Un des plus gros centres de production du vaccin contre la grippe A (H1N1). © TF1/LCILa grève chez Sanofi-Pasteur, la division de Sanofi-Aventis chargée notamment de produire le fameux vaccin contre la grippe A, s'étend. Après le site de Val-de-Reuil (Eure), c'est celui de Marcy l'Etoile, près de Lyon, qui est gagné par la grogne sociale. "Le mouvement a débuté lundi soir à l'appel d'une intersyndicale et 1.000 salariés, sur les 3.000 que compte le site, sont désormais en grève", explique à TF1 News un délégué syndical CGT de l'entreprise. "22 sites Sanofi sont désormais en grève", pointe Cyril d'Andréa. Le site de Marcy l'Etoile participe notamment à la production des vaccins contre les grippes saisonnière et A/H1N1.
Les syndicats s'élèvent contre les propositions de la direction : "seulement 1,2% d'augmentation générale", alors que le groupe a enregistré "des profits records" et a augmenté le dividende des actionnaires "de 23%".
"Cela fait partie du jeu"
Le président de Sanofi-Aventis en France réagit sur TF1 News. "C'est vrai que la grève s'étend. En plus de ces deux centres de productions des vaccins, des grèves courtes ont été menées sur cinq sites", admet Christian Lajoux, qui tempère : "Nous sommes dans une confrontation entre la direction et les organisations syndicales. Cela fait partie du jeu de faire pression même si chacun est bien conscient de la nécessité de réformer l'entreprise".
Sur les chiffres, Christian Lajoux tient à faire entendre une autre version. "La direction propose certes 1,2% d'augmentation générale mais l'enveloppe globale est de 3,2% et il ne faut pas oublier que tous les collaborateurs sont intéressés à nos résultats. Cela a représenté plus de trois mois de rémunération pour les plus bas salaires", pointe le président de Sanofi-Aventis. "Après un an d'ancienneté, il n'y a pas de rémunération annuelle inférieure à 22.000 euros. C'est au dessus de la moyenne de l'industrie", ajoute-t-il.
Impact sur la production ?
Un autre site de production de vaccin contre la grippe H1N1, à Val-de-Reuil (Eure), est perturbé depuis jeudi par une grève organisée par les syndicats CFDT, CGT et FO qui réclament aussi une augmentation des salaires. Selon la direction, cette grève qui concerne aussi d'autres sites Sanofi-Aventis en France, ne provoquera pas de rupture de stock de vaccins. "Je ne suis pas inquiet car les collaborateurs de Sanofi sont de gens responsables. Ils savent leur mission en terme de santé publique", explique Christian Lajoux.
Elle était alors suivie par 200 salariés sur un effectif total de 1.800 selon la direction, par 400 à 500 selon les syndicats. Selon Mickaël Neel, délégué CFDT, la direction ne proposait à l'échelle du groupe qu'une augmentation de 1,5% alors que les syndicats réclament 3% avec un minimum de 150 euros.
Les grévistes avaient manifesté jeudi et vendredi dans les différents services de l'usine pour inciter les non-grévistes à les rejoindre. Rassemblés devant les portes de l'usine autour d'un barbecue, ils ont voté la poursuite de la grève samedi, dimanche et lundi. Les syndicats entendent protester aussi contre les réductions d'effectifs qui se sont élevés en 2009 à 3.000 dans le groupe en France, selon eux. La CFDT avait déjà organisé le 1er décembre une manifestation sur ces thèmes devant le site de Val-de-Reuil.
Découvrez le sujet du 20 heures consacré, fin octobre, à ces centres :
- Plongée au coeur d'un centre de production du vaccin - 02 min 35 s
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