
Les mesures étaient impatiemment attendues au sein d'une profession qui connaît sa pire crise des trente dernières années. Pour autant, les annonces faites par Nicolas Sarkozy lors de son déplacement à Poligny ont-elles convaincu ? Les premières réactions ne sont pas des plus favorables. La Confédération paysanne, syndicat minoritaire, a ainsi estimé qu'il y avait "peu d'éléments très positifs" dans les mesures dévoilées.
Nicolas Sarkozy : "un plan d'aide sans précédent"
Le chef de l'Etat a annoncé une aide d'un 1 milliard d'euros de prêts bancaires et 650.000 euros de soutien exceptionnel de l'Etat pour la fillière agricole.
Publié le 27/10/2009
Les mesures pour soutenir les agriculteurs
Nicolas Sarkozy, en visite dans le Jura, a présenté mardi les mesures pour soutenir la fillière agricole. Découvrez les principales mesures qui seront effectives avant fin 2009.
Publié le 27/10/2009
Portrait d'un agriculteur endetté
Les revenus des agriculteurs ont chuté de 20% en 2008. Beaucoup de professionnels n'arrivent plus à payer leur dettes. C'est le cas de ce jeune exploitant.
Publié le 27/10/2009
Nicolas Sarkozy au chevet des agriculteurs
Les agriculteurs attendent beaucoup des mesures proposées par Nicolas Sarkozy, mardi lors de son déplacement dans le Jura, pour aider le monde agricole en crise.
Publié le 27/10/2009
Ton un tantinet plus positif du côté de la FNSEA, le syndicat majoritaire chez les agriculteurs. Son président,Jean-Michel Lemétayer, a estimé que le plan d'urgence pour l'agriculture présenté par Nicolas Sarkozy allait "dans le bon sens" tout en soulignant qu'il fallait aller vite et avoir une politique sur les prix.
Pour Philippe Colin, porte-parole de ce syndicat, le président de la République a apporté des "réponses beaucoup plus conjoncturelles que structurelles". Les mesures, comme la "prise en charge de cotisations sociales, prises en charges d'intérêts", sont des "classiques", "habituellement utilisées dans des cas d'événements climatiques", a-t-il souligné. Mais elles sont insuffisantes, a-t-il jugé, estimant que "l'Etat ne compensera jamais l'ampleur du manque à gagner". Il a regretté que le président ait "fort peu fait référence" au fait que "cette crise est structurelle, qu'elle est bien le résultat des politiques, qu'elle n'est pas le résultat d'un désordre climatique ou sectoriel". Enfin, "le lien charnel avec la terre" évoqué par le président lui a "fait beaucoup penser au Maréchal Pétain qui disait : la terre ne ment pas. C'est assez curieux".
Pour sa part, le sénateur PS de Côte-d'Or, François Rebsamen, a dénoncé "un plan de court terme et des choix budgétaires qui échappent encore au Parlement". Un plan qui, selon lui, est surtout "destiné à calmer les agriculteurs et à apaiser une catégorie d'électeurs déçus qui ont clairement affirmé, par leur mobilisation, leur opposition à sa politique, à quelques mois des échéances régionales". Ce plan "ne doit pas être une manière pour la majorité actuelle de se dédouaner de ses faux bons choix gouvernementaux ces dernières années". Surtout, François Rebsamen s'interroge : "De quelles marges de manoeuvre dispose-t-il ? Où trouvera-t-il les financements ? Renoncera t-il enfin aux mesures pour les plus aisés ?"
D'après agence
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