Démission des dirigeants pour la France

le 06 août 2009 à 16h35 , mis à jour le 07 août 2009 à 09h10

Molex

Une quarantaine de salariés réunis en assemblée générale devant l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn, près de Toulouse, ont voté jeudi après-midi à l'unanimité pour la reprise du travail. A la suite de ce vote, ils ont été empêchés d'entrer dans l'usine par les vigiles de la direction. "Il faut qu'on vote la reprise du travail pour prouver qu'on veut travailler et qu'on ne peut pas. Le jour où ils auront débloqué le site, on pourra se remettre en grève", avait déclaré le secrétaire du comité d'entreprise, Denis Parise (CGT), avant le vote.

Les salariés ont fait constater par huissier de justice, à l'issue de ce vote, que l'entrée du personnel et des élus du CE, était interdite par des vigiles placés devant l'entreprise par la direction de Molex. L'usine, bloquée par les salariés et dont la production est paralysée depuis le 7 juillet, a été fermée mercredi soir "pour garantir la sécurité des employés (administratifs non grévistes) et des vigiles de l'usine après qu'un salarié et  deux gardes eurent été blessés (mardi) dans un incident violent sur le site",  selon la direction de Molex.

Les Américains  veulent reprendre la main

Les salariés rejettent cette version, évoquant une simple bousculade au  cours de laquelle des oeufs ont été projetés sur le directeur du développement  de Molex et ses gardes du corps lors de leur sortie de l'usine mardi soir. La direction fait aussi état de dégâts matériels et critique violemment la police française pour sa "passivité". La fermeture de l'usine est prévue pour fin octobre mais le personnel espère une réindustrialisation du site, à condition que Molex cède l'outil de production, ce que refuse le groupe américain qui a construit une usine identique aux Etats-Unis pour y délocaliser sa production.

L'usine de l'équipementier est désormais gérée depuis le siège de Molex aux Etats-Unis, a annoncé jeudi Marcus Kerriou, qui a démissionné de son poste de co-gérant du site, tout comme l'autre co-gérant de la société, William Brosnan. "Je reste cependant impliqué sur le site de Villemur dans le cadre de mes attributions de vice-président des relations humaines pour Molex en Europe", a souligné le responsable, qui avait été retenu contre son gré par les salariés, pendant 24 heures en avril. "Les collègues aux USA prennent les rênes (...) La direction est extrêmement mécontente quant à la situation (à Villemur), même si ce n'est pas dû à notre travail", a ajouté Marcus Kerriou.

D'après agence

le 06 août 2009 à 16:35
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14 Commentaires

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  • Denis, le 09/08/2009 à 18h50

    A Mary de Angers: en Allemagne la productivité aussi bonne qu'en France mais en plus la durée du travail est de 39 heures, partant de cela les négociations salariales sont plus simples, menées d'ailleurs par des syndicats bien plus performants et intelligents que les notres, résultat le taux horaire est supérieur à celui des français. Quant aux prix des produits, il n'est pas vrai de généraliser qu'ils soient inférieurs aux notres, si on fait une moyenne c'est presque identique. Pour l'Eldoraro il faut aller en Norvège, 32 heures par semaine en moyenne et des salaires net mensuels supérieurs à ceux pratiqués en France dans beaucoup de professions, l'une de recettes est l'assiduité, il y a (proportionnellement au nombre de salariés) 11,5 fois moins d'arrêt maladie.

  • MARY, le 08/08/2009 à 10h30

    Je ne connais pas, comme presque tout le monde, les tenants et aboutissants de cette fermeture. Les américains rapatrient leurs sites de production chez eux mais n'oubliez pas que de plus en plus de dirigeants français (surtout PME/PMI) font de même. J'ai déjà vu quelques reportages à la télé où ils en avaient assez de la maigre qualité de certains produits fabriqués par le pays le plus peuplé du monde quand ce n'était pas carrément la commande qui ne correspondait pas. Vous commandez du vert, on vous livre du bleu ou alors un certain dessin et c'en ait un autre !! Les délais de livraison aussi étaient quelquefois très fantaisistes. Oui le salaire minimum américain est plus élevé que le nôtre mais comment font-ils pour produire, souvent, moins cher que nous ? Leur système de protection sociale est sérieusement différend du nôtre, pour la retraite c'est la même chose et on ne parle pas des impôts. Deux de nos enfants travaillent et on maintenant la nationalité américaine. Les cotisations sociales, les cotisations retraite et les impôts sur le revenu représentent environ 24/25 % de leur salaire mensuel. Par contre, ils vivent comme nous leur avons appris en mettant une poire de côté pour la soif. C'est pareil en Allemagne, les salaires minimum sont plus élevés que chez nous et les produits moins chers. Chercher l'erreur !

  • Arnaud, le 08/08/2009 à 01h03

    Continuez comme ça! Bientôt plus personne ne voudra investir ou créer des emplois en France

  • Julien, le 07/08/2009 à 17h29

    Tiens tiens, on apprend qu'ils delocalisent en fait aux USA...ou la main d'oeuvre n'est pas moins chere qu'en France. Alors, ce sont toujours les petits Chinois a 1euro de la journee qui volent nos emplois, ou la CGT qui fait fuir les employeurs etrangers de France??

  • Jean, le 07/08/2009 à 12h15

    "une simple bousculade au cours de laquelle des oeufs ont été projetés sur le directeur"... bon, c'est quand même limite d'appeler ça une "simple bousculade"...

  • Knky, le 07/08/2009 à 07h18

    Il fait pas bon habiter Clermont Ferrand .... si l'on en croit Gilles et Gérard !!! c'est vrai qu'il vaut mieux attendre sagement d'être mis dehors comme des mal-propres alors qu'il faudrait peut-être rappeler que ce sont les ouvriers qui font la richesse des entreprises et par là même de ses dirigeants ... chacun choisira son camp

  • Antonio, le 07/08/2009 à 05h50

    Pour Thomas : dans un conflit social, les décisions sont prises à l'unanimité de la minorité des meneurs. On ne se pose jamais la question du quorum.

  • Guy, le 06/08/2009 à 21h51

    Apparemment, Alain de Paris vient de découvrir que les blocages d'usines étaient une atteinte à la liberté du travail ! ! Espérons qu'ils s'en souviendra dès que la direction aura libéré l'accès et que les salariés remettront aussitôt en place leurs piquets de grève ! ! Sans rancune.

  • Thomas, le 06/08/2009 à 21h06

    "Une quarantaine de salariés réunis en assemblée générale" dites vous ? Une quarantaine ? Où étaient les autres ? Pour qu'une AG soit valide, il faut un certain quitus. Je doute qu'une quarantaine de personnes soit suffisante pour que l'AG puisse être prise en compte

  • Chpapate, le 06/08/2009 à 20h36

    Des agents de sécurité qui interdisent l'entrée aux grévistes.depuis quand ont ils le droit de se meler à un conflit social? ils n'ont aucun droit

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