Quand les chômeurs se révoltent

Par TF1 News (d'après agence), le 05 décembre 2009 à 10h49 , mis à jour le 05 décembre 2009 à 10h53

Manque de ressources, tracasseries administratives : des associations dénoncent le durcissement des conditions de vie des chômeurs. Elles appellent à manifester.

Manifestation chômeurs précaritéManifestation contre le chômage et la précarité, le 6 décembre 2008 © TF1-LCI

Ils sont les premières victimes de la crise. Des victimes qui assurent pourtant ne recevoir aucun aide, bien au contraire, puisque leur quotidien déjà marqué par le manque de ressources se double d'un parcours du combattant fait de tracasseries administratives. Ce sont les chômeurs. Leur galère est souvent solitaire et on les voit peu manifester dans la rue, faute d'organisation. C'est précisément pour leur donner plus de visibilités que les associations qui leur servent de porte-voix ont appelé à manifester ce samedi à Paris.

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Ces organisations de chômeurs peinent malgré la crise à se faire entendre des pouvoirs publics. Inégalement structurées, aucune d'elles (Apeis, AC!, MNCP, CGT Chômeurs) n'est représentée au conseil d'administration de Pôle emploi, où le pouvoir est réparti entre l'Etat, le patronat, cinq syndicats et des élus. C'est à partir de janvier seulement qu'elles seront consultées via des comités de liaison départementaux en principe une fois par mois, selon Pôle emploi.

"On ne va plus à Pôle emploi que pour être contrôlé"

Nées dans les années 1990, ces associations ont une base fragile et fluctuante, sauf pour le Mouvement national des chômeurs et précaires, héritier du syndicat des chômeurs fondé en 1982 par Maurice Pagat. Elles reconnaissent elles-mêmes des effectifs à géométrie variable (500 pour AC!, quelques milliers pour l'Apeis et CGT Chômeurs, 6000 pour le MNCP), être chômeur n'étant ni une revendication, ni une identité ayant vocation à durer. Elles ont été au coeur de l'épreuve de force pour réintégrer les "recalculés" dans leurs droits et arracher une prime de Noël en 1998. Depuis, elles manifestent chaque année avant les fêtes de Noël, réclamant en vain une revalorisation de la prime de Noël, inchangée à 152,45 euros pour une personne seule depuis douze ans.

Cette année, alors que le chômage est remonté à 9,5% de la population active, des occupations éclair de locaux administratifs ont eu lieu depuis le 20 novembre à Brest, Morlaix, Paris ou Montreuil. Samedi, jusqu'à 6000 personnes pourraient défiler entre la place de Stalingrad et la place Clichy, une manifestation que les associations veulent faire suivre d'autres actions décentralisées. Des salariés sans papiers en grève et des employés de Teleperformance menacés par un plan social se joindront au cortège. Certains députés et sénateurs ont été invités pour exprimer un soutien "moral et citoyen" alors que le nombre total de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi a dépassé les 4 millions en octobre.

"Ils ne seront pas tous dans la rue, il y a un état d'esprit qui fait que les chômeurs sont invisibles : ils vivent repliés, n'ont plus de collègues de travail et sont totalement traumatisés par le discours voulant que c'est de leur faute", explique Marc Desplats, président du MNCP. "Avec la crise, cette attitude de l'opinion évolue" selon lui, et la CGT chômeurs note aussi "une attitude plus revendicative dans ses permanences". Au premier rang de leurs revendications : l'arrêt des dysfonctionnements de Pôle emploi dont "les conseillers ne savent plus rien", l'arrêt des "contrôles tatillons entretenant la peur", des radiations précédées d'aucune convocation, et la revalorisation urgente des différents revenus des chômeurs et précaires. "Les gens ne se disent pas qu'ils vont à Pôle emploi pour trouver de l'aide, mais pour être contrôlés, souligne Marc Desplats. Ils nous appellent avant, paniqués, en demandant ce qu'ils doivent dire. On les force à accepter des petits boulots, 5 heures par ci, 5 heures par là sinon on coupe les allocations".

Par TF1 News (d'après agence) le 05 décembre 2009 à 10:49
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39 Commentaires

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  • rique57, le 06/12/2009 à 15h29

    Moncommandant. je réponds à votre texte non ma place n'est pas à envier car j'aide les gens justement dans leur rechreche d'emploi et je suis bénévol à ce poste . J'ai été moi aussi sans travail c'est pour cela que j'aide les gens, donc la fin de votre texte n'est pas très sympa. MERCI A VOUS RIRI APEIS RUEIL

  • smoo5, le 06/12/2009 à 04h05

    Tout le monde peut se retrouver au chomage mon mari a 58 ans a ete licencier avec 800 euros par moi et juste le droit de la fermer lorsque au bout du fil une personne de l anpe se fout de votre gueule lorsque vous lui dite comment se fait il qu il est droit a si peu au bout de 42 ans de cotisation elle m a repondu que c etait bien assez et qu il devrait etre content car on ne l obligera pas a rechercher un travail heureusement que je travaillais dans la fonction publique et que j ai une retraite convenable mais de voir son mari rabaisser par des paroles de cette personne lui a fait tres mal et pour la 2 fois j ai vu mon mari pleurer la 1 fois c etait a la mort de notre fils de 20 ans

  • tcaut, le 05/12/2009 à 21h57

    Bonsoir LCI et vous tous amis lecteurs Je vous invite à lie et remercie le commentaire réponse que m'a laissé danou34110, cette personne en plus de bien écrire ses commentaires a connu ce problème de chômage et peut être pire , à la simple lecture de son commentaire, je dis BRAVO à danou34110 J'ai moi aussi quelque peu galéré mais pas aussi bas . Merci à toutes et tous et pour celles et ceux qui souffrent courage. cordialement Thierry 54 ans

  • danou34110, le 05/12/2009 à 20h12

    J'ai connu une époque où, pour savoir si j'allais pouvoir faire un petit extra pour les fêtes et offrir quelques babioles à mes petits enfants, j'étais suspendue aux infos pour savoir si cette prime serait versée et quand. Alors, si c'est votre cas, je suis de tout coeur avec vous. Danou34110

  • danou34110, le 05/12/2009 à 20h05

    Merci, Thierry, vous me flattez. Mes commentaires me sont dictés par mon coeur et mon expérience, parce que, si maintenant que je suis une nouvelle retraitée ça va mieux pour moi, j'ai vécu dans le passé de grosses galères et sans avoir été SDF, ni fait la manche, j'ai connu la faim et le froid, la nuit, qui réveille constamment. Je crois que c'est pire que la faim parce que tous les muscles sont tétanisés et font mal. J'ai eu des périodes où guettant le virement des ASSEDIC (allocation de solidarité), je faisais durer ma dernière pièce de 10 Frs au cas où... Et ceux qui me connaissaient n'ont jamais deviné. La déchéance qui survient après la perte d'emploi, j'ai connu et je n'ai pas oublié. Alors, aujourd'hui, ça me paraît évident d'essayer d'apporter ma petite pierre à l'édifice de la solidarité, donc je suis vice présidente d'une association humanitaire de proximité et je fais de petits gestes, quand je peux ici et là. Mais les commentaires de personnes qui, de toute évidence, n'ont jamais connu la galère me hérissent le poil. Et même quand ceux qui sont en détresse y sont un peu pour quelque chose, ce n'est pas une raison pour les laisser sombrer tout à fait. Danou34110

  • moncommandant, le 05/12/2009 à 19h04

    Yetiman, il existe beaucoup de cas où les employeurs ne trouvent personne, pour cause, leurs prétentions. Exemple: Bac exigé pour garder des enfants, trilingue dont le tchèque parce que la boîte travaille avec des sous-traitants de cette nationalité, salaire dérisoire au regard des frais professionnels de route...Bref, des gens qui ont envie de travailler mais on ne veut pas d'eux. Par contre, rien ne vous empêche de laisser votre place à un chômeur, si sa place est si enviable à vos yeux, et prenez la sienne.

  • tcaut, le 05/12/2009 à 17h42

    Bonjour LCI, tous les lecteurs et danou34110 qui a d'excellents commantaires, Si chacun de nous donnait entre 1 et 5 EUR ( ce n'est pas grand chose ), personnellement je le fais pour aider en période de crise, cela serait beau surtout en période de fin d'année. C'est cela la solidarité ....et croyez moi on se sent bien après. "Aidez son prochain". ce n'est pas de moi. Ce n'est pas d'aujourd'hui mais ça fonctionnerait encore. cordialement à tous Thierry

  • rique57, le 05/12/2009 à 17h31

    A entendre certains commentaires ont critiquent les chômeurs, ont les traitent presque de fainéants et lespatrons qui suppriment des emplois que leurs dit ont????? Bravo MESSIEURS Continuez. C'est le monde à l'envers. MERCI RIRI APEIS RUEIL

  • m1a9r4t6, le 05/12/2009 à 17h09

    J ai 60 ans forcee de prendre ma retraite avant l heure ancienne rmiste qui a bosse sa vie mais est tombee malade merci sarko la retraite est pas mieux je remercie ac de son soutien ne parlez pas de taf au black car c est plus souvent les gens de bonne situation qui en trouvent avec toutes les magouilles autour aujourd hui les chomeurs s ils ne se suicident pas on en parle pas galerent cherchent du taf courage la roue tourne et ca risque chauffer je v embrasse tous les precaires couurage v avez raison de ne pas v laisser faire c est ac martine

  • henri_bambelle, le 05/12/2009 à 17h04

    Nul ne peut se prétendre à l'abri du chômage. Ceux qui prétendent le contraire déchanteront un jour. UN peu de modestie et de respect pour ceux qui souffrent en silence.

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