Nouveau revers à Clairoix

le 06 octobre 2009 à 07h01 , mis à jour le 06 octobre 2009 à 11h50

Le manufacturier de pneumatiques allemand et le groupe doubaïote MAG ont mis un terme lundi aux discussions portant sur la vente de l'usine de Clairoix, dans l'Oise.

continental usine Clairoix © TF1/LCI
                                                                              

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C'est une déception pour les salariés mais pas vraiment une surprise. L'équipementier automobile allemand Continental a annoncé lundi la rupture des négociations qu'il menait avec le groupe MAG, basé à Dubaï, sur une reprise éventuelle de son usine française de pneumatiques de Clairoix (Oise).
 
Les discussions ont pris fin "d'un commun accord", sans qu'un terrain d'entente ait été trouvé, a déclaré Continental dans un communiqué. "Les deux parties ont mené des discussions intensives, mais ont finalement constaté qu'il n'était pas possible de trouver de base commune pour des négociations plus avancées", a-t-il précisé. De son côté, le vice-président de MAG, Fawaz Sabri a indiqué que son groupe, jusqu'ici axé sur le négoce, "continuerait à examiner" la possibilité "de se lancer dans la production de pneumatiques".

"Reprendre les fils du dialogue"
 
Le gouvernement français restera "très attentif" à ce que Continental "apporte les moyens nécessaires en matière de plan de sauvegarde pour l'emploi", a réagi le ministre français de l'Industrie Christian Estrosi sur la radio RTL. "J'espère qu'on pourra reprendre les fils du dialogue", a espéré pour sa part le secrétaire d'Etat chargé du Commerce et des PME, Hervé Novelli, sur I Télé. De leurs côtés, les syndicats avaient toujours fait part de leur scepticisme sur la possibilité d'une reprise par MAG.
 
Continental avait donné à MAG jusqu'au 30 septembre pour aboutir à un éventuel accord. A cette date, la réponse de MAG avait été considérée comme "incomplète" par Continental qui avait donné un délai supplémentaire au groupe de Dubaï. Ce délai s'est donc finalement conclu sur un échec.
 
L'équipementier allemand avait annoncé en mars la fermeture de l'usine (1.120 salariés). Puis début mai, il avait indiqué avoir posé les bases d'une offre au groupe MAG pour une éventuelle reprise du site. Après un conflit social de plusieurs semaines, les syndicats étaient arrivés à un accord mi-juillet avec la direction de Continental, sur un plan de sauvegarde de l'emploi accordant notamment 50.000 euros de prime à chaque salarié.
 

(D'après agence)

le 06 octobre 2009 à 07:01
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12 Commentaires

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  • ELleaiMe, le 06/10/2009 à 15h47

    Des racines et des ailes , Les contis savent que le métro , boulot , dodo , est la réalité politique pour assoupir une civilisation en proie au progrès . Ils se sont levés un matin , après avoir spéculé sur leur salaire futur et leur travail futur , avec un emprunt sur 25 années pour leur habitation , une voiture plus récente (moins polluante) , devant le miroir de la vision sociétale politique . Médiation d'une région sinistrée par les restructurations industrielles , ils ont montré pourquoi des hommes et des femmes se suicident devant ce miroir . Les rires des dirigeants Européens évoquant les dommages collatéraux avec en entête leur président réélu .Ceux là même qui préconise la sortie d'une crise par l'investissement . Ils ont compris que l'investissement financier et l'investissement humain était des mots qui ne sortaient pas de la même bouche . Qu'ils leurs étaient plus faciles d'aller guéroyer en afghanistan pour du gaz et une taxe carbone que de combattre l'asile financier des paradis fiscaux . Voilà , leur violence est de ne pas rire de ce qui leurs arrive comme rirait un chef d'état. envoi lci le mardi 06 octobre 2009 à 15h47

  • Christophe, le 06/10/2009 à 14h45

    AU vu de la violence de certains salariés de cette entreprise, si j'avais dans l'idée de reprendre Continental je serai prudent, car le moindre petit soucis chez eux et c'est l'explosion. Avec le comportement d'une minorité c'est tous les salariés de la société qui a une image délicate à gérer

  • Franck, le 06/10/2009 à 12h45

    Si on donné le salaire d'un ouvrier a un ministre je pense qu'il ne serait pas d'accord ,que eux vivent dans le bonnheur et la richesse c'est tres bien mais les autres ils s'en foutents.

  • Alain, le 06/10/2009 à 10h37

    A en écouter certains, ce seraient nos prétentions exorbitantes comme un boulot et une protection sociale décente qui seraient responsables de la crise. Faudrait dire amen à tout ! Avec des raisonnements comme ça, on serait encore à l'époque féodale

  • MARY, le 06/10/2009 à 10h24

    Et oui Yama vous avez raison. Du temps où j'étais salariée, une prime d'interessement a été mise en place mais non sans difficulté à cause des .... syndicats. Nous voulions que les temps d'absences suite à un arrêt de travail quelqu'il soit (moi j'étais la première concernée suite à un accident trajet/travail) soient prises en compte. Nous voulions que la prime soit versée au prorata du temps de présence. Nous en avons tellement eu marre que nous avons envoyé en réunion des personnes sans étiquette syndicale et les elections du personnel suivantes se sont soldées par un échec. Exceptés les délégués syndicaux et leurs quelques amis tout le monde (environ 2 000 personnes sur toute la France) avait mis un bulletin blanc avec l'anotation "nous sommes libres de nos décisions". Résultat, les délégués se sont retrouvés complètement isolés arceboutés qu'ils étaient sur leur idéologie.

  • Coco16, le 06/10/2009 à 10h13

    Tu as parfaitement raison "Alain de Paris" vous avez vu vous une entreprise étrangère reprendre une société en france c'était un GAG !!

  • Cindy, le 06/10/2009 à 10h02

    Pour Remi et Yama : en attendant ceux sont les seuls à avoir été entendue, on a parlé d'eux et ça continue même et c'est par ce qu'ils ont cassé un ou deux ordinateurs dans une sous préfecture et bruler des pneus qu'on doit leur donner une étiquette. C'est une régoin sinistré donc quoi qu'il arrive leur "CV" ne servent à rien !!!! Vous jugez bcq trop rapidement

  • Jim, le 06/10/2009 à 09h58

    Dur dur ... mais également difficile de ne pas faire le lien entre l'intransigeance de certains syndicats et les hésitations d'une entreprise étrangère à s'implanter en France. Tant va la cruche à l'eau qu'elle se casse.

  • Remi, le 06/10/2009 à 09h22

    Yama a raison, les employes se sont sabotes eux memes. Qui voudrait d'un employe qui est fier de detruire sont employeur? Les syndicats detruisent les emplois en France et le savent, c'est comme ca qu'ils ont des ocasions de se retrouver sur le devant de la scene.

  • Alain, le 06/10/2009 à 09h22

    La crise, une aubaine pour délocaliser ! Que voulez vous, tant que l'Europe tolérera en son sein ces merveilleux (pour le business) pays où l'on trouve des esclaves prêts à travailler pour 200 euros par mois protection sociale comprise... Au fait y fait quoi le Barroso pour éviter cette concurrence déloyale ?

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