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Formule 1 : après Toyota, à qui le tour ?
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Publié le 30/09/2009
C'est une déception pour les salariés mais pas vraiment une surprise. L'équipementier automobile allemand Continental a annoncé lundi la rupture des négociations qu'il menait avec le groupe MAG, basé à Dubaï, sur une reprise éventuelle de son usine française de pneumatiques de Clairoix (Oise).
Les discussions ont pris fin "d'un commun accord", sans qu'un terrain d'entente ait été trouvé, a déclaré Continental dans un communiqué. "Les deux parties ont mené des discussions intensives, mais ont finalement constaté qu'il n'était pas possible de trouver de base commune pour des négociations plus avancées", a-t-il précisé. De son côté, le vice-président de MAG, Fawaz Sabri a indiqué que son groupe, jusqu'ici axé sur le négoce, "continuerait à examiner" la possibilité "de se lancer dans la production de pneumatiques".
"Reprendre les fils du dialogue"
Le gouvernement français restera "très attentif" à ce que Continental "apporte les moyens nécessaires en matière de plan de sauvegarde pour l'emploi", a réagi le ministre français de l'Industrie Christian Estrosi sur la radio RTL. "J'espère qu'on pourra reprendre les fils du dialogue", a espéré pour sa part le secrétaire d'Etat chargé du Commerce et des PME, Hervé Novelli, sur I Télé. De leurs côtés, les syndicats avaient toujours fait part de leur scepticisme sur la possibilité d'une reprise par MAG.
Continental avait donné à MAG jusqu'au 30 septembre pour aboutir à un éventuel accord. A cette date, la réponse de MAG avait été considérée comme "incomplète" par Continental qui avait donné un délai supplémentaire au groupe de Dubaï. Ce délai s'est donc finalement conclu sur un échec.
L'équipementier allemand avait annoncé en mars la fermeture de l'usine (1.120 salariés). Puis début mai, il avait indiqué avoir posé les bases d'une offre au groupe MAG pour une éventuelle reprise du site. Après un conflit social de plusieurs semaines, les syndicats étaient arrivés à un accord mi-juillet avec la direction de Continental, sur un plan de sauvegarde de l'emploi accordant notamment 50.000 euros de prime à chaque salarié.
(D'après agence)
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