Image d'archives © TF1/LCIDe plus en plus contesté au sein des syndicats, Didier Lombard l'est aussi désormais au sein du gouvernement. Récemment, Laurent Wauquiez a jugé "urgent" que France Télécom "se retrousse les manches" et que le PDG "aille à la rencontre de ses salariés". Ce dernier sera d'ailleurs auditionné début novembre par l'Assemblée nationale. Cette semaine, Xavier Darcos a demandé des négociations plus rapides et Nicolas Sarkozy a regretté que "certaines entreprises" aient "oublié la qualité des relations sociales".
France Télécom : Didier Lombard jette l'éponge
L'ex-PDG de France Télécom, dont le maintien au sein du groupe comme conseiller spécial suscitait la polémique, annonce mercredi qu'il quitte l'entreprise.
Publié le 02/03/2011
France Télécom: Lombard reste conseiller, les syndicats "choqués"
Les syndicats ont été furieux d'apprendre jeudi que l'ex-PDG continuerait d'exercer un rôle de conseiller. Ils dénoncent une manoeuvre pour lui permettre de bénéficier de 700.000 stock-options.
Publié le 24/02/2011
France Télécom : deux nouveaux suicides
Deux salariés se sont donnés la mort cette semaine hors de leurs lieux de travail. "L'entreprise est sous le choc", déclare la direction qui ne privilégie aucune hypothèse pour le moment.
Publié le 12/02/2010
Il faut dire que le 25e suicide d'un salarié chez France Télécom, malgré l'annonce par la direction et le gouvernement de plusieurs dispositifs pour répondre au profond malaise dans l'entreprise, pose la question de savoir comment le groupe peut assainir sa situation de travail. "Plus que jamais, il faut que nous accélérions l'ensemble des mesures" afin de "sortir de cette spirale infernale", a déclaré jeudi soir Didier Lombard, en déplacement à Lannion. Il avait déjà fait une déclaration similaire mi-septembre, en présentant, avec Xavier Darcos, les premières mesures pour enrayer la souffrance au travail après une série de suicides durant l'été.
Les salariés ne doivent pas croire "qu'on ne les aime plus"
Mais le PDG de France Télécom, dont la gestion est mise en cause face à la vague de suicides qui frappe l'entreprise, exclut de démissionner. "Ce n'est pas quand le bateau est dans la tempête que le capitaine quitte le navire. Je dois l'amener à bon port, à un état d'entreprise humaine et prospère", déclare Didier Lombard dans une interview au Figaro. "Tout ne peut pas changer en une semaine, mais d'ici deux mois la situation devrait être plus sereine", assure-t-il encore. Cette déclaration se double d'un appel aux salariés, qu'il décrit comme "impliqués, motivés, dévoués. En dépit de la crise que nous traversons, ils travaillent, l'entreprise tourne". Pourtant, analyse Didier Lombard "cet attachement viscéral à France Télécom fait aussi que certains attendent tout de l'entreprise, qui devient comme une grande famille où tout prend un tour affectif. Or, ils ont tort de penser qu'on ne les aime plus : tout ce qu'on fait vise justement à permettre de les garder tous".
Rappelant la série de décisions et d'actions que le groupe est en train de mettre en place pour faire face au malaise dans l'entreprise, le patron de France Télécom estime que "si les salariés sont heureux, toute l'entreprise sera gagnante au final".
Depuis que la hiérarchie de France Télécom a reconnu la hausse du nombre de suicides dans les rangs du groupe, ont été annoncés la création d'un numéro vert avec des "psychologues", le recrutement de médecins du travail et de DRH de proximité en plus, et la suspension des mobilités forcées de salariés, d'abord jusqu'au 31 octobre, puis jusqu'au 31 décembre. Autre mesure, encouragée par le gouvernement : l'ouverture de négociations sur le stress. Reste que ce 25e décès en moins de deux ans, selon un décompte syndical, a relancé la crise. Vendredi, les salariés de Lannion ont défilé silencieusement, et des dizaines de rassemblements ont eu lieu dans toute la France, selon la CGT.
D'après agence
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