Encore un directeur retenu

le 05 octobre 2009 à 22h07 , mis à jour le 06 octobre 2009 à 07h46

Les salariés grévistes de l'usine de Rohm and Hass à Semoy, dont la fermeture est prévue fin 2010, réclament 100.000 euros par personne.

Rohm and Hass Photo du site de Rohm and Hass dans le Loiret (sur le site de la CGT Dreux) © DR

                                                                           

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Le directeur de l'usine Rohm and Hass, appartenant au groupe américain Dow Chemical (industrie chimique) et situé à Semoy, dans le Loiret, est retenu sur place depuis lundi après-midi par les salariés, a indiqué le comité d'entreprise. Le directeur s'apprêtait à passer la nuit dans l'usine, selon une source syndicale. "Une vingtaine de salariés va rester sur place cette nuit. Tout se passe dans le calme. Le directeur reste dans son bureau. Nous n'avons pas eu de discussion avec lui depuis le début de l'opération", a déclaré lundi soir à l'AFP Christian Herpin, délégué syndical CFDT.
 
Les salariés espèrent la venue mardi du PDG France du groupe américain, a ajouté le délégué syndical. "Nous sommes en grève, l'usine est fermée. Le directeur peut sortir de son bureau, aller où il veut mais il ne peut quitter le site", avait indiqué auparavant à l'AFP, Martine Filippini, secrétaire du comité d'entreprise. L'usine, qui emploie 97 personnes, est spécialisée dans la fabrication d'adhésifs spéciaux pour l'automobile et l'emballage. Sa fermeture est prévue fin 2010. "Nous protestons contre la fermeture du site, d'autant que des experts ont montré qu'il est rentable. C'est notre première revendication. Ensuite, nous demandons une prime préjudice spéciale Semoy. Il y a des suppressions de postes sur d'autres sites mais une seule fermeture d'usine, la nôtre", avait-elle expliqué.
 
Les salariés, qui demandent "100.000 euros par personne", avaient donné jusqu'à lundi après-midi à leur direction pour faire connaître sa réponse. "Le directeur, Christian Siest, nous a dit que la direction voulait discuter mardi à Paris. Nous, on veut une réponse tout de suite", avait ajouté Mme Filippini. Les salariés avaient bloqué l'usine pendant douze jours cet été, toujours pour protester contre sa fermeture et réclamer un meilleur plan social. Le groupe américain a annoncé mi-juillet la fermeture de l'usine de Semoy dans le cadre d'une restructuration de ses activités en France. Une dizaine de personnes, attachées à des postes administratifs, se verront proposer un reclassement à Paris. Les autres salariés seront licenciés.

le 05 octobre 2009 à 22:07
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11 Commentaires

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  • Marie, le 06/10/2009 à 11h21

    Et pourquoi pas 100 000 euros par an jusqu'a la fin de votre vie??

  • Fdd66, le 06/10/2009 à 08h00

    Les enchères montent ! on se croirait à Drouot ou chez Cristies. Demandez, demandez. Vous subirez les mêmes déboires que Clairoix Continental. Qui voudra de vous après ?

  • Mk.markam, le 06/10/2009 à 07h49

    100.000 euros : ça fait 5 années de mon salaire de cadre. Ils vont avoir le temps de se reclasser avec ce magot. Délirant !

  • Rv2005, le 06/10/2009 à 07h43

    Pour Yoyo. arretez de rêvez! Les americains n'ont pas besoin de "copier" le savoir-faire français! D'autres part, les mesures existantes en cas de licenciements économique (ou autres) existent et sont parmi les plus contraignantes au monde. Rentabilité en baisse, coûts élevé en cas de licenciement, agression physique des dirigeants... les investissements étrangers (comme français) vont se faire de plus en plus rare dans notre pays... et là, c'est plus 100000 euros qu'il faudra glaner... mais tout simplement un travail....

  • Yoyo, le 06/10/2009 à 06h48

    A tous ceux qui pensent que de séquestrer un directeur pour se faire entendre, fait fuir les investisseurs,je répond que ces investisseurs américains le plus souvent ont bénéficié de mesures fiscales,bancaires et de réduction d'impôts (foncier),ils ont copier le savoir faire français et aujourd'hui ,par ce que l'usine est moins retable que ce qu'ils avaient pensé, ils mettraient en danger la vie sociale de centaines de salariés, sans aucune scrupule! C'est incorrect et ils devraient être obligé de rendre les avantages acquis,ne serait ce que pour indemniser les salariés. Et plutôt que de spéculer on ne sait ou, les banques françaises,à qui Sarkozy a fait cadeau des millions d'euros,devrait s'investir dans certaines entreprises en difficulté mais encore viable!

  • Aldo, le 06/10/2009 à 04h22

    Damien, que veux tu dire par humain: terroriste, violent, hors la loi... Rien ne justifie de sequestrer le directeur de cette usine qui est probablement dans le meme panier. Vive la Revolution Francaise. Pour sur, on nous regarde avec interet. J'ai meme trouve des articles sur des websites technologiques....

  • Damien, le 06/10/2009 à 01h21

    Fut un temps je pensais comme beaucoup des gens qui réagissent ici, jusqu'à ce que je sois moi-même victime d'un licenciement "pseudo-économique". Il faut parfois cela pour redescendre sur terre et redevenir... humain !

  • Paradise Lost, le 06/10/2009 à 01h14

    Bravo! Les investisseurs étrangers vont se précipiter dans notre beau pays! C'est toujours très intelligent de scier la branche sur laquelle on est assis.

  • Michel, le 06/10/2009 à 00h14

    Rien de tel pour convaincre un américain pour rester en France.

  • Pierre, le 05/10/2009 à 23h03

    Les entreprises étrangére vont ce bousculer pour investire en france, du beau travaille, mais pourquoi les français ne peuvent faire le boulot a leur place ?

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