Un bateau de la SNCM dans le port de Marseille © TF1-LCILe mouvement dure depuis jeudi. Et depuis jeudi, il bloque tout le trafic des ferries entre Marseille et la Corse. Aucun signe d'amélioration à l'horizon. Aucune amorce de dialogue. Face aux questions, Camille Abboche, secrétaire général adjoint de la section CFTC marins, officiers et sédentaires de la SNCM, a simplement déclaré dimanche matin, au quatrième jour du blocage : "Nous poursuivons la grève". Tout en demandant "à la direction de venir s'expliquer".
Le STC, la CFTC et la CFDT ont lancé le mouvement pour protester contre un projet de filiale entre la Société nationale Corse-Méditerranée (SNCM) et la Compagnie méridionale de navigation (CMN), qui se positionnerait sur les autoroutes de la mer prévues en Méditerranée. Ces syndicats jugent ce rapprochement, dans sa forme actuelle, "socialement rétrograde". La CGT, syndicat majoritaire chez les marins, est favorable au projet.
Les compagnies en quête de "solutions de remplacement"
Les syndicats ont dénombré neuf navires bloqués à quai en Corse ou à Marseille : six de la SNCM, dont un sur l'Afrique du Nord, et trois de la CMN. Ils évoquent 5000 à 7000 passagers bloqués. A l'heure qu'il est, le trafic entre la Corse et le continent n'est donc assuré que depuis Toulon et Nice par la compagnie Corsica Ferries.
Robert de Lambilly, président de la CMN, a fait savoir qu'il était "prêt à rencontrer le STC", mais dit "n'avoir pas eu de retour". "Nous faisons le maximum pour proposer des solutions de remplacement aux passagers", a-t-il précisé. "Nous sommes en attente", a également souligné une porte-parole de la SNCM. Selon elle, "une dizaine de traversées ont été annulées" depuis le début du mouvement et "les équipes commerciales ont contacté les 3000 clients concernés pour leur proposer des solutions alternatives ou les indemniser".
D'après agence
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