© TF1/LCILa crise, avec ses cohortes de nouveaux chômeurs et ses tensions sur le pouvoir d'achat, a-t-elle poussé à la baisse les salaires des cadres ? Ce n'est pas sûr, révèle une enquête de l'Association pour l'emploi des cadres (Apec), réalisée auprès de plus de 12.000 personnes et publiée mercredi. En fait, plus de la moitié des cadres en poste ont bénéficié d'une augmentation salariale en 2008. La proportion des concernés par une telle hausse a même eu tendance à croître.
Les Français parmi les plus pessimistes au monde
Selon un sondage réalisé par BVA dans 24 pays, les France se classe au 21e rang lorsqu'il s'agit d'évaluer avec optimisme l'avenir de la situation économique.
Publié le 17/11/2009
Ainsi, de 2007 à 2008, la part des cadres restés dans la même entreprise qui déclarent avoir été augmentés est passée de 46% à 51%. Parmi ceux-ci, huit sur dix ont bénéficié d'une augmentation individuelle et quatre sur dix ont été augmentés à la suite d'une mesure collective. Un cadre sur quatre a bénéficié d'une hausse individuelle et d'une augmentation collective.
Des cadres pourtant peu optimistes
Les cadres jeunes sont bien plus nombreux que la moyenne à avoir été augmentés l'an dernier. La proportion est de 67% pour les moins de 30 ans, mais de 38% seulement parmi les 50 ans et plus. Au-delà de cet âge, la proportion des augmentations individuelles diminue au profit des augmentations collectives. Plus l'entreprise est grande, plus la part des cadres augmentés s'accroît : 32% des cadres d'entreprises de moins de 20 salariés ont eu une augmentation, contre 61% dans les entreprises de 5000 salariés et plus.
En 2008, le salaire médian est resté stable par rapport à 2007 : un cadre sur deux a gagné plus de 45.000 euros, un sur deux moins que cela. Le salaire moyen demeure de 51.000 euros. Le salaire moyen à l'embauche, lui, est un peu plus élevé (55.000 euros). 62% des cadres qui sont passés directement d'une entreprise à une autre ont été augmentés, contre 30% seulement pour ceux qui ont connu une période de chômage. D'autre part, six cadres sur dix (les trois quarts chez ceux qui ont volontairement changé d'entreprise en 2008) sont satisfaits de leur rémunération. Mais seuls 53% de ceux qui ont intégré l'entreprise après trois mois au moins de chômage sont de cet avis.
Dans l'ensemble, les cadres ne sont guère optimistes sur les perspectives de leur rémunération dans les trois à cinq ans qui viennent. 29% seulement les jugent "plutôt intéressantes" et 3% "très intéressantes", des chiffres identiques à l'enquête sur l'année 2007.
D'après agence
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