Image d'archives : Jour de grève nationale à la SNCF, gare Saint-Lazare à Paris © REUTERSLe conflit sur la portion RATP de la ligne A du RER à peine terminé, un nouveau mouvement social vient paralyser une partie des transports parisiens. Cette fois-ci, c'est le réseau banlieue de Paris-Saint-Lazare qui est touché, ce depuis dimanche. Le trafic est encore perturbé ce mardi sur une partie du réseau par une grève illimitée à l'appel de Sud Rail en raison d'un conflit concernant les conducteurs de manoeuvre, chargés du transfert des trains à vide entre les quais et les voies de garage.
Amère fin de grève sur le RER A, début de conflit à Saint-Lazare
Le retour à un trafic normal ce lundi marque la fin de la plus longue grève qu'ait connue la RATP depuis 1995. En revanche, sur le réseau banlieue de Paris Saint-Lazare, un nouveau conflit limite fortement le trafic.
Publié le 28/12/2009
Cependant, les perturbations sont moindres que les 50% de trains bloqués annoncés initialement. Selon la RATP, le trafic réel est légèrement supérieur à 80% du trafic normal sur les tronçons Paris-Versailles Rive Droite, Paris/Saint-Nom-la-Bretèche, Noisy-le-Roi/Saint-Germain Grande Ceinture, Paris/Maisons-Laffitte. Ces tronçons sont fréquentés par quelque 100.000 voyageurs en cette période de fêtes (200.000 en temps normal), selon la SNCF.
Inspection du travail
Cette grève, qui concerne à l'origine les seuls conducteurs de manoeuvre de Saint-Lazare, a un impact sur le trafic car elle est aussi suivie par un nombre indéterminé de conducteurs "classiques" parce qu'ils ont été conducteurs de manoeuvre dans le passé ou parce qu'ils la soutiennent, a indiqué Sud Rail. Le syndicat, satisfait du récent transfert des conducteurs de manoeuvre de la catégorie des "sédentaires" à celle des "roulants", réclame "un rattrapage d'au moins 16 euros par jour" pour les cinq ans dans le précédent statut, a précisé David Michel, délégué du personnel à Saint-Lazare. "Le grade de conducteur de manoeuvre, créé il y a cinq ans par la SNCF pour réduire les coûts, avait été aligné sur la réglementation des sédentaires, donnant droit à moins de repos que celle des roulants. Comme l'inspection du travail nous a donné raison en juin, une partie de ces conducteurs ont été classés en roulants en juillet, le reste mi-décembre", a-t-il ajouté.
La demande de rattrapage financier "concerne 40 à 50 personnes : ce n'est pas ça qui va mettre la SNCF en faillite", a lancé le syndicaliste, en déplorant que "pour l'instant, la direction n'ait pas pris contact pour négocier".
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