Des temps difficile pour les jeunes diplômés

le 02 octobre 2009 à 13h53 , mis à jour le 02 octobre 2009 à 13h56

Emploi plus difficile à décrocher, moins bien rémunéré, CDI plus rare : si les Bac+4 s'en sortent encore malgré la crise, la crise frappe aussi dans les rangs des jeunes cadres.

étudiants marches fac université ordinateur © Pierre-François Grosjean / France Télécom

Même en temps de crise, un diplôme reste une garantie non négligeable de s'insérer sur le marché du travail. Mais la dernière enquête de l'Apec (l'Association pour l'emploi des cadres), publiée vendredi et réalisée comme chaque année au printemps auprès d'un échantillon de 4000 jeunes, révèle les difficultés croissantes auxquelles sont confrontés les jeunes diplômés. Si la majorité des Bac+4 de la promotion 2008 (68%) occupaient un emploi au printemps 2009, trois débutants sur dix (32%) étaient toujours à la recherche d'un travail au bout de huit mois, contre moins de 25% avant la crise. Les conditions d'embauche ont également été "moins bonnes" que pour la promotion 2007 avec une rémunération médiane de 26.400 euros (contre 27.300 euros) et un nombre de CDI en baisse (54% en ont signé un, soit une baisse de 7 points). Et l'horizon est encore plus sombre : "La situation des jeunes diplômés est préoccupante et tout laisse penser qu'elle le sera plus encore pour la promotion qui va arriver sur le marché à la fin du premier semestre 2010", estime l'Apec.

Alors que le nombre des offres d'emplois cadres a chuté de -30% de janvier à août (le retournement est deux fois plus fort que lors des précédentes récessions), "les entreprises privilégient les candidats ayant 10 à 20 ans d'expérience au détriment des jeunes qu'il faut former et intégrer", a noté lors d'un point presse le directeur général, Jacky Chatelain. "Plus que jamais il faut se préparer tôt et la recherche de stage est encore plus stratégique", a-t-il ajouté, en annonçant un nouveau service en ligne gratuit de préparation à la recherche d'emploi et la tenue avant Noël de forums entreprises/jeunes diplômés dans huit grandes villes baptisés "Booster Tour".

Les diplômés d'écoles de commerce s'en sortent mieux

Toutes les disciplines étudiées ont été touchées. En revanche, par filière, les écoles de commerce et de gestion s'en sont mieux sorties, prenant la première place du classement avec 73% d'anciens élèves casés au bout de huit mois. Les universités demeurent "sensiblement moins bien loties". Plus "inhabituel", selon l'Apec, "les diplômés des écoles d'ingénieurs, même s'ils restent en bonne place, connaissent la plus forte baisse du taux d'emploi, en ligne avec la conjoncture dégradée dans l'industrie".

Les ingénieurs généralistes, métallurgie, mécanique et aéronautique, et les jeunes diplômés d'électronique et de productique, ont été le plus pénalisés, tout comme les jeunes diplômés de la finance. Les Bac+4 du secteur informatique, télécommunications et technologies multimédia sont en revanche relativement épargnés, tout comme les diplômés du secteur médical, pharmacie, paramédical, social.

D'après agence

le 02 octobre 2009 à 13:53
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14 Commentaires

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  • Julie, le 11/10/2009 à 23h16

    Je suis jeune diplomée depuis juillet et depuis l'obtention de mon diplome je n'ai pas arreter de chercher du travail!!! En restant sur internet a postuler a des annonce en adéquation avec mon profil de jeune diplomée... mais c'est tellement rares car la plupart des recruteur demande de l'experience... J'ai pris des journées entières à distribué des lettres en mains propres dans des entreprises, mais tjs la mm reponse pas assez d'experience!! Seule deux agences d'interim m'ont acceptées car les autres me disaientt la mm chose, pas assez d'experience alors mm si les agence d'interim s'y mettent où va le monde!!! Je suis égalemnt inscrite au pôle emploi et je voudrais signaler que j'ai travaillée tout l'été grâce a des emploi saisonnier que j'occupais depuis mes 18ans!!!malheuresement crise oblige et il ne me peuvent pas m'embaucher et cette premiere expérience ne suffit pas.. Alors qu'on arrêtent de dire que les jeunes se tournent les pouces, y'en a surement mais le gros problème vient de ce critère "EXPERIENCE Des fois je me dit que j'aurais du arrêter les études a la fin de la primaire, comme ca j'avais les bases neccésaires "lire écrire et compter" pour aller bosser et ainsi j'avais tte l'experience que les entreprises souhaitent d'un candidat!!! Oh et puis dernierement j'avais trouver un emploi, on m'vaait dit ok revenez demain pour signer le contrat et une heure aprés on ma dit que je ne correspondais plus au profil car je ne suis pas éligilble au cae classique, un contrat pour les "assiStés" comme dit Roger et je suis tt a fait d'accord avec lui!!

  • Coupdegrisou, le 05/10/2009 à 12h41

    Je suis dans une PME. Il y a certains étudiants en stage qu'on embauche à la fin de leurs études et certains qu'on est ravi de voir partir tellement ils se sont tourné les pouces pendant 10 semaines... Arrêtez de dire que c'est dur de trouver du travail, quand on cherche on trouve...

  • Clémentine, le 03/10/2009 à 17h04

    Certaines entreprises (ou grands groupes), à vouloir toujours gagner plus ... méprisent le recrutement des jeunes (diplômés ou pas d'ailleurs) ... qui pourtant sont l'AVENIR !. Ces mêmes jeunes, associés dès leur embauche à un quinqua, dans le cadre d'une transmission du savoir-faire (ce qui éviterait en même temps l'abattage massif des séniors) deviendraient très vite opérationnels ... donc "rentables" pour leur entreprise. En outre, les deux rémunérations confondues de ces binômes ne coûtent pas plus cher que les seules indemnités transactionnelles négociées pour virer les anciens ... comme quoi, embauche de jeunes et maintien dans l'emploi des moins jeunes n'est pas incompatible ! Si on le veut ...

  • Juliette, le 03/10/2009 à 13h57

    Si les jeunes diplomés avaient un peu moins peur de se fatiguer ils trouveraient plus facilement du boulot. Les employeurs ne recherchent pas un diplôme mais du courage ou une compétence.

  • Noémie, le 03/10/2009 à 00h45

    A Ben d'Orléans : si les entreprises cherchaient l'intérêt commun à long terme, ça se saurait (et on ne serait pas en crise, qui plus est). Mais il n'est pas question d'aller embaucher des jeunes qui coûtent cher tout de suite, ça baisserait le résultat et diminuerait le bonus des chefs. De toute façon, dans cinq ans ils auront changé de boîte. En plus embaucher des jeunes pour les former pour qu'il y ait ensuite des ingénieurs expérimentés sur le marché du travail, c'est prendre de gros risques. Car rares sont les cadres qui restent 40 ans dans la même entreprise. Et en début de carrière surtout, ils sont assez mobiles (pour acquérir une autre expérience, gagner en salaire ou en compétence, faire une expérience internationale, bâtir un projet familial en se rapprochant du conjoint...). Pourquoi former des jeunes qui ont des chances d'aller ensuite enrichir le concurrent, qui en plus n'aura pas dépensé un centime pour la formation de ces jeunes ?

  • Tiny, le 02/10/2009 à 15h51

    A Jean de Guerande, Pourquoi Roger devrait-il partir rejoindre son fils?? Si Roger est a la retraite et qu'il touche une pension j'imagine qu'elle doit etre mérité! Ce que veut dire Roger c'est que parfois il ne faut pas avoir peur de partir pour aguérir de l'expérience...Et certain préfère se plaindre plutot que de changer de ville san parler de pays, quand on est jeune et célibataire c'est une bonne expérience! Je parle en connaissance de cause car j'ai vécu 9 ans aux U.S et aujourd'hui je suis en Angleterre.

  • Michel, le 02/10/2009 à 15h43

    Avec un diplôme en poche un français réussit mieux à l'étranger, y compris l'U.E. qu'en France .

  • Titi, le 02/10/2009 à 15h34

    Alors Jean, on vient mettre son grain de sel?

  • Pierre, le 02/10/2009 à 15h08

    @ Roger de Sète : C'est le même système en Irlande, pays en très fort développement et dans à peu près tous les pays anglo saxons, pas besoin de traverser la Terre. Pour le sujet de façon plus général, c'est aussi un problème de filière bouchée qui existent depuis toujours. Enfin les entreprises sont marrantes, il faut avoir 5 ans ou d'expérience... mais comment les acquérir?

  • CAT, le 02/10/2009 à 15h03

    Roger a tout à fait raison : en France nous avons que des ASSISTES !!!!

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