Emploi, retraites... Sarkozy esquisse son agenda social

Par , le 15 janvier 2010 à 15h28 , mis à jour le 15 janvier 2010 à 15h38

Le président de la République a rappelé sa priorité à l'emploi et donné vendredi rendez-vous aux partenaires sociaux le 15 février pour fixer l'agenda social 2010.

Sarkozy : "le pouvoir d'achat a continué à progresser durant la crise"Nicolas Sarkozy a présenté ses vœux aux forces économiques du pays à Cholet. © TF1/LCI
2010 sera chargé... Nicolas Sarkozy a donné vendredi rendez-vous aux partenaires sociaux le 15 février pour fixer l'agenda social de cette année, dont la réforme des retraites sera un des principaux dossiers, et sans doute le plus délicat. Lors de ses vœux aux partenaires sociaux, le président de la République a déclaré en outre que l'emploi resterait cette année sa priorité et "le coeur" de l'action gouvernementale, alors que le chômage continue à croître. Ce ne sera cependant pas le seul sujet et la réunion de février permettra d'arrêter à la fois la liste des dossiers à traiter, une méthode et un calendrier.

Parmi ces dossiers, Nicolas Sarkozy a cité l'adaptation de la protection sociale au défi du vieillissement - défi d'autant plus grand que la crise a mis à mal les finances sociales de la France, a souligné le chef de l'Etat. "Ça fait cinquante ans que nous gagnons un trimestre d'espérance de vie par an", a-t-il dit. Mais cette "bonne nouvelle" doit conduire à se pencher sur le système de retraite. "Les Français ne s'y trompent pas: plus des trois quarts d'entre eux se disent inquiets pour leurs retraites", a ajouté le chef de l'Etat. "Il serait irresponsable de ne pas leur apporter de réponse."

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Il a rappelé qu'il s'était engagé en juin, devant le Parlement réuni en congrès à Versailles, à organiser un rendez-vous sur les retraites en 2010, qui inclura la question de la pénibilité du travail. "Nous en arrêterons ensemble le calendrier et les modalités à l'occasion de notre réunion d'agenda social", a-t-il précisé.

Mises en garde syndicales

Les responsables syndicaux présents ont mis en garde le gouvernement contre toute précipitation sur le sujet. "Est-ce qu'on est prêt à mettre tout sur la table, à faire une vraie réforme qui dure en tenant compte des jeunes, des seniors, de la pénibilité ?" s'est interrogé le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque. "Si on fait ça, il faut un débat qui dure toute l'année. Si on veut bâcler les choses et sanctionner les salariés en déplaçant l'âge de départ à la retraite, la CFDT n'acceptera pas cette démarche", a-t-il ajouté. "Si on fait une opération blitzkrieg sur la retraite, ça ne passera pas", a averti pour sa part Jean-Claude Mailly (FO). Pour Bernard Thibault, "le climat social, la situation sociale, ne se prêtent sans doute pas à un chef de l'Etat partant sabre au clair sur des réformes, sur des projets quiseraient loin de faire consensus ".

Le secrétaire général de la CGT tout comme François Chérèque ont déploré que Nicolas Sarkozy n'ait pas davantage abordé une situation sociale qui reste difficile. "Il y a des questions à traiter très lourdes cette année - chômeurs en fin de droit, seniors licenciés qui vont tomber dans les minima sociaux, secteurs industriels où chaque semaine qui passe continue de voir son lot de restructurations, voire de uppression d'activité. On aurait pu s'attendre à davantage d'analyse", a déploré le leader de la CGT.

Passage de pommade

Invoquant la poursuite de la montée du chômage, son homologue de la CFDT a plaidé pour le maintien les mesures sociales mises en oeuvre en matière de pouvoir d'achat, chômage partiel ou formation. Parmi les autres dossiers de 2010, Nicolas Sarkozy a cité la question de la dépendance et du "cinquième risque", qui représentent également un défi financier, médical et humain. Il a souhaité aussi que la réunion du mois prochain soit l'occasion de faire progresser le dialogue social "à tous les niveaux" - dans l'entreprise ou la branche comme au niveau national.

Il s'est félicité de ce que la crise économique et financière internationale n'ait pas provoqué un déchirement du pays ni généré de troubles graves et a loué le "sens des responsabilités" des partenaires sociaux. "Au lieu de souffler sur les braises, chacun a eu à cœur de trouver des solutions aux maux qui frappaient les Français, sans pour autant qu'il y ait coproduction", a-t-il déclaré. Il a récusé l'idée d'une "cogestion" avec les principaux syndicats et taxé de "balivernes" le reproche qui a parfois été fait à leurs dirigeants d'entretenir des échanges trop assidus avec le gouvernement et l'Elysée.

Par Olivier Levard le 15 janvier 2010 à 15:28
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21 Commentaires

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  • cathyrurale, le 18/01/2010 à 16h57

    Si ce n'était qu'une histoire d'espérance de vie, je serait d'accord pour travaillé plus longtemps, mais le problème vient plutôt du nombre de personnes mis à la retraite prochainement et non remplacé et en premier dans le publique, et pourquoi ? Pour accentué le bénéfice.... Quel hypocrisie.

  • a.1.2.c.4, le 18/01/2010 à 12h34

    Vous faites "sambrest", les ... yeux doux ... aux sondages ...? Lesquels ? Pas les vôtres ... quand même ...? \Ö/

  • fanch44380, le 18/01/2010 à 07h39

    Le gouvernement devrait se pencher sur les retraites des parlementaires et des ex-parlementaires là il y a pas mal d'économies à faire.

  • humanoide56, le 17/01/2010 à 16h05

    Mouai ! A part le maintien d'emplois dans les banques, les traders au chomage aurait coûté la peau des fesses alors, le reste, ce sont des milliers de PME qui ont disparue et des centaines de milliers avec. C'est sur, les traders ne sont que 300, mais c'est un début. Il faut revaloriser maintenant le pouvoir d'achat des grands patrons, on attend avec impatience ce plan

  • ovation1, le 17/01/2010 à 08h39

    Un trimestre de gagné par an en longévité , la blague peutêtre pour les politiciens , sénateurs et autres sangsues de ce foutu pays mais nous les ouvriers qui se lèvent tot et travaillent dans des conditions déplorables nos chances de longévité ne sont pas identiques ! il me fait bien rire ce président de pacotille !

  • fred53, le 17/01/2010 à 05h16

    On demande aux français de faires des efforts, toujours des efforts et leur pouvoir d'achat baisse sans cesse...et je ne parle pas de leur caisse de sécurité sociale ou de leur retraite 2 millons de chomeurs et on accueille toujours des étrangers...Qui, soit prendront un emploi soit seront au chomage... On continue à envoyer des millions d'euro dans les pays pauvres africains alors que certains ont leur indépendance depuis plus de 30 ans... Aider les pays pauvres, oui, mais dans un ménage, quand on a peu de revenu, on n'en distribue pas partout. Le gouvernement devrait gérer la France en bon père de famille et penser en priorité à ses enfants

  • clementine1218, le 16/01/2010 à 12h47

    Faut nicapae ! nous avons en France de très bonne formations mais pour cela il faut se renseigner un minimum toutes les formations ne sont pas inadaptées loin de là . le travail manuel est dénigré mais les employés veulent tout le beurre l'argent du beurre et la crémière pour un minimum de labeur la conscience professionnel n'existe plus. je vous l'accorde tout de même les conditions de travail ce sont dégradés la course au rendement est privilégié ( je travail a l'usine je sais de quoi je parle ) vous n'avez pas entièrement tord sur le reste mais la France vit dans une bulle et les français peu amène d'accepter les changement.

  • lecritiqueur, le 16/01/2010 à 12h38

    41 Ans dans le PRIVé, combien ? pour les AUTRES ?

  • saffais, le 16/01/2010 à 08h11

    Pour l'instant droite gauche c'est la même chose quand ils sont en place toutes les promesses sont oubliées peut qu'un vote blanc les ferait réfléchir!!!

  • sambrest, le 16/01/2010 à 07h56

    La claque ne viendra pas du PS voyons!!!

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