Sous la menace, les salariés obtiennent leur prime

le 17 juillet 2009 à 08h28 , mis à jour le 17 juillet 2009 à 09h04

Les salariés de JLG qui menaçaient de détruire quatre nacelles élévatrices, ont obtenu la prime de 25.000 ou 30.000 euros qu'ils demandaient pour 53 d'entre eux visés par un plan de licenciement. Cet accord devait être soumis vendredi matin aux salariés en grève depuis près de trois semaines sur les trois sites de Tonneins et de Fauillet (Lot-et-Garonne), où sont fabriqués les nacelles élévatrices.

Le logo de la société JLG.Le logo de la société JLG. © DR

Une prime à la menace ? En tout cas, c'est la troisième entreprise où des salariés utilisent cette méthode en France. Les salariés de JLG qui menaçaient de détruire quatre nacelles élévatrices, ont obtenu la prime de 25.000 ou 30.000 euros qu'ils demandaient pour 53 d'entre eux visés par un plan de licenciement. Cet accord devait être soumis vendredi matin aux salariés en grève depuis près de trois semaines sur les trois sites de Tonneins et de Fauillet (Lot-et-Garonne), où sont fabriqués les nacelles élévatrices
 
L'accord a été signé dans la nuit à JLG après une réunion de plus de sept heures à la mairie de Tonneins. Les 53 salariés concernés se voient octroyer une prime de 25.000 euros avec un
congé de reclassement ou 30.000 euros s'ils refusent ce congé. "Il est regrettable qu'il ait fallu tant de temps pour aboutir. Si la direction l'avait voulu on aurait pu éviter un conflit social aussi dur", a déclaré le secrétaire du comité d'entreprise.  Les grévistes demandaient à l'origine une prime de 50.000 euros en plus des indemnités obligatoires. Mercredi matin, les salariés avaient installé les quatre nacelles élévatrices, d'une valeur globale estimée à 250.000 euros, sur le parking de l'usine de Fauillet et les avaient entourées de palettes de bois et de bouteilles de gaz. Après une réunion à la préfecture jeudi matin, ils avaient levé leur dispositif en fin d'après-midi, rangé les bouteilles et rentré les nacelles dans l'usine en signe de bonne volonté.
 
De leur côté, les salariés de New Fabris, équipementier automobile de la Vienne, n'ont encore rien obtenu malgré une menace de destruction de leur usine avec un ultimatum à fin juillet. Ils veulent aussi une prime de 30.000 euros. Quant à l'usine Nortel France SA de Chateaufort (Yvelines), les négociations ont repris après la menace.

(D'après agence)

le 17 juillet 2009 à 08:28
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24 Commentaires

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  • Julien, le 18/07/2009 à 22h48

    Le plus effarant c'est l'absence totale de reaction des forces de l'ordre. Gouvernement, justice, Police, Armee... rien. Tous les symptomes d'un Etat completement deficient. Marrant la France. Ca parle de "social" tous les trois mots, mais au final c'est chacun pour soi. Ces prises d'otage, ces chantages font tellement de dommage a d'autres employes sur d'autres sites ailleurs en France qu'il ne faut vraiment penser qu'a sa gueule pour y avoir recours.

  • Bruno, le 17/07/2009 à 22h35

    De telles manieres ne vont pas inciter à venir investir en France pour relancer la machine... Pour ces pauvres personnes manipulées par des syndicats vereux, je leur souhaite vraiment du courage pour trouver du travail car leur CV ne sera pas tres vendeur..

  • Wanadur, le 17/07/2009 à 21h19

    Quand ils vont voir ce que les impôts vont leur prendre, ils vont être surpris...

  • Nicolas, le 17/07/2009 à 18h47

    Qu'ils profitent bien des 30.000 euros, car blacklistés comme ils vont l'etre, ils ne risquent pas de retrouver du boulot de sitot ...

  • Anne, le 17/07/2009 à 18h29

    Lamentable! Mais comment se fait-il que la France accepte de telles méthodes de voyous? Quel bel exemple pour la jeunesse. Et après on s'étonne des comportements de certains jeunes qui ne respectent rien. Après les usagers pris en otages, les patrons séquestrés, les bureaux saccagés, maintenant ce sont les outils de travail qu'on veut faire sauter? A quand le flingue sur la tempe... ou pire. Il n'y a qu'en France qu'on voit ce genre de pratiques et qu'en France que ça ne choque pas plus que cela. Ecoeurée.

  • Laurent, le 17/07/2009 à 16h35

    Gilles de Nantes, la délinquance financière (voir patronale) existe, alors cessez de nous faire croire que les patrons sont forcément honnêtes! Je peux vous sortir une palanquée d'exemples ou les procédures ne sont pas respectées par les patrons, notamment en matière de licenciements... Remettons les choses dans l'ordre: les salariés sont toujours la variable d'ajustement dans les entreprises "modernes", alors que l'écart entre le plus petit salaire et celui le plus fort n'a jamais été aussi élevé. Ne peut on pas imaginer qu'un jour, un patron renonce de lui même à ses avantages (primes, stock options...) voir même diminue son salaire volontairement de manière à préserver les emplois??????????? Si la réponse est non, alors que ce type d'actes continuent, je ne vois que ce moyen pour que le pot de terre puisse enfin parfois gagner face au pot de fer. A l'armée, c'est au plus gradé de montrer l'exemple à ses hommes, pourquoi ne serait-ce pas le cas en entreprise??

  • Waco, le 17/07/2009 à 14h45

    Corrigez votre titre svp ... ce n'est pas "Sous la menace" mais "Par la menace" !!!

  • Gilles, le 17/07/2009 à 12h56

    Et allez!! avant on prenait en otage les gens en les bloquant avec des barrages, ou on prenait carrément le patron en otage, maintenant l'ultimatum avec demande de rançon : "donnez nous tant ou on fait tout péter" Mais que va t'on inventer après si on laisse passer ça!!! C'est du terrorisme et rien d'autre. @pascal de vendome : je suis pas sur que les patrons aient employés des actes répréhensibles par la loi, c'est ça qui me dérangent le plus

  • Batboy, le 17/07/2009 à 11h22

    Félicitations!!!!! Fier d'être Tonneinquais, et de voir que des gens ne se laissent pas marcher sur les pieds par de grands groupes!

  • Karine, le 17/07/2009 à 11h17

    A lire certains commentaires, on est effarés. Messieurs les législateurs, brûlez donc le code du travail! Maintenant ce sont les salariés licenciés qui décideront de leur prime de licenciement! Bonjour les inégalités sociales entre salariés du privé! D'accord avec Natacha de St Quentin : si j'étais un employeur, je ne rependrais pas ces salariés dans ma société, dû à leur façon d'agir.

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