
Résultats "record" de Molex: Estrosi veut sévir
Christian Estrosi demande à Renault et PSA de cesser tout "échange commercial" avec l'équipementier automobile américain, qui refuse de financer le plan social de son usine française fermée en 2009, malgré des bénéfices "record" au troisième trimestre.
Publié le 27/10/2010
Molex: les représentants du personnel "lâchés" par le gouvernement
Le ministère du Travail a accepté le licenciement "pour motif économique" des représentants du personnel de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), malgré le refus de l'inspection du travail.
Publié le 26/03/2010
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| Ce qu'il s'est passé |
La justice met du baume au cœur aux employés de Molex. Le juge des référés du Tribunal de grande instance de Toulouse a rejeté la demande de l'équipementier automobile américain Molex de fermer provisoirement l'usine de Villemur-sur-Tarn et ordonné aux représentants du personnel de faire "cesser les entraves à la liberté du travail".
Dans son ordonnance de référ, le juge rejette la demande de la direction de Molex d'autoriser la fermeture de l'usine "par mesure de sécurité", la considérant "sans intérêt" puisqu'elle a fermé le site le 6 août et qu'elle "ne s'explique pas en quoi la fermeture du site est nécessaire pour vérifier les systèmes électriques et d'incendie (...)". La direction de Molex avait demandé jeudi dernier au juge des référés d'autoriser une fermeture provisoire "par mesure de sécurité, le temps de faire un état des lieux".
Marcus Kerriou, qui a démissionné jeudi de son poste de co-gérant du site, a toutefois assuré mardi que "le site reste fermé". "Cette mesure temporaire reste en place. Nous considérons que nous ne sommes pas en mesure d'assurer la sécurité des personnes et des biens", a-t-il dit.
"Expulsion immédiate"
Par ailleurs, le juge des référés "ordonne" à 4 représentants du personnel, dont le secrétaire du Comité d'entreprise Denis Parise (CGT), de "cesser et faire cesser immédiatement et sans délai les entraves à la liberté du travail, à la libre circulation des biens et à la liberté du commerce, de l'industrie et de la propriété, par occupation des accès aux sites" de l'entreprise Molex Automotive.Il "ordonne en conséquence l'expulsion immédiate et sans délai, y compris avec le concours de la force publique si besoin est, de toute personne perturbant les accès aux entrées et sorties du site et établissements de la société Molex Automotive". "Nous sommes satisfaits de la décision du juge qui confirme notre demande d'expulsion de toute personne qui perturbe les accès du site. C'est un gain de cause sur la décision de faire lever le blocage", a déclaré Marcus Kerriou. De son côté, Denis Parise (CGT), secrétaire du Comité d'entreprise, a estimé que "cette décision veut dire qu'on peut rerentrer chez nous (dans l'usine). C'est à la direction d'ordonner aux vigiles de quitter les lieux".
L'avocat du Comité d'entreprise, Me Jean-Marc Denjean, avait estimé à la sortie du tribunal que cette ordonnance montrait que la décision de la direction de Molex de fermer le site situé près de Toulouse était "illégale", parlant de "bérézina judiciaire" pour la direction. La fermeture définitive de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn (283 emplois), bloquée par les salariés et dont la production est paralysée depuis le 7 juillet, est prévue pour fin octobre, mais le personnel espère une réindustrialisation du site. Les salariés en grève avaient voté jeudi dernier pour la reprise du travail mais ils avaient été empêchés d'entrer dans l'usine par des vigiles de la direction. "L'usine n'est pas viable. La fermeture reste programmée pour fin octobre", avait réaffirmé Marcus Kerriou. La direction de Molex aux Etats-Unis a décidé de reprendre le "management direct" de l'usine de Villemur.
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