, parmi lesquels le directeur de l'usine, avaient été retenus jusqu'après minuit et demi, et les salariés massés devant l'usine leur avaient fait une haie d'honneur ironique lors de leur sortie, en leur tournant le dos. "Le conflit n'est pas terminé", souligne Alexandre Piazzolla, délégué du syndicat SUD, dans l'attente des "résultats" de la médiation voulue par l'intersyndicale CGT-SUD.
A l'origine de la crise : les procédures disciplinaires décidées à l'encontre de deux salariés qui refusaient de travailler. Les syndicats réclament la levée des sanctions, à savoir une mise à pied de deux jours à l'encontre d'un CDD ayant refusé d'utiliser des machines au maniement desquelles il n'était pas formé, selon la CGT, et un employé convoqué pour un entretien préalable au licenciement, dont les syndicats disent ignorer le motif précis.
Un contexte social tendu chez Michelin
Si elle porte sur des cas individuels, cette séquestration s'inscrit néanmoins clairement dans un contexte social tendu chez Michelin, un mois après l'annonce par le groupe d'une suppression de 1093 postes dès 2010, l'usine de Montceau-les-Mines étant concernée pour 477 postes sur 1400.
Alexandre Piazzolla évoque ainsi la "grosse colère des salariés" depuis l'annonce du plan de restructuration du groupe Michelin. Michelin a annoncé le 17 juin la suppression de 1.093 postes dès 2010 et la fermeture de l'usine de Noyelles-lès-Seclin (276 postes) près de Lille, promettant toutefois qu'il n'y aurait "aucun licenciement". Outre le site de Montceau-les-Mines, celui de Tours est visé par 340 suppressions de postes sur 1300.
D'après agence
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