Débrayages et manifestations au lendemain d'un 24e suicide chez France Télécom (le 29 septembre 2009) © TF1-LCILa journée interprofessionnelle organisée par sept syndicats n'a pas mobilisé les foules mercredi. Les organisateurs -CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, Solidaires (dont les syndicats Sud), Unsa (autonomes), FSU- continuent de réclamer "une autre politique économique et sociale afin de protéger les emplois, s'opposer aux licenciements et défendre les salariés". Force ouvrière, qui juge ces manifestations à répétition contre-productives, n'a pas souhaité s'y associer.
Contrairement aux précédentes mobilisations, cette journée a entraîné peu de perturbations. Des manifestations n'ont été organisées que dans quelques villes, les salariés optant majoritairement pour des rassemblements. Entre 2.000 et 3.000 personnes s'étaient rassemblées aux abords du siège du Medef, l'organisation patronale, dans le VIIe arrondissement de Paris.
Les salariés de France Télécom, très remontés contre la dégradation de leurs conditions de travail mise dramatiquement en évidence par une série de suicides, ont été aux premières loges des cortèges syndicaux qui ont défilé mercredi pour défendre "le travail décent". Des rassemblements, devant les préfectures, les sièges locaux du Medef et ceux de France Télécom où moins de 10% des salariés étaient en grève, selon la direction, ont été organisés. Les syndicats avaient appelé le personnel à deux journées d'action, mardi et mercredi, pour dénoncer la souffrance au travail mise en évidence par une série de suicides de salariés (lire l'article).
Agitation
Cette journée s'est déroulée sur fond de zizanie syndicale. Une telle initiative relève "de l'agitation" et ne va "pas empêcher M. Sarkozy ou Mme Parisot (présidente du Medef) de dormir", a lâché le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, favorable à une grève de 24 heures. "Je regrette l'attitude de FO qui entretient le pessimisme, l'impuissance et la fatalité", a répliqué son homologue CGT Bernard Thibault. Selon lui, "l'immobilisme des salariés serait suicidaire" face à une dégradation de la situation sociale "sans précédent".
Quant à François Chérèque, leader de la CFDT, il a estimé que l'audience et la force du mouvement syndical ne se résume pas à sa capacité à organiser des mouvements de masse. "Acceptons qu'en France l'action syndicale, ce ne soit pas toujours des manifestations", a-t-il dit.
(D'après agence)
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