Image d'archives © TF1 Colère blanche à Strasbourg
Grève du lait, suite. Au lendemain d'une forte journée de mobilisation, le ministre de l'Agriculture a reçu samedi les producteurs de lait en colère. Bruno Le Maire s'est efforcé de les rassurer en leur proposant des "accords" avec les industriels "sous le contrôle" des pouvoirs publics afin de "garantir un revenu stable". "On ne les laissera pas dans un face à face avec les industriels", a-t-il promis. Les modalités de cette "participation des pouvoirs publics" seront fixées lors d'une rencontre le 1er octobre à laquelle est conviée toute la profession. Le ministre avait reçu les industriels vendredi, "une journée blanche" durant laquelle des millions de lait avaient été épandus par les producteurs en colère. "Je ferai tout en consultation avec l'Union européenne et ne ferai rien contre les règles européennes", a encore assuré Bruno Le Maire.
C'est un début mais ce n'est pas assez ont, en substance, estimé les syndicats. "Le ministre a abandonné la notion de contractualisation, c'est une première victoire", a réagi le secrétaire national de la Confédération paysanne, André Bouchut. "Le ministre a compris" qu'il doit trouver une "solution européenne", mais "les producteurs ne vont pas décider d'achever ce mouvement sur de simples déclarations", a déclaré se son côté François Lucas, président de la Coordination rurale. Et d'attendre que Nicolas Sarkozy monte "lui aussi au créneau et qu'il prenne conscience de la gravité de la situation".
Pour maintenir la pression de nouvelles actions sont prévues lundi. Durant cette journée, le ministre, qui a dit ne pas ménager ses efforts pour apporter des solutions aux éleveurs, tiendra une réunion avec les banques et les assureurs pour mettre au point des aides de trésorerie après avoir accordé mardi dernier une aide supplémentaire de 30 millions d'euros pour les filières d'élevage en difficulté. Parallèlement, le ministre veut réorganiser la filière en France et se battre pour obtenir une "régulation européenne" permettant de stabiliser le prix du lait et le revenu des agriculteurs. De leur côté, les éleveurs disent ne plus vouloir de "solutions franco-françaises" et exigent de Bruxelles un relèvement du prix payé et une réduction de 5% des quotas laitiers.
(D'après agences)
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