5000 personnes ont répondu à l'appel à la manifestation du LKP, le collectif à l'origine de la grève générale qui avait paralysé l'île en début d'année. © LCIEnviron 5000 personnes, selon une estimation communiquée par la préfecture de la Guadeloupe, ont pris part à Pointe-à-Pitre de la manifestation organisée samedi par le LKP, le collectif à l'origine de la grève générale qui avait paralysé l'île en début d'année.
Les organisations syndicales membres du LKP (Lyiannaj kont pwofitasyon) ont lancé un préavis de grève de 24 heures reconductible, à compter de ce samedi. Aucune indication n'a pu être obtenue samedi soir (heure de Paris) sur les répercussions de ce préavis de grève dans les entreprises et administrations de l'île.
"Il faut que nous soyons au moins 50.000"
Le texte du préavis revendique notamment "l'annulation de l'augmentation du prix de l'essence" de 6 centimes d'euro intervenue mi-septembre, "la mise en place d'un plan d'urgence pour l'emploi, l'insertion et la formation professionnelle", "la revalorisation des minima sociaux et de l'allocation pour les personnes handicapées", "le respect des accords sur la baisse des prix", "la titularisation de tous les précaires du public et du privé".
S'y ajoute "la reprise des négociations sur les 146 points de la plate-forme de revendications du LKP", qui avait servi de base à la grève générale qui s'était achevée par un accord signé le 4 mars. "Il faut que nous soyons au moins 50.000", avait souhaité, lors d'un meeting à la mi-septembre, Gaby Clavier, un des leaders du LKP et dirigeant de l'UGTG, le principal syndicat (indépendantiste) de la Guadeloupe.
| Faible mobilisation à Fort-de-France |
Entre 400 (selon la police) et 800 (selon les syndicats) personnes ont manifesté samedi à Fort-de-France à l'appel du K5F (collectif du 5 février contre la vie chère) pour protester contre "le non-respect" des accords signés en mars au terme du long conflit social entamé le 5 février 2009 en Martinique. Vêtus de t-shirt rouge pour la plupart, les manifestants ont défilé durant environ deux heures dans les rues de la ville en lançant des slogans appelant à la mobilisation des travailleurs pour "faire respecter les accords" de mars dernier. Au plus fort des manifestations de février 2009, plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient descendues dans les rues de Fort-de-France. |
D'après agence
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