Le directeur d'usine toujours séquestré

le 06 octobre 2009 à 08h39 , mis à jour le 06 octobre 2009 à 09h38

Les salariés protestent contre la fermeture de leur usine prévue fin 2010. Spécialisée dans la fabrication d'adhésifs spéciaux, elle emploie 97 personnes.

Rohm and Hass Photo du site de Rohm and Hass dans le Loiret (sur le site de la CGT Dreux) © DR

                                                                           

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Un syndicaliste raconte


Il a eu des croissants comme petit déjeuner. Le directeur de l'usine Rohm and Hass, appartenant au groupe américain Dow Chemical (industrie chimique), situé à Semoy, dans le Loiret, était toujours retenu mardi matin sur le site par les salariés. Le directeur est séquestré depuis lundi après-midi.
 
Le groupe américain a fait savoir qu'il était prêt à rencontrer les salariés cet après-midi à Paris. "Nous voulons discuter sur le site", a indiqué Christian Herpin, délégué syndical CFDT. "Nous sommes en grève, l'usine est fermée. Le directeur peut sortir de son bureau, aller où il veut mais il ne peut quitter le site", avait indiqué la veille à l'AFP Martine Filippini, secrétaire du comité d'entreprise.
 
100.000 euros par personne
 
L'usine, qui emploie 97 personnes, est spécialisée dans la fabrication d'adhésifs spéciaux pour l'automobile et l'emballage. Sa fermeture est prévue fin 2010. "Nous protestons contre la fermeture du site, d'autant que des experts ont montré qu'il est rentable. C'est notre première revendication. Ensuite, nous demandons une prime préjudice spéciale Semoy. Il y a des suppressions de postes sur d'autres sites mais une seule fermeture d'usine, la nôtre", avait-elle expliqué.
 
Les salariés, qui demandent "100.000 euros par personne", avaient donné jusqu'à lundi après-midi à leur direction pour faire connaître sa réponse. Les salariés avaient bloqué l'usine pendant douze jours cet été, toujours pour protester contre sa fermeture et réclamer un meilleur plan social. Le groupe américain a annoncé mi-juillet la fermeture de l'usine de Semoy. Une dizaine de salariés se verront proposer un reclassement à Paris. Les autres seront licenciés.
 

(D'après agence)
 

le 06 octobre 2009 à 08:39
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4 Commentaires

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  • Joss, le 06/10/2009 à 11h23

    Je voudrais répondre à Remi je ne souhaite pas qu'un jour vous soyez licencié mais on verra votre réaction et surtout si vous retrouvez du boulot tout de suite et on verra si vous pouvez vivre avec les indemnités des assédic

  • ALAINgb, le 06/10/2009 à 09h59

    Et il attend quoi pour appeller la gendarmerie et porter plainte pour kidnapping?

  • Remi, le 06/10/2009 à 09h19

    100 000 Euros? et pourquoi pas 1 million? Ces gens n'ont ils pas etes payes pour le travail qu'ils ont fait? La France est honteuse, plutot que de manifester, ils feraient mieux de chercher un autre travail ou monter leur propre affaire. Mais non, en France, vous vous faites bourrer le crane par des syndicalistes qui vous disent que vous pouvez tout avoir sans rien faire. Jusqu a la faillite de la France qui semble proche. Quand je vois de telles reaction, je dit tant mieux si elle ferme. Si au moins certains pouvaient en tirer des lessons.

  • Ge.ko, le 06/10/2009 à 09h03

    C'est moins pire de prendre le boss en otage, que de se coller par la fenètre....

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