Le conflit à la SNCM fait tache d'huile

le 12 octobre 2009 à 16h38 , mis à jour le 12 octobre 2009 à 16h47

Au cinquième jour de grève des compagnies maritimes, les transporteurs routiers corses appellent à interrompre le trafic de marchandises en guise de protestation.

TF1-LCI : Un bateau de la SNCM dans le port de MarseilleUn bateau de la SNCM dans le port de Marseille © TF1-LCI

Après les ferries, les camions. Les navires de la SNCM et de la CMN assurant la liaison Marseille-Corse étaient à quai lundi au cinquième jour d'une grève de trois syndicats, tandis que les transporteurs routiers corses entamaient un mouvement pour protester contre le blocage.
 
Le Syndicat des travailleurs corses (STC), la CFTC et la CFDT sont en grève depuis jeudi pour dénoncer le volet social d'un projet de filiale entre la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) et la Compagnie méridionale de navigation (CMN). La CGT, majoritaire chez les marins, est favorable au projet. Les grévistes ont reconduit lundi le mouvement et devaient se rassembler dans l'après-midi devant l'Assemblée de Corse à Ajaccio pour y être reçus. Ils réclament l'ouverture de négociations avec les directions des deux compagnies. Au cours du week-end, quelque trois mille passagers ont été réorientés vers la Corsica Ferries, qui relie la Corse à Toulon, Nice et des ports italiens et vers la compagnie italienne Moby Lines qui assure les liaisons Corse-Italie, a-t-on appris auprès des compagnies.
 
La situation était calme sur les ports corses lundi, mais le syndicat régional des transporteurs routiers a appelé les transporteurs corses à interrompre le trafic de marchandises avec la Corsica Ferries et la Moby Lines, qui assurent encore la desserte du continent. "Les compagnies (ndlr: SNCM et CMN) vont être mises en face de leurs responsabilités. Le préfet nous a promis d'essayer de débloquer la situation le plus vite possible car cela devient dangereux", a déclaré le président du syndicat des transporteurs,  à l'issue d'une réunion à la préfecture de Haute-Corse à Bastia.

D'après agence

le 12 octobre 2009 à 16:38
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6 Commentaires

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  • Robert, le 13/10/2009 à 19h25

    On prend les mêmes et on recommence. A quand l'indépendance de l'île pour qu'enfin l'État n'ait plus à subventionner ces énergumènes. C'est grotesque.

  • Regis, le 13/10/2009 à 13h42

    Commencent a nous gonfler la sncm.....il serait temps de les mettre au pas !

  • Francisco, le 13/10/2009 à 13h42

    Oui, paralysons tout... En ces temps de crise, ce n'est pas le moment de foutre en l'air l'entreprise qui paie vos salaires. Il faut se serrer les coudes...

  • Henara, le 13/10/2009 à 00h15

    Vous etes des nantis qui voulez manger a tous les rateliers. les employes des autres compagnies italiennes triment plus que vous pour un salaire moins fort. je souhaiterais qui'il n'y est plus de voyageurs sur vos bateaux ; ça fait des annees que j'ai raye vos bateaux de mes deplacements au moins je n'ai plus de surprise.

  • Cindi, le 12/10/2009 à 23h58

    Il y a longtemps que je ne prends plus la SNCM . Mais je prends Corsicaferry au moins on est certain de partir. C'est dommage car j'aimais bien .. trop de grèves !!!!!

  • Remi, le 12/10/2009 à 16h57

    Les syndicats ont totallement detruit les ports de fret en toute impunite et plonges dans la misere des places comme Rouen ou Dunkerque au profit des ports Hollandais ou Italiens. Maintenant ils vont ruiner le transport de passagers au profit de societes italiennes et toujours personne pour dire stop. Les marins feraient mieux d'ouvrir les yeux sur l'endroit ou les syndicats les conduisent en se fesant du beurre sur la misere.

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