Si vous vous inquétiez pour votre réveillon de Noël, vous pouvez souffler : il n'y aura pas de blocus. Après trois séances de négociations-marathon, les syndicats et TLF, seule organisation patronale du secteur routier à être restée jusqu'au bout, sont parvenus vendredi soir à un accord qui met fin au mot d'ordre de grève et à la menace pesant sur les approvisionnements de Noël.
La dinde ne finira plus ses jours à Disneyland
Le volatile traditionnellement gracié par le président américain finira cette année ses jours dans la résidence du premier président américain, près de Washington.
Publié le 22/11/2010
Bussereau veut lever les menaces sur la dinde de Noël
Alors que les routiers, qui veulent être mieux payés, menacent de bloquer les entrepôts dès dimanche, le ministre les reçoit ce lundi et promet la mise en place d'un médiateur.
Publié le 07/12/2009
Bussereau veut une liste noire mondiale des compagnies
Dans une interview au Figaro, le secrétaire d'Etat aux Transports juge en effet insuffisante l'existence d'une liste noire européenne.
Publié le 02/07/2009
Les pilotes menacent, Bussereau rassure
Le secrétaire d'Etat aux Transports a assuré vendredi que les revendications des pilotes seraient satisfaites et que la grève en plein été serait évitée.
Publié le 23/05/2009
Bussereau s'attaque aux passages à niveau
Le secrétaire d'Etat aux Transports propose 20 mesures pour améliorer la sécurité sur les passages à niveau. Il s'est donné pour objectif de diviser par 2 le nombre de collisions d'ici 10 ans.
Publié le 26/06/2008
Routiers : il n'y aura pas de grève dimanche
Les syndicats et une organisation patronale du secteur routier, TLF, sont parvenus vendredi à un accord sur les salaires qui a permis de lever la menace de blocus à partir de dimanche.
Publié le 11/12/2009
Négociations avec les routiers : un accord avant vendredi ?
La grève des routiers va-t-elle menacer les fêtes de fin d'année ? Elle est censée débuter dimanche soir. Les négociations de la dernière chance ont commencé. Date butoir : vendredi matin.
Publié le 09/12/2009
Après une deuxième nuit de discussions les négociateurs s'étaient quittés au petit matin vendredi, avec l'espoir de signer rapidement en fin de matinée le texte mis au point prévoyant une augmentation des salaires de 4% en une ou plusieurs fois, selon les coefficients horaires. Et ce même si trois organisations patronales (FNTR, Unostra, OTRE) avaient claqué la porte. Mais il a fallu encore plus de six heures d'une réunion commencée à 11 heures pour que tout le monde tombe d'accord et qu'à 18 heures le texte soit signé, une heure après l'annonce par plusieurs syndicats d'un accord sur le fond, ouvrant la voie à la levée de l'appel au blocage des entrepôts de la grande distribution à partir de dimanche soir.
"Mangeurs de dinde"
Interrogée sur la revalorisation salariale obtenue, Gérard Martinez (FO) a affirmé: "On s'approche des 4% mais on n'y est pas tout à fait". La signature de TLF permet que l'accord s'applique dans un premier temps aux entreprises adhérentes à cette organisation, et dans un deuxième temps, à toute la profession, si le ministre du Travail décide son extension, au terme d'une procédure durant plusieurs semaines. La balle est donc désormais dans le camp du gouvernement, l'opposition d'organisations patronales pouvant seulement retarder le processus.
Du coup de leur côté, les critiques étaient vives vendredi. La FNTR a dénoncé un "marché de dupes", car "les 100 millions d'euros engagés dans cette affaire par l'Etat" en contrepartie partielle des augmentations salariales, "avaient déjà été promis au secteur pour compenser une partie de la taxe carbone". Selon elle, ces augmentations de salaire sont "décalés par rapport aux difficultés" actuelles.
"Le Secrétaire d'Etat aux transports nous a obligés à négocier dans l'urgence, non pas en conclusion d'une analyse partagée, mais pour ne pas contrarier les mangeurs de dinde du prochain réveillon", a déploré de son côté l'Unostra. "L'augmentation de la masse salariale résulte de l'activité économique et seul le retour à des prestations mieux payées et une fiscalité supportable les permettront. Pour atteindre cet objectif, l'Etat doit accompagner les TPE et les PME du transport routier de marchandises en soutenant le rétablissement d'un meilleur rapport de force avec les chargeurs", a-t-elle ajouté. Pour l'Otre, "TLF, représentant les grands groupes de transport routier et logistique à capitaux financiers, poursuit ses négociations sur les revalorisations salariales" et si cet accord est validé, il risque "de creuser la tombe d'un très grand nombre de PME du secteur dans les 12 prochains mois".
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