© AFPIls ont jusqu'à vendredi matin, date butoir fixée par les syndicats, pour trouver un accord mais pour l'heure c'est mal parti... Les routiers ont quitté mercredi le ministère des Transports très en colère, après la proposition du gouvernement de 100 millions d'euros en allégement de la future taxe carbone. Très insuffisant, répondent les syndicats, qui espéraient plus de dialogue. "On nous prend pour des cons, on va aller au conflit, c'est tout", a déclaré Gérard Martinez (FO).
Bussereau veut lever les menaces sur la dinde de Noël
Alors que les routiers, qui veulent être mieux payés, menacent de bloquer les entrepôts dès dimanche, le ministre les reçoit ce lundi et promet la mise en place d'un médiateur.
Publié le 07/12/2009
Bussereau veut une liste noire mondiale des compagnies
Dans une interview au Figaro, le secrétaire d'Etat aux Transports juge en effet insuffisante l'existence d'une liste noire européenne.
Publié le 02/07/2009
Les pilotes menacent, Bussereau rassure
Le secrétaire d'Etat aux Transports a assuré vendredi que les revendications des pilotes seraient satisfaites et que la grève en plein été serait évitée.
Publié le 23/05/2009
Bussereau s'attaque aux passages à niveau
Le secrétaire d'Etat aux Transports propose 20 mesures pour améliorer la sécurité sur les passages à niveau. Il s'est donné pour objectif de diviser par 2 le nombre de collisions d'ici 10 ans.
Publié le 26/06/2008
Négociations avec les routiers : un accord avant vendredi ?
La grève des routiers va-t-elle menacer les fêtes de fin d'année ? Elle est censée débuter dimanche soir. Les négociations de la dernière chance ont commencé. Date butoir : vendredi matin.
Publié le 09/12/2009
Dans le détail, le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a proposé de réduire d'environ 100 millions d'euros la future taxe carbone pour les entreprises du transport routier. "C'est un geste de l'Etat pour faciliter le dialogue", a souligné le ministre. Seulement voilà, selon la FNTR, première organisation patronale du secteur, la taxe carbone du secteur s'élèverait à 400 millions d'euros. "C'est une proposition que j'ai faite dans la nuit, j'ai laissé chacun réfléchir, et cet après-midi les négociations reprendront, je crois qu'ils viendront, que la raison l'emportera", a déclaré Dominique Bussereau sur i-Télé jeudi matin.
"Les 100 millions d'euros, c'est la collectivité qui va les payer. On nous a déposé ça comme un petit paquet au milieu de la table", a déclaré Patrick Vancraeyenest (CGT). "On pensait qu'on valait mieux qu'une annonce et un départ", a-t-il ajouté, faisant référence à M. Bussereau qui a quitté la réunion aussitôt après son annonce. "On a affaire comme d'habitude à des patrons qui se comportent comme des chasseurs de primes", qui "ne pensent qu'à une seule chose: se faire payer les salaires par quelqu'un d'autre", a lancé Maxime Dumont (CFDT). "Ils n'ont fait aucune proposition, aucune concession (...) Les salariés ont fait des propositions, l'Etat en a fait, de l'autre côté on a un mur", a-t-il déclaré.
Blocage des laitiers ?
L'APLI et la Coordination rurale disent être en discussion avec les routiers qui revendiquent de leurs côtés une hausse de salaires. "On a de quoi perturber les fêtes de Noël. C'est malheureux d'en arriver là, mais c'est intenable. On veut vivre de notre métier", a expliqué Pascal Massol sur la radio France Bleu Périgord. "Si d'ici dimanche soir, on n'a pas un signal du ministre (Bruno Le Maire, ndlr) pour qu'il s'engage dans des discussions avec tous les producteurs de lait, on se joindra aux routiers", a affirmé à l'AFP François Lucas, le président du syndicat agricole Coordination rurale.
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