Sans prime de départ, ils menacent de polluer la Seine

Par L.D., le 20 août 2009 à 08h49 , mis à jour le 20 août 2009 à 19h27

Une soixantaine de salariés de l'usine de transports Serta à La Vaupalière, près de Rouen, menacent depuis mercredi soir de déverser 8000 litres de dodecylphenol, un produit hautement toxique, dans un affluent de la Seine.

La Seine fleuveImage d'archives © TF1

Face aux licenciements, ils sont prêts à aller jusqu'au bout. Une soixantaine de salariés de  l'usine de transports Serta à La Vaupalière, près de Rouen, menacent depuis mercredi soir de déverser 8000 litres de dodecylphenol, un produit hautement toxique, dans un affluent de la Seine.

Selon France Info qui relate l'information jeudi matin, ces chauffeurs routiers abandonneront leur menaces à la seule condition qu'une prime de départ de 15.000 euros soit versée aux 250 employés menacés par un plan social. "Si nous n'obtenons pas des primes de départ décentes, on en sera réduit malheureusement à ouvrir des bidons et à déverser les contenus dans les égouts. Nous avons dans notre cours des canalisations qui vont directement dans des petits ruisseaux qui se jettent dans la Seine. Ça va être dramatique", déclare ainsi le délégué syndical CFDT. "Mais c'est moins dramatique que 230 personnes licenciées et sacrifiées", poursuit le syndicaliste.

La préfecture étudie le dossier

Selon lui, la situation de l'entreprise s'est dégradée depuis le rachat de l'entreprise en 2006 par une holding financière. Une dégringolade par ailleurs accélérée par la crise. En février 2008, le directeur général  démissionne même du jour au lendemain. "Entre octobre 2007 et mai 2008, on peut dire que nous n'avons pas eu de hiérarchie. Les 230 salariés se sont débrouillés alors tout seuls pour faire tourner la boutique", raconte le délégué CFDT, interrogé par Le Parisien.

Le tribunal de commerce d'Evreux a examiné jeudi après-midi le cas de l'entreprise, et mis en délibéré au 27 août sa décision sur une liquidation judiciaire ou une reprise. Deux offres ont été déposées, mais "les salariés ne veulent pas des repreneurs", a ajouté le syndicaliste. La préfecture de Seine-Maritime, elle, a indiqué qu'elle "étudiait le dossier".

Par L.D. le 20 août 2009 à 08:49
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

90 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Antonio, le 23/08/2009 à 08h36

    Qu'en pensent les Verts réunis en congrès à Nîmes. Monsieur Bové est-il solidaire de ces actions ou de ces intentions ?

  • CUNEGONDE02, le 21/08/2009 à 11h12

    C'est triste, encore un plan social mais ce n'est pas une raison pour avoir de telle pratique. Vouloir polluer un fleuve c'est un délit très grave, ont-ils pensé aux conséquences ! quelle tristesse, maintenant tout est bon pour obtenir de l'argent. En plus il y a des repreneurs potentiels mais ces messieurs ne "veulent pas travailler avec eux" enfin que veulent-ils, ils ont la possibilité de sauver leur emploi. Et même s'ils obtiennent leurs 15000 euros ils n'auront plus de travail pour autant et pour en retrouver actuellement ce n'est pas simple. Je pense que la bétise humaine n'a plus de limite, quel dommage!!!!!!!!!

  • Antonio, le 21/08/2009 à 06h32

    Chacun sait que de telles menaces demeurent impunies et procurent une prime extra légale de 30000 euros. Pourquoi se priver.

  • Mz, le 20/08/2009 à 23h17

    En 2 ans les salariés qui faisaient tourner la boutique eux même l'on coulé! Beau résultat pour des gens qui pensent mériter entre 15000 et 100000? chacun. Les patrons tant décriés seraient ils indispensables finalement? Qt à polluer un fleuve, c'est un délit très grave dont la seule menace justifie une garde à vue immédiate des employés!

  • Flo, le 20/08/2009 à 18h40

    Je n'ai plus de job, je tue les poissons, il ne me reste plus rien à faire si je suis pécheur.

  • Alain, le 20/08/2009 à 18h08

    La betise des gents ne s arretera donc jamais ces perçonnes ne sont pas tres inteligentes

  • Censeur, le 20/08/2009 à 18h07

    Cela suffit et il ne faut pas ceder au chantage. quelle que soit la detresse comprehensive de ces HOMMES rien ne les autorisent à recourir à de telles" folies".En consequence ne pas ceder ...ils polluent ...et la justice les enverra mediter en prison. Aussi à eux de trouver d'autres moyens plus acceptables

  • Jacques, le 20/08/2009 à 18h06

    Voilà le résultat du laxisme des affaires précédentes ! Et les politiques d'extrême gauche qui ne condamanient même pas ces actes, voilà où on en est avec des extrêmistes ! Et en toute impunité !

  • Flo, le 20/08/2009 à 17h48

    Je trouve le licenciement terrible pour les gens concernés, mais restons tous responsables de la nature simpement.

  • Vimal, le 20/08/2009 à 17h28

    Ce chantage est odieux et absurde. Il fait honte à la corporation des Routiers. Je ne comprends pas que l'Etat et surtout ses représentants (Préfets), ne saisissent pas la Justice pour "trouble à l'ordre public". La méthode Sarko qui consiste à intervenir sur tout et à faire de l'Etat un interlocuteur systématique, montre ses limites.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience