Le logo de la société JLG. © DRUne prime à la menace ? En tout cas, c'est la troisième entreprise où des salariés utilisent cette méthode en France. Les salariés de JLG qui menaçaient de détruire quatre nacelles élévatrices, ont obtenu la prime de 25.000 ou 30.000 euros qu'ils demandaient pour 53 d'entre eux visés par un plan de licenciement. Cet accord devait être soumis vendredi matin aux salariés en grève depuis près de trois semaines sur les trois sites de Tonneins et de Fauillet (Lot-et-Garonne), où sont fabriqués les nacelles élévatrices
L'accord a été signé dans la nuit à JLG après une réunion de plus de sept heures à la mairie de Tonneins. Les 53 salariés concernés se voient octroyer une prime de 25.000 euros avec un
congé de reclassement ou 30.000 euros s'ils refusent ce congé. "Il est regrettable qu'il ait fallu tant de temps pour aboutir. Si la direction l'avait voulu on aurait pu éviter un conflit social aussi dur", a déclaré le secrétaire du comité d'entreprise. Les grévistes demandaient à l'origine une prime de 50.000 euros en plus des indemnités obligatoires. Mercredi matin, les salariés avaient installé les quatre nacelles élévatrices, d'une valeur globale estimée à 250.000 euros, sur le parking de l'usine de Fauillet et les avaient entourées de palettes de bois et de bouteilles de gaz. Après une réunion à la préfecture jeudi matin, ils avaient levé leur dispositif en fin d'après-midi, rangé les bouteilles et rentré les nacelles dans l'usine en signe de bonne volonté.
De leur côté, les salariés de New Fabris, équipementier automobile de la Vienne, n'ont encore rien obtenu malgré une menace de destruction de leur usine avec un ultimatum à fin juillet. Ils veulent aussi une prime de 30.000 euros. Quant à l'usine Nortel France SA de Chateaufort (Yvelines), les négociations ont repris après la menace.
(D'après agence)
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