© LCILes 35 heures étaient volontiers présentées, lors de la mise en place de la mesure, comme la plus grande avancée sociale depuis les congés payés. Avant que la mesure phare de Martine Aubry ne soit chargée de tous les maux par la droite, accusée de peser trop lourdement sur les entreprises, et de nuire à la compétitivité de la France. "Détricotées" en juillet 2008 par le texte de Xavier Bertrand sur la rénovation de la démocratie sociale, les 35 heures existent toujours en tant que durée légale du temps de travail, mais chaque entreprise peut de fait négocier la durée du travail et ses contreparties.
Les prêtres guettés par le "burnout"
Jeunes cadres surchargés, médecins, professeurs : tous sont guettés par cette forme insidieuse d'épuisement professionnel. A cette liste, il faut désormais ajouter les prêtres...
Publié le 29/05/2010
Stress : le gouvernement fait marche arrière !
Le ministère du Travail a indiqué avoir retiré de son site Internet les listes des entreprises mauvaises ou moyennes élèves en matière de prévention.
Publié le 19/02/2010
Pourtant aujourd'hui, Xavier Darcos revient sur les 35 heures à l'occasion d'un entretien dans Le Figaro. Avec cette fois un angle d'attaque inédit : alors qu'on attend cette semaine un premier bilan sur les questionnaires sur le stress au travail remplis par les salariés de France Télécom, et que l'UMP présente les conclusions de son groupe de travail sur le même thème, le ministre du Travail assure que cette réforme "a généré du stress pour les salariés qui devaient faire en 35 heures ce qu'ils faisaient avant en 39".
"Ne pas toucher à la durée légale du travail"
"Cette réforme n'a pas créé d'emplois mais elle a apporté son lot de perversité", dénonce le ministre du Travail en commentant : "Même à gauche, plus grand monde n'ose s'en réclamer (...) Elle n'était pas non plus adaptée à la compétition internationale et donnait une vision archaïque, post-soixante-huitarde, de la société".
A contrario, il défend la réforme de 2008 : "Les lois Aubry, c'était 35 heures partout ; nous avons permis aux salariés et aux patrons d'en discuter directement entre eux", en renvoyant "autant que possible la négociation au sein des entreprises". Autres avantages, selon lui : "La défiscalisation et l'exonération des charges sur les heures supplémentaires de la loi Tepa ont donné aux salariés qui le souhaitent la possibilité de travailler plus. Avec succès : le nombre d'heures sup' a augmenté de 30 % entre 2006 et 2008 et devrait à peine baisser en 2009 malgré la crise. Nous avons aussi en 2008 décontingenté le nombre d'heures supplémentaires".
Pour autant, le ministre n'est pas favorable à la disparition de la référence légale aux 35 heures : "Nous avons décidé en 2007 de ne pas toucher à la durée légale du travail. Et nous avons bien fait car nous n'aurions pas pu obtenir ce que nous souhaitions : permettre aux salariés qui le désirent de travailler plus pour gagner plus".
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