A Bandol, commune touristique, la majorité des commerces ouvrent le dimanche. Mais la situation est complexe et les avis sont partagés. © TF1/LCIVoulue à toute force par Nicolas Sarkozy, la loi étendant les possibilités de travailler le dimanche est désormais sur les rails: le Conseil constitutionnel l'a approuvée, à l'exception du statut dérogatoire qu'elle instaurait pour Paris.
Repos dominical : deux supérettes condamnées
Un G20 et un Shoppy du Marais ont été condamnées en référé cet été à Paris pour violation délibérée du repos dominical et priées de fermer l'après-midi sous peine d'une astreinte de 6.000 euros par infraction.
Publié le 13/09/2010
Pas d'extension de l'ouverture dominicale des commerce à Paris
Le Conseil de Paris a refusé lundi l'extension de l'ouverture des commerces le dimanche. Un refus dans lequel la droite a vu un combat d'arrière-garde allant contre l'emploi.
Publié le 07/06/2010
Travail le dimanche : la bataille de Paris
L'extension de l'ouverture dominicale des commerces est au menu ce lundi du Conseil de Paris, qui devrait se prononcer contre. Xavier Bertrand fustige le "dogmatisme" des socialistes parisiens.
Publié le 07/06/2010
Le texte en quatre articles - au départ, une proposition de loi du député UMP Richard Mallié -modifie le code du travail. Dans la plupart des communes, il maintient à cinq le nombre annuel de dimanches pour lesquels un maire peut demander des dérogations d'ouverture. Mais il élargit ces possibilités de dérogations aux zones et communes d'"intérêt touristique ou thermales". Là, tous les commerces de détail peuvent ouvrir le dimanche et donner un repos hebdomadaire par roulement au personnel. Les "contreparties", notamment de rémunérations, sont à négocier.
Victoire pour Sarkozy, le PS ne veut pas lâcher
La loi définit aussi des périmètres particuliers ("PUCE") au sein d'agglomérations de plus d'un million d'habitants (hors Lyon) où des dérogations temporaires de 5 ans, collectives ou individuelles, sont possibles, avec garantie de compensations en temps et en argent pour les employés. Ces inégalités de traitement entre les salariés des deux types de zone étaient dénoncées par les syndicats. CGT, CFDT, FO et CFTC ont marqué d'emblée leur "déception" après l'imprimatur des sages.
Le président Sarkozy avait, à maintes reprises, marqué sa volonté d'assouplir les restrictions au travail du dimanche. "C'est un projet politique, un marqueur", disait-il fin 2008 aux députés UMP, dont certains renâclaient. "Si je ne le fais pas, je serai comme tous les présidents qui ont cessé les réformes au bout de deux ans". Il peut donc être largement satisfait de la décision des sages, sauf pour Paris. Pour le PS, "loin de mettre fin à la controverse sur l'ouverture des magasins le dimanche, cette loi va multiplier les conflits juridiques et sociaux". "Nous continuerons d'être aux côtés des salariés, des organisations syndicales et des élus, qui ne veulent pas voir disparaître un des fondements de notre modèle social", a promis le premier parti d'opposition.
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