L'UE va traquer les hausses de prix dans vos assiettes

le 28 octobre 2009 à 06h22 , mis à jour le 28 octobre 2009 à 06h27

L'agriculture est en crise pour cause de chute des cours, mais les prix alimentaires, eux, sont loin de baisser. Bruxelles veut y mettre bon ordre.

[Expiré] restaurant assiette salade crudité santé diététique © sxc.hu

Depuis la mi-2008 avec la crise économique, les prix des produits agricoles de base ont fortement baissé, comme ceux du lait, après une flambée, sans que cela traduise immédiatement sur les étiquettes des étals de supermarchés. "Ces fluctuations ont nui aux producteurs agricoles et ne permettent pas aux consommateurs de bénéficier de conditions équitables", soulignait récemment un rapport européen. Avant de dénoncer : "Le manque de transparence sur le marché, les inégalités des rapports de force et les pratiques anticoncurrentielles ont conduit à des distorsions sur le marché, avec des effets négatifs sur la compétitivité de l'ensemble de la chaîne alimentaire".

Les prix d'un même produit peuvent varier énormément d'un pays à l'autre en Europe, en raison de législations, politiques fiscales ou traditions différentes. Le taux de variation atteint ainsi un record de 70% pour l'eau minérale, 58% pour le pain blanc, 49% pour les oeufs, 48% pour la crème glacée et 44% pour le boeuf haché. Des variations difficiles à justifier par l'état du marché... Aussi la Commission européenne soupçonne-t-elle depuis longtemps les intermédiaires entre les agriculteurs et les consommateurs finaux (industrie agro-alimentaires, groupes de distribution) de se garder des marges parfois excessives pénalisant tant les ménages que les paysans. Les propositions qu'elle doit présenter ce mercredi se veulent un début de réponse.

Surveiller et punir

L'exécutif européen compte tout d'abord à examiner les possibilités de surveiller "un plus grand nombre de produits et de chaînes alimentaires à partir de l'été 2010". La Commission veut faire la chasse aux "pratiques déloyales" qui contribuent à maintenir des prix élevés, accroître la transparence pour encourager la concurrence et lever les obstacles qui demeurent pour le commerce transfrontalier de produits alimentaires. Elle recommande en outre "que tous les Etats disposent de services de comparaison des prix des denrées alimentaires au détail basés sur le web et aisément accessibles" afin que les consommateurs fassent mieux jouer la concurrence entre les distributeurs. Plus en amont, Bruxelles ambitionne de s'attaquer à la volatilité des prix des matières premières agricoles sur les marchés. Ce phénomène s'était traduit en 2007 et début 2008 par une flambée soudaine des tarifs.

Concrètement, la Commission compte présenter des propositions en vue d'améliorer la supervision et la transparence des marchés des dérivés sur les produits de base agricoles, dans le cadre des efforts plus généraux de contrôle renforcé des marchés financiers au niveau européen. Cela passerait par exemple par des obligations de communication de positions par certaines catégories d'opérateurs, à définir au niveau de l'UE, qui permettraient aux régulateurs d'avoir une vue d'ensemble. Ces derniers pourraient du coup fixer des limites de position pour empêcher les fluctuations disproportionnées des prix ou freiner la spéculation.

D'après agence

le 28 octobre 2009 à 06:22
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31 Commentaires

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  • Bibiche, le 28/10/2009 à 20h22

    C bien beau tout ca, mais deja qu'on a du mal a mettre quelque chose dedans.......... qu'est ce qui va rester????????? l'assiette??????????? il vont encore trouver quelque chose du style "la taxe au droit a manger" !!!!!!!!!!!! ils l'ont pas encore inventer mais ca va venir!!!!!!!!!ils diront qu'on mange trop riche. et ben on est pas sorti de l'auberge. bonne bouf, essayons de profiter de ce qui reste???????????

  • Claude, le 28/10/2009 à 17h50

    Les agriculteurs ne sont malheureusement pas des hommes d'affaires, il ne savent que produire et ne savent pas faire de business, c'est ce qui rapporte le plus aujourd'hui: vivre du travail des autres!!!

  • Hutch, le 28/10/2009 à 13h01

    Hommer tu a raison,alors,je boycotte tout,les fruits et légumes a prix caviar,(au dela de 1.50 euro) est depuis plus de 5 ans ça leurs permettra de faire du composte............................

  • Arnaque, le 28/10/2009 à 12h12

    Je vis dans une région de producteurs et viticole, lorsque que je vois la salade à 2,50 et le raisin à 3,25 voir plus que cela soit dans les grandes surfaces, sur les marchés ou à la ferme On ne peut se dire qu'une chose, il y a qui s'en mettent plein les poches et c'est le consommateur qui trique comme habitude

  • Delphine, le 28/10/2009 à 12h12

    Tout le monde rouspète contre les grandes surfaces, pourtant ces magasins sont plein à craquer du lundi au samedi.

  • MARY, le 28/10/2009 à 11h37

    Ils oublient de dire une chose : chaque pays à sa législation sociale et fiscale, chaque pays à ses salaires et ses cotisations. Beaucoup de pays n'ont pas de salaire minimum et ont une protection sociale à minimum. Ils vont m'expliquer comment ils vont résoudre ce problème puis celui de payer un juste prix au producteur pour pouvoir supprimer les primes. Ce que demande la majorité des agriculteurs européens. Pour ceux qui sont contre la suppression des primes, c'est comme dans le reste de la population, il y en a toujours qui voudront le beurre, l'argent du beurre et la crêmière !

  • Gégé, le 28/10/2009 à 11h37

    Oula ils se reveillent nos braves politiques il est temps la siéste a été longue sa me laisse pesimiste tous de méme faut pas réver....(j'attend de voir)

  • Ympy, le 28/10/2009 à 11h23

    Faire jouer la concurrence ? Mais c'est du pipeau ! Quand toutes les supérettes de votre quartier affichent pratiquement les même prix ? On ne va tout de même pas aller chaque semaine faire ses courses en allemagne, où tout est moins cher !

  • Rosa, le 28/10/2009 à 11h21

    Il n'est pas normal que les agriculteurs n'arrivnt pas à vivre de leurs exploitations alors que les prix des produits en lmagasins sont si chers . que nous restera t'il quand nous n'uront plus d'exploitants agricoles . vous me direz les grandes surfaces qui font des benefices considerables n'auront à leur tour plus rien à vendre . il ne faut accorder aucun beneficed aux grandes surfaces et les taxer au maximum pour chaque centime des benefices des grandes surfaces . on prend les exploitants et les consommateurs pour des mopes à fric

  • Franck, le 28/10/2009 à 11h08

    A invisible : les producteurs ne vendent peut-être pas moins cher, mais ils ne vendent pas non plus les mêmes quantités.

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