Nicolas Sarkozy a présenté ses vœux aux forces économiques du pays à Cholet. © TF1/LCIParmi ces dossiers, Nicolas Sarkozy a cité l'adaptation de la protection sociale au défi du vieillissement - défi d'autant plus grand que la crise a mis à mal les finances sociales de la France, a souligné le chef de l'Etat. "Ça fait cinquante ans que nous gagnons un trimestre d'espérance de vie par an", a-t-il dit. Mais cette "bonne nouvelle" doit conduire à se pencher sur le système de retraite. "Les Français ne s'y trompent pas: plus des trois quarts d'entre eux se disent inquiets pour leurs retraites", a ajouté le chef de l'Etat. "Il serait irresponsable de ne pas leur apporter de réponse."
Retraite : 61 ou 62 ans ? Le PS brise un tabou
Suivant les dires de Martine Aubry, la direction du PS a affiché mardi sa volonté d'un compromis avec le gouvernement sur l'épineux dossier des retraites, à un mois de la rencontre Sarkozy/partenaires sociaux. L'aile gauche du parti reste rétive.
Publié le 19/01/2010
Il a rappelé qu'il s'était engagé en juin, devant le Parlement réuni en congrès à Versailles, à organiser un rendez-vous sur les retraites en 2010, qui inclura la question de la pénibilité du travail. "Nous en arrêterons ensemble le calendrier et les modalités à l'occasion de notre réunion d'agenda social", a-t-il précisé.
Mises en garde syndicales
Les responsables syndicaux présents ont mis en garde le gouvernement contre toute précipitation sur le sujet. "Est-ce qu'on est prêt à mettre tout sur la table, à faire une vraie réforme qui dure en tenant compte des jeunes, des seniors, de la pénibilité ?" s'est interrogé le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque. "Si on fait ça, il faut un débat qui dure toute l'année. Si on veut bâcler les choses et sanctionner les salariés en déplaçant l'âge de départ à la retraite, la CFDT n'acceptera pas cette démarche", a-t-il ajouté. "Si on fait une opération blitzkrieg sur la retraite, ça ne passera pas", a averti pour sa part Jean-Claude Mailly (FO). Pour Bernard Thibault, "le climat social, la situation sociale, ne se prêtent sans doute pas à un chef de l'Etat partant sabre au clair sur des réformes, sur des projets quiseraient loin de faire consensus ".
Le secrétaire général de la CGT tout comme François Chérèque ont déploré que Nicolas Sarkozy n'ait pas davantage abordé une situation sociale qui reste difficile. "Il y a des questions à traiter très lourdes cette année - chômeurs en fin de droit, seniors licenciés qui vont tomber dans les minima sociaux, secteurs industriels où chaque semaine qui passe continue de voir son lot de restructurations, voire de uppression d'activité. On aurait pu s'attendre à davantage d'analyse", a déploré le leader de la CGT.
Passage de pommade
Invoquant la poursuite de la montée du chômage, son homologue de la CFDT a plaidé pour le maintien les mesures sociales mises en oeuvre en matière de pouvoir d'achat, chômage partiel ou formation. Parmi les autres dossiers de 2010, Nicolas Sarkozy a cité la question de la dépendance et du "cinquième risque", qui représentent également un défi financier, médical et humain. Il a souhaité aussi que la réunion du mois prochain soit l'occasion de faire progresser le dialogue social "à tous les niveaux" - dans l'entreprise ou la branche comme au niveau national.
Il s'est félicité de ce que la crise économique et financière internationale n'ait pas provoqué un déchirement du pays ni généré de troubles graves et a loué le "sens des responsabilités" des partenaires sociaux. "Au lieu de souffler sur les braises, chacun a eu à cœur de trouver des solutions aux maux qui frappaient les Français, sans pour autant qu'il y ait coproduction", a-t-il déclaré. Il a récusé l'idée d'une "cogestion" avec les principaux syndicats et taxé de "balivernes" le reproche qui a parfois été fait à leurs dirigeants d'entretenir des échanges trop assidus avec le gouvernement et l'Elysée.
Retour MYTF1
Retraite : 61 ou 62 ans ? Le PS brise un tabou
Chargement en cours...





