Bernard Thibault, le 28 avril 2008 © TF1/LCILa dernière journée de mobilisation inter-syndicale remontait au 13 juin. A partir du 7 octobre, six syndicats vont lancer un nouveau mouvement. C'est Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, qui, montant à la tribune d'un meeting régional de la CGT à Paris, a annoncé mardi ce projet de mobilisation nationale. Une action dont "les modalités seront à arrêter localement", a précisé par la suite le dirigeant cégétiste. Cette date du 7 octobre avait été proposée par la CGT début septembre aux autres organisations, car elle coïncidait avec la date choisie par la Confédération internationale des syndicats (CSI) pour défendre les salariés victimes de la crise et "combattre le dumping social à l'échelle internationale".
Bernard Thibault a fait cette annonce, au moment précis où les syndicats concernés (CFDT, CGT, CFE-CGC, FSU, Solidaires, Sud) se réunissaient au siège de la CFE-CGC à Paris sur la suite à donner aux manifestations du printemps. Deux confédérations, la CFTC et FO, ne participaient pas à la réunion : ils avaient invoqué des problèmes d'agendas pour expliquer leur absence.
Appel du pied à la CFTC et à FO
"Au stade actuel, il y a un accord des six organisations" en vue de "conjuguer leurs efforts pour des mobilisations le 7 octobre", a affirmé mardi Bernard Thibault, devant un parterre de militants CGT réunis au palais de la Mutualité. "Malheureusement, il n'a pas été possible d'avoir tout le monde autour de la table, la question se posera pour ceux qui n'ont pas participé (à la réunion mardi) de savoir ce qu'ils feront", a-t-il ajouté. Avant de souligner que s'ils décident de rejoindre le mouvement, "les autres organisations leur feront la place pour se joindre à la journée".
Après plusieurs journées similaires, la mobilisation avait paru s'essouffler lors de la dernière, en juin. Le patron de FO a ensuite mis en doute l'utilité de telles journées, qui visent à demander en général davantage de mesures sociales face à la crise. En revanche Jean-Claude Mailly a, dès la fin mars 2009, demandé une journée de "grève franche" en France, après deux journées surtout axées sur les manifestations, puis a insisté progressivement en ce sens lors des mois suivants, alors que d'autres confédérations y sont opposées. François Chérèque (CFDT) notamment s'est prononcé fin août contre une grève générale de 24 heures en estimant que celui qui romprait l'unité syndicale serait "désavoué par les salariés".
D'après agence
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