Image d'archives.Si la hausse du chômage a nettement ralenti au mois de novembre en France avec seulement 3100 chômeurs de plus en catégorie A, le gouvernement se veut prudent, les destructions d'emplois devant continuer en 2010 bien qu'à un rythme atténué. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a ainsi vu jeudi dans la "hausse contenue" du nombre de demandeurs d'emploi en novembre une "nouvelle encourageante", mais a estimé que "la tendance à la dégradation de l'emploi devrait se poursuivre pendant encore plusieurs mois". Et pour le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, "la crise n'est pas finie mais on est sur le chemin pour en sortir". Loin de l'enthousiasme un peu forcé du porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, lequel a estimé que "les chiffres de novembre montrent que le chômage est stabilisé en France".
Un actif français sur dix est au chômage
En intégrant les chiffres des DOM, le taux de chômage en France atteignait au 4e trimestre 2009 les 10% de la population active, selon les derniers chiffres de l'Insee. Un seuil qui n'aurait pas dû être atteint avant juin, selon les prévisions.
Publié le 04/03/2010
Le chômage repart à la hausse
Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté au mois de janvier après sa stabilisation le mois précédent, selon les données publiées mercredi par le ministère de l'Economie et Pôle Emploi.
Publié le 24/02/2010
Chômage : première baisse depuis juin
<b>Info LCI -</b> Le nombre de chômeurs sans aucune activité a baissé de 18.700 en France en décembre par rapport au mois précédent, soit -0,7%, pour atteindre 2,61 millions de demandeurs d'emploi. Sur un an, le chômage a progressé de +18,5%.
Publié le 27/01/2010
Chômage: "On a redressé la situation", assure Wauquiez
Le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez n'a pas dit un mot sur les chiffres du chômage mercredi matin. Ils seront dévoilés dans la soirée. Mais il assure que la France a "redressé" la situation.
Publié le 27/01/2010
3100 chômeurs de plus en novembre
Le nombre de demandeurs d'emplois a augmenté de 0,1% par rapport à octobre. Sur l'année 2009, la hausse enregistrée est de 22,1%. On dénombre 2.634.400 chômeurs (catégorie A) en France.
Publié le 24/12/2009
Dans le détail, selon les données publiées par le ministère de l'Economie et Pôle Emploi, le nombre de demandeurs en catégorie A, c'est à dire n'occupant aucune activité, a augmenté de 0,1% par rapport au mois d'octobre pour atteindre 2.630.400 en métropole. Pas de quoi pavoiser toutefois : sur un an, l'augmentation est de 22,1%. En ajoutant les demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite (catégories B et C), la progression ressort à 0,7% en variation mensuelle (+26.800 personnes) et à 19,7% d'une année sur l'autre. En comprenant les départements d'outre-mer, le nombre de demandeurs d'emplois en catégorie A, B, C atteint 4.048.600 personnes contre 4.019.700 en octobre et 3.387.200 en novembre 2008.
Trois chômeurs sur dix privés de revenu de remplacement
Cela fait donc plus de 4 millions de personnes touchées à des degrés divers par le chômage, et à ce bilan peu reluisant s'ajoutent des inquiétudes. Malgré un frémissement positif des offres collectées par Pôle emploi et une diminution des inscrits de moins de 25 ans, le gouvernement voit apparaître deux nouveaux points noirs : les seniors et les longues durées. Le nombre d'inscrits de 50 ans et plus a augmenté plus vite en novembre que la moyenne, de même que le nombre d'inscrits depuis plus d'un an. Or, être chômeur n'a jamais signifié être indemnisé. Depuis des années, trois chômeurs sur dix n'ont pas de revenu de remplacement, les obligeant à accepter des petits boulots (on les retrouve alors en catégories B et C), selon les associations de chômeurs. Les petits boulots permettent de garder pied dans le marché du travail mais sont aussi un cercle vicieux.
Le nombre de chômeurs ayant épuisé leurs droits à l'assurance chômage atteindra 850.000 cette année, un million en 2010 (après 682.000 en 2008, 718.200 en 2007 et 810.900 en 2006), selon Pôle emploi. Moins de 20% obtiennent l'Allocation spécifique de solidarité (ASS), 450 euros versés par l'Etat sous condition de ressources du ménage. La crise aggrave donc la situation. Plusieurs syndicats crient au loup, FO, CGT, CFTC notamment, et le problème est sur la table de la négociation avec le patronat depuis juin.
Autant de raisons qui poussent l'opposition à dénoncer la politique actuelle. Le gouvernement doit désormais "constater l'échec de sa politique", a ainsi affirmé Alain Vidalies, secrétaire national du parti socialiste au travail et à l'emploi. Selon lui, "le gouvernement reste passif" face à la hausse du chômage et "les premières victimes sont les demandeurs d'emploi et notamment le million d'entre eux qui sera en situation de fin de droits en 2010". Le parti socialiste appelle à la mise en place d'un "plan de relance digne de ce nom qui permette de relancer la consommation, d'aider véritablement les PME victimes de l'étranglement du crédit et de soutenir les collectivités locales dans leurs efforts". Le syndicat Force ouvrière a demandé pour sa part "des aides rapides pour les demandeurs d'emploi", en particulier ceux en fin de droits, afin de faire face à "l'urgence sociale", qualifiant la faible augmentation des inscrits au chômage annoncée jeudi "d'accalmie en trompe l'oeil".
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