Manifestation contre le chômage et la précarité, le 6 décembre 2008 © TF1-LCIIls sont les premières victimes de la crise. Des victimes qui assurent pourtant ne recevoir aucun aide, bien au contraire, puisque leur quotidien déjà marqué par le manque de ressources se double d'un parcours du combattant fait de tracasseries administratives. Ce sont les chômeurs. Leur galère est souvent solitaire et on les voit peu manifester dans la rue, faute d'organisation. C'est précisément pour leur donner plus de visibilités que les associations qui leur servent de porte-voix ont appelé à manifester ce samedi à Paris.
Les chômeurs manifestent leur ras-le-bol
Entre 1400 et 5000 personnes ont manifesté samedi à Paris, à l'appel des associations de chômeurs pour dénoncer les tracasseries administratives et leur manque de ressources, sur fond de pénuries d'emploi.
Publié le 05/12/2009
En octobre, 70 chômeurs de plus par heure
INFO LCI : La hausse du chômage continue en octobre à un rythme effréné : 2% d'augmentation, 52400 chômeurs en plus.
Publié le 26/11/2009
"Beaucoup moins" que 20.000 chômeurs en plus
Christine Lagarde a tenu à rectifier les informations parues mercredi matin selon lesquelles il y aurait 20.000 à 30.000 chômeurs de plus en juillet.
Publié le 26/08/2009
Pôle emploi va sous-traiter le placement des chômeurs
Alors que Pôle emploi croule sous les nouveaux inscrits, le recours à des opérateurs privés de placement, jusqu'alors marginal, pourrait bientôt concerner 320.000 chômeurs, selon Les Echos.
Publié le 21/07/2009
La barre des 2,5 millions de chômeurs franchie
Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 58.500 en avril. Sur un an, le chômage a crû de presque 25%.
Publié le 29/05/2009
Un million de chômeurs de plus en 2009 en France ?
Selon l'ex-directeur général de l'Unedic, "on n'a jamais vu une telle rapidité de croissance du chômage depuis l'après-guerre et peut-être la crise de 1929".
Publié le 15/05/2009
Ces organisations de chômeurs peinent malgré la crise à se faire entendre des pouvoirs publics. Inégalement structurées, aucune d'elles (Apeis, AC!, MNCP, CGT Chômeurs) n'est représentée au conseil d'administration de Pôle emploi, où le pouvoir est réparti entre l'Etat, le patronat, cinq syndicats et des élus. C'est à partir de janvier seulement qu'elles seront consultées via des comités de liaison départementaux en principe une fois par mois, selon Pôle emploi.
"On ne va plus à Pôle emploi que pour être contrôlé"
Nées dans les années 1990, ces associations ont une base fragile et fluctuante, sauf pour le Mouvement national des chômeurs et précaires, héritier du syndicat des chômeurs fondé en 1982 par Maurice Pagat. Elles reconnaissent elles-mêmes des effectifs à géométrie variable (500 pour AC!, quelques milliers pour l'Apeis et CGT Chômeurs, 6000 pour le MNCP), être chômeur n'étant ni une revendication, ni une identité ayant vocation à durer. Elles ont été au coeur de l'épreuve de force pour réintégrer les "recalculés" dans leurs droits et arracher une prime de Noël en 1998. Depuis, elles manifestent chaque année avant les fêtes de Noël, réclamant en vain une revalorisation de la prime de Noël, inchangée à 152,45 euros pour une personne seule depuis douze ans.
Cette année, alors que le chômage est remonté à 9,5% de la population active, des occupations éclair de locaux administratifs ont eu lieu depuis le 20 novembre à Brest, Morlaix, Paris ou Montreuil. Samedi, jusqu'à 6000 personnes pourraient défiler entre la place de Stalingrad et la place Clichy, une manifestation que les associations veulent faire suivre d'autres actions décentralisées. Des salariés sans papiers en grève et des employés de Teleperformance menacés par un plan social se joindront au cortège. Certains députés et sénateurs ont été invités pour exprimer un soutien "moral et citoyen" alors que le nombre total de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi a dépassé les 4 millions en octobre.
"Ils ne seront pas tous dans la rue, il y a un état d'esprit qui fait que les chômeurs sont invisibles : ils vivent repliés, n'ont plus de collègues de travail et sont totalement traumatisés par le discours voulant que c'est de leur faute", explique Marc Desplats, président du MNCP. "Avec la crise, cette attitude de l'opinion évolue" selon lui, et la CGT chômeurs note aussi "une attitude plus revendicative dans ses permanences". Au premier rang de leurs revendications : l'arrêt des dysfonctionnements de Pôle emploi dont "les conseillers ne savent plus rien", l'arrêt des "contrôles tatillons entretenant la peur", des radiations précédées d'aucune convocation, et la revalorisation urgente des différents revenus des chômeurs et précaires. "Les gens ne se disent pas qu'ils vont à Pôle emploi pour trouver de l'aide, mais pour être contrôlés, souligne Marc Desplats. Ils nous appellent avant, paniqués, en demandant ce qu'ils doivent dire. On les force à accepter des petits boulots, 5 heures par ci, 5 heures par là sinon on coupe les allocations".
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Les chômeurs manifestent leur ras-le-bol
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