Grève et vols annulés dans les aéroports

Par TF1 News (D'après agence), le 14 janvier 2010 à 08h51 , mis à jour le 14 janvier 2010 à 15h35

Avec un vol sur deux assuré en moyenne, Orly semble le plus touché par les annulations dues à la grève des contrôleurs aériens. Mais ce jeudi, au moins, la neige ne vient pas ajouter aux perturbations.

aéroport roissy orly

Ce jeudi marque le deuxième jour de grève (et théoriquement, le dernier) pour les contrôleurs aériens. Contrairement à la veille toutefois, la neige n'est pas venue s'ajouter aux perturbations. Et le trafic semble plus ou moins conforme aux prévisions dans les aéroports parisiens. A Roissy, 15% d'annulations ; à Orly, un vol sur deux est annulé conformément à la demande de la direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Plus d'infos

Mercredi, anticipant les effets de la grève sur le trafic, la DGAC avait demandé aux compagnies aériennes une "réduction de vol de 50% sur Orly et de 15% sur Roissy-Charles de Gaulle toute la journée". Et les voyageurs avaient été prévenus, et il leur était conseillé de se renseigner auprès de leur compagnie avant de se rendre à l'aéroport. Aussi, ce jeudi, l'ambiance est-elle calme à Orly où les écrans affichent les annulations.

Les raisons de la grogne 

Les syndicats CGC-CGT-FO-Unsa/IESSA d'un côté et CFDT de l'autre s'inquiètent d'un projet gouvernemental d'aller vers une structure européenne intégrée pour la navigation aérienne (Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Suisse, Luxembourg), dans lequel ils voient un "démantèlement de la DGAC", dont les 12.000 salariés appartiennent à la fonction publique d'Etat. En revanche, le Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien (SNCTA) a précisé mardi qu'il ne se joignait pas à l'appel à la grève, saluant notamment des engagements de la part du gouvernement sur "le retrait du projet de transformation de la DGAC en établissement public".

Pour la DGAC, "il y a un enjeu formidable qui s'inscrit dans une évolution permanente de la navigation aérienne". L'aviation civile rappelle ainsi les objectifs d'une nouvelle organisation : le maintien d'un haut niveau de sécurité malgré un trafic en hausse de 50% dans les 15 prochaines années, une réduction de 17 km en moyenne des routes aériennes, un maintien de la ponctualité des vols et une diminution des coûts facturés aux compagnies.

Mais les syndicats grévistes craignent à l'instar de la CFDT "des conséquences sociales inacceptables" et veulent rester dans un système de coopération, qui pourrait être renforcé. Ils dénoncent aussi les réductions de postes (400 en deux ans) dans le cadre du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Par TF1 News (D'après agence) le 14 janvier 2010 à 08:51
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4 Commentaires

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  • nicocc, le 16/01/2010 à 23h26

    Cette grève est l'initiative d'une intersyndicale qui représente la majorité des personnels de la DGAC, elle fait suite à des négociations entamées dès septembre 2009 dans le cadre d'un protocole biennal puis à une alerte sociale déposée en décembre, à laquelle le gouvernement ne s'est pas donné la peine de répondre. Et ce lundi 11 janvier, Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports, a clairement montré son mépris pour les revendications de l'intersyndicale, sonnant ainsi le glas de toute négociation. Les principales revendications en question sont le maintient de l'unité de la DGAC (qui se compose actuellement de trois pôles), la mise en place du modèle CO-OP d'ETF pour le FABEC qui épargne un nouvelle réorganisation coûteuse et inutile de la DGAC, la mise en place d'une politique de recrutement adaptée au besoin (plutôt qu'une suppression aveugle de 200 postes sur 2 ans) et des mesures sociales plus justes pour les bas salaires. A priori, le fond du problème est que le changement de statut de la DGAC voulu par l'état permettra à des actionnaires de profiter de la manne des redevances aériennes. Ce qui n'est pas expliqué, c'est qu'alors le contribuable devra mettre la main à la poche car le budget de la DGAC est actuellement annexe : cette administration s'autofinance (et finance aussi les projets européens ). Une fois la DGAC éclatée, le contribuable (qu'il voyage ou non en avion) devra financer les activités régaliennes, les missions de certification et de contrôle qui resteront obligatoirement rattachées à l'état. Actuellement, le modèle français n'a rien à envier à nos voisins européens puisqu'il reste l'un des plus performant pour des tarifs parmi les plus bas. Mais que deviendra la sécurité des passagers avec le projet du gouvernement ? Pourquoi réorganiser uneadministration qui fonctionne bien avec les coûts financiers et sociaux que cela engendre ?

  • emmabois, le 14/01/2010 à 14h06

    C'est sûr qu'à 4000? nets par mois pour 25h de travail par semaine, ils ne peuvent que craindre pour leurs avantages; au moment même où on nous abreuve de la plus grande misère en Haiti, ces nantis nous gênent pour préserver leurs privilèges; quelle indécence !

  • hotpatate, le 14/01/2010 à 11h55

    Et on veut l'EUROPE?!...j'ai du mal a y croire, quand on voit cette levée de boucliers francofrançais....en attendant c'est LA GREVE............BRAVO

  • hotpatate, le 14/01/2010 à 11h35

    Et voilà, quand ce n'est pas la neige, c'est 1 GREVE et aujourd'hui celle des aiguilleurs .......allons prendre l'avion chez nos voisins.........................ainsi tout rentrera dans l'ordre.......

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