Image d'archives © TF1/LCILa ministre de l'Economie Christine Lagarde a renouvelé jeudi à Didier Lombard "sa pleine et entière confiance pour faire traverser à l'entreprise cette période difficile et douloureuse". Le PDG de France Télécom était reçu à Bercy, après la vague de suicides au sein de groupe. La ministre de l'Économie a indiqué, dans un communiqué, que Didier Lombard lui avait fait part de "renforcements du plan d'action" du groupe en réaction aux suicides récents.
France Télécom s'engage à "intensifier le dispositif mis en place pour prévenir tout nouveau suicide", à "lancer (...) le processus des Assises de la refondation" du groupe et à "accompagner les familles" par un dispositif de soutien. Le PDG de France Télécom a été mis en cause par les syndicats et par l'opposition de gauche qui a demandé sa démission après le 24e suicide d'un employé du groupe en 18 mois.
"Clients agressifs"
A son tour, le numéro 2 de France Télécom se retrouve sur le devant de la scène. Dans l'enregistrement d'une conférence téléphonique "entre l'état-major du groupe et les 400 plus hauts cadres de l'entreprise", que Capital s'est procuré, Louis-Pierre Wenes juge qu'il n'y a pas d'augmentation véritable du nombre de suicides chez France Télécom.
Dans cet enregistrement datant du 14 septembre (avant le 24e suicide), une responsable régionale s'alarme de l'explosion des demandes de résiliation "pour raisons éthiques". Selon elle, elles auraient "pratiquement doublé" en une semaine. Cette dirigeante fait aussi valoir que "les conseillers d'Orange sont interpellés par des clients agressifs, et ne savent pas comment leur répondre. Certains se sont entendus dire par des abonnés narquois : "Je ne vous en demande pas plus parce que sinon, vous allez vous suicider", lit-on dans l'article de Capital.fr. Louis-Pierre Wenes, le numéro 2 du groupe répond : "Un client m'appellerait pour me dire ça, j'aurais tendance à lui dire (...) que d'après ce que nous savons il n'y a pas d'augmentation véritable du nombre de suicides chez France Télécom, et que nous avons depuis plusieurs mois pris des mesures (...) pour faire face à ces drames".
Les six organisations syndicales de France Télécom ont appelé jeudi l'ensemble du personnel à deux journées d'actions, les 6 et 7 octobre, pour dénoncer le mal-être au travail et les 24 suicides qui ont endeuillés le groupe depuis plus de dix-huit mois. Les obsèques du salarié de 51 ans qui a mis fin à ses jours lundi ont eu lieu jeudi après-midi.
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