Jean-Claude Mailly © LCIForce ouvrière espère encore pouvoir faire reculer le gouvernement. Au lendemain du premier jour d'application de la nouvelle loi autorisant l'ouverture de certains commerces le dimanche, le secrétaire général du syndicat, Jean-Claude Mailly a annoncé sur RTL avoir saisi le Bureau international du travail (BIT). "Il y a une convention internationale du travail (...) sur le repos hebdomadaire, et nous considérons -c'est pour ça que nous avons fait les observations au Bureau international du travail- que la loi qui a été votée ne répond pas, ne respecte pas toutes les dispositions de cette convention", a-t-il déclaré.
"Les dérogations sont prévues dans le cadre de la convention internationale mais il y a des formes à respecter et on ne peut pas déroger de manière temporaire et pour n'importe quoi", selon M. Mailly. "Il y a toute une série d'activités -et personne ne remet en cause ça, y compris dans notre pays- qui ont des dérogations. Bien sûr, on parle tous des hôpitaux mais les hôtels cafés restaurants, les entreprises qui travaillent en continu. Ca, ce sont des dérogations possibles; mais ce n'est quand même pas vital d'aller acheter des meubles un dimanche", a-t-il noté.
Le 12 août, M. Mailly avait indiqué sur France 2 que FO ferait "des observations au Bureau international du travail" (BIT). "Si nous obtenons satisfaction (...) le gouvernement français sera bien obligé d'en tenir compte", avait-il précisé.
| La CGT pour une riposte juridique commune des syndicats |
La CGT a déclaré lundi qu'elle allait "contacter les autres organisations syndicales" afin d' "examiner unitairement tous les recours possibles" contre la nouvelle législation étendant l'ouverture des commerces le dimanche. Selon un communiqué, la loi qui a été validée pour l'essentiel par le Conseil constitutionnel "permet aux entreprises d'opposer les générations entre elles pour déstructurer la société dans ce qu'elle garde comme valeur de solidarité, de complémentarité". "La démonstration est faite que l'unique objectif de cette loi vise à accroître une individualisation des salariés. Elle n'a pas vocation à répondre aux attentes, mais de forcer à de nouveaux modes de vie", ajoute la CGT, réclamant "l'abrogation" du texte. |
(D'après agence)
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