Le dilemme de la CGT : s'adapter ou s'étioler

Par TF1 News (avec agence), le 07 décembre 2009 à 07h25 , mis à jour le 07 décembre 2009 à 07h30

Bernard Thibault va devoir défendre sa stratégie de compromis et la mutation engagée au sein du syndicat, au cours du 49e congrès de la CGT qui se tient cette semaine.

Bernard Thibault © TF1

Ce lundi et pour une semaine, un millier de délégués se retrouvent à Nantes pour le 49e congrès de la CGT, où Bernard Thibault va devoir répondre à des militants parfois en proie au doute sur l'orientation de leur centrale syndicale. Le secrétaire général va tenter, malgré des résistances affichées, d'enraciner sa stratégie de compromis et de remédier à la sclérose de l'organisation interne menaçant l'avenir même du plus ancien syndicat français.

  • François, ne viens pas, l'ambiance est trop pourrie !

    Le patron de la CFDT, François Chérèque, ne viendra pas au congrès de la CGT où il avait été invité. C'est Bernard Thibault lui-même qui le lui a déconseillé, au vu des tensions...

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  • Un délégué CGT traite Thibault de "racaille"

    Xavier Mathieu, délégué CGT de Continental à Clairoix, s'en est violemment pris au leader de son organisation, l'accusant de "frayer avec le gouvernement".

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  • La CGT prête à mobiliser dès l'automne

    Dans un entretien à LCI.fr, Jean-Christophe Le Duigou, le monsieur retraite de la CGT, s'oppose à un départ en retraite plus tardif et se montre en revanche partisan d'une hausse des cotisations. Il prévient que son mouvement pourrait appeler à se mobiliser dès l'automne.

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  • La CGT reste numéro un à la SNCF

    Avec 39,3% des voix, elle a maintenu sa position très majoritaire lors de ces élections professionnelles marquées par une poussée de Sud Rail.

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  • Participation en baisse chez les salariés, la CGT en tête

    Comme en 2002, la CGT est en tête des élections prud'homales qui se tenaient ce mercredi, devant la CFDT et Force Ouvrière.

    Publié le 03/12/2008 Participation en baisse chez les salariés, la CGT en tête
Plus d'infos

La CGT est aujourd'hui le premier syndicat du pays en terme de résultats aux élections professionnelles, avec 33,8% des voix aux prud'homales de 2008. Mais, avec 654.500 adhérents, elle se trouve derrière la CFDT en matière d'effectifs revendiqués (814.000). Et le syndicat, en crise, peine à faire sa mue. Dès ce lundi, le vote sur le rapport d'activité va permettre de jauger l'ampleur des résistances internes à la transformation engagée.

Thibault, un "Gorbatchev de la CGT" ?

Pour la première fois depuis qu'il est secrétaire général (une fonction qu'il occupe depuis 1999), Bernard Thibault et son orientation politique, que certains chercheurs qualifient de "Gorbatchev de la CGT", sont ouvertement contestés par un collectif de communistes orthodoxes et militants d'extrême gauche - "où va la CGT ?" - formé derrière un responsable du Nord, Jean-Pierre Delannoy. Mais la candidature de son opposant n'est que symbolique faute de satisfaire aux exigences statutaires, et Bernard Thibault est assuré d'être réélu pour un quatrième mandat.

A part le renouvellement des cadres, l'un des principaux défis du congrès sera de chercher à élargir la base du syndicat, surtout dans des secteurs comme les services, où la CGT peine à s'implanter, alors que ses bastions industriels traditionnels subissent la crise de plein fouet. La centrale se penchera aussi sur le problème de l'engagement syndical des jeunes, freiné par la précarité de l'emploi, et devrait proposer d'orienter d'avantages de moyens pour eux.

Par TF1 News (avec agence) le 07 décembre 2009 à 07:25
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7 Commentaires

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  • da04lau, le 10/12/2009 à 16h29

    En France personne n'a plus besoin des syndicats. Comment voulez-vous qu'ils comprennent les ouvriers licenciés et les problèmes financiers qui en découlent quand on voit que ces messieurs se déplacent dans de très belles voitures avec chauffeur. Mr Thibaut, par exemple. Ils m'écoeurent tous.

  • kilian0611, le 07/12/2009 à 14h18

    Ont en a rien a faire de ce satellite du PCF

  • testclin, le 07/12/2009 à 14h03

    "Il n'y aucun déshonneur à conclure un "bon" contrat "employé-employeur" " dit un commentaire. Je rappelle que les salariés ont déjà des contrats pour travailler, sinon, c'est illégal. Le contrat n'est pas le problème. C'est le "bon" qui pose problème de nos jours ! Tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a une crise ( et qu'elle n'en est qu'à son début quoi que l'on nous affirme ). On nous dit que pour résoudre une crise, il faut faire des "compromis". Ca serait vrai si nous en étions tous responsables ! Par exemple, l'écologie, c'est l'affaire de tous, nous sommes tous responsables, à nous tous de résoudre le problème des pollutions. Or, je suis navré, mais la crise actuelle est le fruit de quelques banques peu scrupuleuses qui ont laissé faire et pire, joué, avec l'argent des clients ! Pour tout cet argent perdu, on augmente la crise en endettant le gouvernement afin de redonner de l'argent aux mêmes qui ont mal "joué". Les patrons des entreprises, qui devraient être les premiers à réclamer l'argent qu'ils ont perdu à ces mêmes banques, car bien plus conséquent, décident d'augmenter le temps de travail des salariés en n'augmentant pas le salaire, en licenciant, en n'embauchant plus du tout, pour arriver à joindre les deux bouts. Ma question est : Pourquoi les patrons et les salariés devraient faire des "compromis" de la sorte dans la mesure où ne pas augmenter le salaire d'un employé tout en lui demandant de travailler plus, ne résorbe pas une crise mais l'accentue ? De plus , pourquoi serait-ce à ces deux catégories, qui ne sont en rien responsables de l'irresponsabilité des traders, de faire des efforts dans la mesure où personne n'a démérité ni d'un côté, ni de l'autre ? Les syndicats, en France, ont toujours défendu les salariés, et d'ailleurs c'est sa seule mission. Aujourd'hui, l'un des plus importants de France a décidé de faire des "compromis" avec les mêmes qui alimentent les caisses des irresponsables banques vides ! Ce n'est pas un progrès social mais bel et bien une régression. Il me semble que lorsque un pays connaît une crise, qu'elle soit militaire ou économique, deux choix uniquement s'offrent : Soit on collabore, soit on résiste... Et c'est vraiment là tout le débat concernant la choix que devra faire la CGT... Quand bien même, la CGT ferait des compromis, il reste bel et bien des syndicats qui assureront toujours en priorité la défense des salariés, qu'on se le dise !

  • confucius83, le 07/12/2009 à 11h49

    Ce qui leur manque le plus : c'est l'ouverture d'esprit, on ne peut plus faire du syndicalisme " façon 36" à notre époque. A force de refuser tout dialogue constructif, les syndicats et plus particulièrement la CGT se sont isolés des salariés et aussi des employeurs. Il n'y a aucun déshonneur à conclure un bon contrat "employé-employeur" plutôt que de jeter des gens dans la rue et ne rien obtenir. Il faut savoir négocier et ce n'est pas le point fort de nos syndicats français attachés à leurs prérogatives désuètes et arc-boutés sur leurs faux avantages sociaux..

  • halx, le 07/12/2009 à 11h09

    C'est si dur que ça que de rendre à César ce qui est à César??? Si les syndicats n'avaient pas été là en 1936 puis 1968, vous travailleriez beaucoup plus pour être payé des clopinettes!!! Un peu de respect n'a jamais tué personne... A moins que vous ne soyez patron ou rentier, bien sûr... Ceci dit même les patrons sont parfois contents d'aller trouver les syndicats (en mai 68 par exemple)...

  • a.1.2.c.4, le 07/12/2009 à 10h09

    Et s'il s'étiolait complètement ... jusqu'à disparaître totalement ... Alors, quel bonheur !

  • henri_bambelle, le 07/12/2009 à 10h02

    Les temps sont durs pour les syndicats, pas seulement pour la CGT. MAis les syndicats n'y sont pas pour rien : calcifiés dant une attitude moyenâgeuse, ils ne vivent plus dans le monde des travailleurs.

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