Image d'archives © TF1Face aux licenciements, ils sont prêts à aller jusqu'au bout. Une soixantaine de salariés de l'usine de transports Serta à La Vaupalière, près de Rouen, menacent depuis mercredi soir de déverser 8000 litres de dodecylphenol, un produit hautement toxique, dans un affluent de la Seine.
Selon France Info qui relate l'information jeudi matin, ces chauffeurs routiers abandonneront leur menaces à la seule condition qu'une prime de départ de 15.000 euros soit versée aux 250 employés menacés par un plan social. "Si nous n'obtenons pas des primes de départ décentes, on en sera réduit malheureusement à ouvrir des bidons et à déverser les contenus dans les égouts. Nous avons dans notre cours des canalisations qui vont directement dans des petits ruisseaux qui se jettent dans la Seine. Ça va être dramatique", déclare ainsi le délégué syndical CFDT. "Mais c'est moins dramatique que 230 personnes licenciées et sacrifiées", poursuit le syndicaliste.
La préfecture étudie le dossier
Selon lui, la situation de l'entreprise s'est dégradée depuis le rachat de l'entreprise en 2006 par une holding financière. Une dégringolade par ailleurs accélérée par la crise. En février 2008, le directeur général démissionne même du jour au lendemain. "Entre octobre 2007 et mai 2008, on peut dire que nous n'avons pas eu de hiérarchie. Les 230 salariés se sont débrouillés alors tout seuls pour faire tourner la boutique", raconte le délégué CFDT, interrogé par Le Parisien.
Le tribunal de commerce d'Evreux a examiné jeudi après-midi le cas de l'entreprise, et mis en délibéré au 27 août sa décision sur une liquidation judiciaire ou une reprise. Deux offres ont été déposées, mais "les salariés ne veulent pas des repreneurs", a ajouté le syndicaliste. La préfecture de Seine-Maritime, elle, a indiqué qu'elle "étudiait le dossier".
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