Eric Woerth (30 août 2009) © TF1/LCILe "trou" de la Sécu, voilà de longues années que l'on en parle et qu'il se perpétue, se creusant même régulièrement. Ces déficits annuels se traduisent en une dette qui gonfle d'autant plus d'année en année. Pour combler cette dette, un impôt spécifique a même déjà été créé en 1996 : la CRDS ou Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale. Elle touche tous les revenus, à hauteur de 0,5%. Or, aujourd'hui, dans un contexte de crise particulièrement défavorable aux comptes de la Sécu, la question de la dette sociale se repose. Faudra-t-il un nouvel impôt ?
Sarkozy virulent sur le rééquilibrage de la Sécu
Lors de ses voeux aux personnels médicaux, le président a estimé mardi que "les malades d'aujourd'hui ne pouvaient pas faire financer leurs soins par les actifs de demain" et exigé que la conférence nationale de fin janvier trouve des solutions.
Publié le 12/01/2010
Une nouvelle taxe sur l'or et les bijoux ?
les Sénateurs de la commission des Affaires sociales souhaitent augmenter les taxes sur les ventes d'or, en y appliquant la CSG, un impôt destiné au financement de la Sécurité sociale. L'amendement doit être voté jeudi soir.
Publié le 12/11/2009
Alors que débute, ce mardi, l'examen par les députés du projet de budget de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010, le ministre du Budget veut écarter toute idée d'une hausse des prélèvements obligatoires pour aider la Sécu. Il s'en explique dans un entretien que publie Le Figaro. "La dette sociale accumulée sur plusieurs années", "nous la financerons à court terme par un octroi de trésorerie supplémentaire à l'Acoss", la "banque de la Sécu", déclare Eric Woerth, précisant "qu'avec l'aide technique de l'Agence France Trésor, elle empruntera sur le marché européen".
"Redéployer d'autres ressources"
Interrogé sur un possible transfert de cette dette à la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades) dès 2011, le ministre répond que son "objectif pour 2010 est que cette dette reste dans la sphère sociale", mais, ajoute-t-il, pour l'avenir "le plus cohérent serait que nous transférions la dette à la Cades". Mais dans tous les cas, "nous n'augmenterons pas les prélèvements obligatoires", martèle-t-il : "on peut transférer la dette à la Cades en versant une recette supplémentaire mais sans augmenter les impôts", par exemple "par redéploiement d'autres ressources". Reste à savoir lesquelles...
Concernant la réduction des dépenses, Eric Woerth pense qu'il faut "poursuivre nos réformes structurelles", avec la loi Hôpital, patients, santé, territoires et le rendez-vous des retraites en 2010, cite-t-il. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot prépare aussi "des mesures" pour les affections de longue durée (ALD), "avec une approche entièrement médicale", ajoute-t-il. "Les patients qui sont totalement guéris ne doivent pas rester en ALD", selon lui.
Eric Woerth se dit aussi opposé à des amendements UMP au PLFSS prévoyant de taxer les repas des salariés de la restauration ou de durcir le régime des stock-options. "Nous ne voulons pas reprendre aux restaurateurs d'une main ce que l'on leur a donné de l'autre" avec la baisse de la TVA, assure-t-il. Et d'après lui, "sur les stock-options, nous avons déjà fait beaucoup". Il indique en revanche qu'il donnera "un avis favorable à l'amendement du groupe UMP fiscalisant les indemnités pour accident du travail", qui sera débattu dans la deuxième partie du budget de l'Etat, mais "les rentes qui indemnisent un préjudice permanent ne seront jamais fiscalisées", souligne-t-il. Concernant enfin un point touchant de près les préoccupations de nombreux Français, le prix des cigarettes, le ministre du Budget juge "juste" une augmentation de 6% du tabac car "les prix n'ont pas augmenté depuis 2007".
D'après agence
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