Après la séquestration, on négocie

le 22 juillet 2009 à 07h12 , mis à jour le 22 juillet 2009 à 10h25

Pour protester contre les sanctions visant deux salariés, les employés du site de Montceau-les-Mines ont retenu quatre cadres plusieurs heures. Les discussions ont repris mercredi matin.

Michelin © TF1-LCI

Les discussions ont repris mercredi pour les salariés Michelin de Montceau-les-Mines, après une soirée agitée. La préfecture a désigné un médiateur, qui a commencé son travail dans l'entreprise quelques heures après la fin de la séquestration de quatre cadres. Ces derniers, parmi lesquels le directeur de l'usine, avaient été retenus jusqu'après minuit et demi, et les salariés massés devant l'usine leur avaient fait une haie d'honneur ironique lors de leur sortie, en leur tournant le dos. "Le conflit n'est pas terminé", souligne Alexandre Piazzolla, délégué du syndicat SUD, dans l'attente des "résultats" de la médiation voulue par l'intersyndicale CGT-SUD.

A l'origine de la crise : les procédures disciplinaires décidées à l'encontre de deux salariés qui refusaient de travailler. Les syndicats réclament la levée des sanctions, à savoir une mise à pied de deux jours à l'encontre d'un CDD ayant refusé d'utiliser des machines au maniement desquelles il n'était pas formé, selon la CGT, et un employé convoqué pour un entretien préalable au licenciement, dont les syndicats disent ignorer le motif précis.

Un contexte social tendu chez Michelin

Si elle porte sur des cas individuels, cette séquestration s'inscrit néanmoins clairement dans un contexte social tendu chez Michelin, un mois après l'annonce par le groupe d'une suppression de 1093 postes dès 2010, l'usine de Montceau-les-Mines étant concernée pour 477 postes sur 1400.

Alexandre Piazzolla évoque ainsi la "grosse colère des salariés" depuis l'annonce du plan de restructuration du groupe Michelin. Michelin a annoncé le 17 juin la suppression de 1.093 postes dès 2010 et la fermeture de l'usine de Noyelles-lès-Seclin (276 postes) près de Lille, promettant toutefois qu'il n'y aurait "aucun licenciement". Outre le site de Montceau-les-Mines, celui de Tours est visé par 340 suppressions de postes sur 1300.

D'après agence

le 22 juillet 2009 à 07:12
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

7 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Sylvain, le 22/07/2009 à 13h06

    @ celece de toulouse, Je pense qu'avant de décider de fermer complètement ce site, Michelin aurait pu réfléchir a une reconversion possible. Or la ils ont choisi a mon avis la solution la plus facile pour eux (je parle de la direction).

  • Celece, le 22/07/2009 à 11h47

    Au vu du commentaire de Sylvain, je voudrais apporter une petite précision. En France à ce jour syndicalistes et partis de Gauche confondent la notion de groupe et d'entreprise. Un groupe est un ensemble d'entreprises et une entrerpsie est une partie d'un groupe. Alors oui certe Michelin fait des bénéfices, mais cela n'empèche pas que dans le groupe certaines entreprises ne soient pas rentables. Il faut donc licencier, car conserver systématiquement des entreprises déficitaires dans un groupe conduit forcément au démentellement de celui-ci. Alors ne croyez vous pas qu'il vaut mieux sacrifier 477 emplois, pour en sauver 20 fois plus ?

  • Sylvain, le 22/07/2009 à 10h58

    Je suis désolé de vous contredire mais la violence des actions syndicales est en àdequation avec la violence de certaines directions qui au mépris de leur salarié privilégie toujours les benefices de leurs actionnaires. Si il faut condamner pénalement ces actes syndicalistes il faut aussi condamner pénalement les décisions des entreprises qui décident de fermer alors qu'ils sont largement bénéficiaires.

  • Jacques, le 22/07/2009 à 10h24

    @ Natlyon, Lyon : vous avez parfaitement résumé ce qu'est le métier de 90% des cadres en France en 2009 ! Et après, on traite les cadres de nantis en ne les résumant qu'aux patrons et autres dirigeants ! La France va bien mal !

  • Natlyon, le 22/07/2009 à 09h16

    Mon mari est cadre dans une société d'informatique, il fait 60 h par semaine (8h-20h 5/7 plus des déplacements et du boulot ramené à la maison), sa boite vient de licencier 3 employés ET IL N'A PU RIEN FAIRE !!!! Arrêtez de taper sur les cadres bon sang ! Le salaire de mon mari : 2100 euros net POUR PLUS DE 60 HEURES, ramenez ça à l'heure ça fait à peine plus que le smic.

  • Jacques, le 22/07/2009 à 09h02

    Après, on s'étonne de la fuite des cerveaux à l'étranger : sous-payé par rapport au reste du monde, séquestré par des employés le tout sans aucune poursuite judiciare, emploi des cadres au point mort. Ce genre de comportement irresponsable aura des conséquences à terme : les entrepreneurs fuyeront encore plus la France, d'autant qu'en France, on peut menacer de faire sauter une usine en toute légalité.

  • Claude, le 22/07/2009 à 07h49

    C'est Toujours la cgt qui est derrière ces actions.. que veulent-ils? mettre les entreprises déjà en difficulté en faillite totale? l'exhortation à la contestation et à l'indiscipline dans les entreprises est inacceptable, sans règles et sans ordre, si chacun conteste les ordres de la direction,ils vont droir à la cata, il n'y à qu'à voir la pagaille dans le service public!

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience