Salariés de France Télécom manifestant contre le "management par la terreur" © TF1/LCIPlus de 9000 salariés de France Telecom ont répondu dès lundi au questionnaire sur la souffrance au travail, lancé par la direction après le suicide de 25 employés du groupe depuis février 2008. Les questionnaires, dont France Télécom a confié la rédaction, le dépouillement et l'analyse à une société extérieure, doivent être adressés aux 102.000 salariés avant lundi soir par courrier électronique.
Les prêtres guettés par le "burnout"
Jeunes cadres surchargés, médecins, professeurs : tous sont guettés par cette forme insidieuse d'épuisement professionnel. A cette liste, il faut désormais ajouter les prêtres...
Publié le 29/05/2010
Suicide d'un salarié de France Télécom de Lens
Le salarié de 54 ans rencontrait des "déboires" d'ordre privé, a déclaré un délégué du syndicat Sud, qui a estimé qu'il était "trop tôt" pour savoir si son geste pouvait être lié ou non à ses conditions de travail.
Publié le 22/02/2010
Stress : le gouvernement fait marche arrière !
Le ministère du Travail a indiqué avoir retiré de son site Internet les listes des entreprises mauvaises ou moyennes élèves en matière de prévention.
Publié le 19/02/2010
France Télécom : deux nouveaux suicides
Deux salariés se sont donnés la mort cette semaine hors de leurs lieux de travail. "L'entreprise est sous le choc", déclare la direction qui ne privilégie aucune hypothèse pour le moment.
Publié le 12/02/2010
A 18 heures, 70.000 exemplaires avaient été envoyés par vagues pour éviter toute surcharge du serveur et 9000 personnes y avaient déjà répondu, a-t-on appris auprès de la direction. "Ce qui nous importe, c'est de cerner le ressenti de nos salariés", a déclaré sur France Info le numéro deux de France Télécom, Stéphane Richard. "On est dans des élements qui ne sont pas toujours rationnels et objectifs et je pense que, pour le faire, pas de meilleur moyen que de leur donner la parole."
"Désespoir"
Le formulaire de 170 questions "leur permettra de dire tout ce qu'ils ont à dire", a-t-il assuré. "Cela fait partie du dispositif que nous avons arrêté avec les partenaires sociaux pour pouvoir poser un diagnostic fiable de l'entreprise." Le questionnaire est anonyme et il a été concu par unesociété extérieure à France Télécom, Technologia. "Toutes les garanties de confidentialité sont réunies", a souligné Stéphane Richard. Pour Jean-Claude Delgennes, directeur du cabinet Technologia, "les salariés sont dans le désespoir, il ne faut pas les enfermer dans la fatalité". "L'idée, c'est de voir les facteurs à l'origine de la souffrance pour pouvoir après mettre des actions en place", a-t-il déclaré sur France 2.
La semaine dernière, un salarié de France Télécom s'est donné la mort à Lannion, dans les Côtes d'Armor. Dans une lettre, l'homme a fait état de sa déception à propos d'une promotionmanquée. Son suicide porte à 25 le nombre d'employés du groupe ayant mis fin à leurs jours en 20 mois, liant clairement ou non leur geste à la gestion de l'entreprise.
| Pas de "vague de suicides" à France Télécom, selon un statisticien |
A contre-courant de tous les commentaires, René Padieu, inspecteur général honoraire de l'Insee, président de la commission de déontologie de la société française de statistique, l'affirme dans La Croix : "Il n'y a pas de vagues de suicides" à France Télécom. "En 2007, on avait pour la population d'âge d'actif (20 et 60 ans) un taux de suicide de 19,6 suicides pour 100.000", explique-t-il. "25 suicides en 19 mois, cela fait 15 sur une année. L'entreprise compte à peu près 100.000 employés. Conclusion : on se suicide plutôt moins à France Télécom qu'ailleurs. Et semble-t-il, moins qu'il y a quelques années", affirme-t-il. |
D'après agence
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