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Par TF1 News (Avec agence), le 29 novembre 2009 à 07h47, mis à jour le 29 novembre 2009 à 13:56
314 heures de travail en plus par an pour le même salaire, sinon la direction n'investira plus dans l'usine : pour les salariés de l'usine Continental de Sarreguemines, le marché est inacceptable. Ils font grève.
Des salariés de Continental à Reims, le 16 mars 2009Pour les "Conti" de Clairoix, le combat est terminé : mardi a été entériné le principe de la fin de l'usine Continental de l'Oise, qui employait 1120 salariés. Elle fermera ses portes début 2010. Pour les "Conti" de Sarreguemines, en revanche, le combat commence. Ils ont entamé un mouvement social avec des débrayages de certaines équipes pour protester contre un projet de la direction qui voudrait les faire travailler plus... sans contrepartie salariale.
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"La direction nous a présentés un projet de changement d'organisation : il faudrait qu'on travaille 314 heures de plus par an pour le même salaire pour les équipes de week-end, et 133 heures de plus pour les équipes de semaine", expliquait samedi soir Jean-Luc Niederlender du syndicat CFDT. "La grève a commencé vendredi quand la direction a présenté son projet aux salariés. Les équipes ont commencé vendredi soir à débrayer alternativement toutes les deux heures et depuis l'arrivée de l'équipe de ce (samedi) soir à 18 heures, l'usine est complètement arrêtée". Environ 1300 personnes travaillent dans cette unité de production de Sarreguemines, dont 250 pour les équipes de week-end, selon les syndicats.
Tout travail mérite salaire
Quels que soient les arguments sur les difficultés du groupe, pour les syndicats, tout travail mérite salaire. "On veut essayer d'être entendus pour faire abandonner ce projet : ce n'est pas acceptable pour les salariés de travailler plus pour gagner autant", dénonce Jean-Luc Niederlender. Selon lui, les syndicats CGT, CFTC et FO sont également partie prenante à la grève.
"On nous met en concurrence avec nos collègues allemands et si on refuse leurs propositions ils menacent de ne plus faire aucun investissement dans notre usine", dénonce encore le syndicaliste de la CFDT. Le mouvement social entamé ce vendredi pourrait donc durer plusieurs jours : "En fonction de l'écho de notre mouvement on continuera demain ou la semaine qui vient".
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