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La fin de l'aventure pour les Molex


le 17 septembre 2009 à 08h26 , mis à jour le 17 septembre 2009 à 08h26.
Temps de lecture
3min
Molex
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SocialLes salariés ont tenu une triste AG de fin de conflit après avoir accepté à contrecoeur les conditions du plan social. Les salaires d'août seront payés jeudi.

Après avoir accepté le plan de fermeture de leur usine de Villemur-sur-Tarn, les salariés de Molex ont tenu, mercredi après-midi, une assemblée générale pleine d'émotion et de tristesse. La direction du groupe américain s'est pour sa part déclarée "très satisfaite de ce dénouement" et son vice-président des ressources humaines pour l'Europe, Marcus Kerriou, a confirmé "le paiement dès jeudi des salaires à compter du 6 août". Molex refusait jusqu'ici ce paiement, ayant fermé "provisoirement" l'usine le 6 août par mesure de sécurité après une altercation entre dirigeants et salariés.

La direction espère en finir maintenant avec les volets judiciaires du conflit, notamment au tribunal des prud'hommes, qui doit se prononcer vendredi sur une plainte des salariés. "Les prud'hommes pourraient prendre acte que notre requête est devenue sans objet, je leur demanderai alors de statuer sur le règlement des frais de justice des salariés", a indiqué leur avocat, Me Jean-Marc Denjean.

"Ils ne veulent tout de même pas qu'on les aide à déménager"

Après onze mois de contestation du bien fondé de la fermeture de l'usine, les salariés de Villemur sont loin d'être réconciliés avec leur futur ex-patron dont ils dénoncent "le mépris pour les règles sociales françaises". Même s'ils ont cédé, laissant leur comité d'entreprise rendre, mercredi à 5 heures du matin, "l'avis motivé" indispensable au lancement des licenciements.

Le plan social prévoit notamment une indemnité plancher de 26.000 euros et une moyenne d'un mois de salaire par année d'ancienneté (soit une moyenne de 63.000 euros par personne). Lors de l'AG rendant compte des négociations, les 200 salariés présents sont restés très dignes, sauf à l'annonce de la création d'une "prime complémentaire de bonne fin de 3571 euros". Elle est conditionnée à ce "qu'aucun acte de violence physique, sabotage ou dégradation volontaire" n'ait lieu "jusqu'à la fin des transferts de production, machines et biens de la société". "Il suffit d'une personne, d'un acte et la prime saute pour tous", selon Marcus Kerriou. "Ils ne veulent tout de même pas qu'on les aide à déménager", a lancé un salarié. "Molex ne vit que par le chantage et le diktat", a commenté Me Denjean.

D'après agence

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  • Baron von bubba : En tout cas , il ne faut pas qu'ils se recyclent comme commerciaux les employés, parce que faire 11 mois de lutte pour obtenir seulement ça , il ne faut franchement pas être doué.Tu m'étonnes qu'ils soient contents les dirigeants dans 6 mois ils auront amortis les primes de licenciements.

    Le 17/09/2009 à 10h24
  • Fdd66 : Reprenez mes posts du début de cette affaire. Jamais une société américaine ne se pliera aux règles françaises, n'en déplaise aux syndicats qui le savent bien. Il reste le problème des indemnités obtenues. D'accord ce n'est pas rien mais encore faut-il qu'ils se tiennent à carreau. Comme toutes les greves, le salarié est toujours perdant et pendant ce temps, les entreprises étrangères travaillent. Je trouve que les meneurs dans ces affaires sont malhonnetes car eux sont super protègés. Entre parentèse, tous ceux qui vénéraient Mr OBAMA voient aujourd'hui la valeur de son " socialisme " qui s'arrête au porte monnaie. Et ne me dites pas qu'il n'y est pour rien quand vous trouvez que NSarkosy est respponsable.

    Le 17/09/2009 à 09h51
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