Stéphane Richard © TF1Les rumeurs sur un départ anticipé du PDG de France Télécom, Didier Lombard, qui doit officiellement quitter en 2011 l'opérateur, fragilisé par une série de suicides de salariés, se sont multipliées ces derniers jours. Lundi, c'était un responsable syndical de l'entreprise : il évoquait alors, sous couvert d'anonymat, un départ de l'actuel patron du groupe en février. Mercredi, c'était au tour du site d'information Wansquare d'évoquer un départ le 9 juin, tandis que la semaine passée, la publication en ligne La Lettre A parlait de mai.
Stéphane Richard, patron de France Télécom dès le 1er mars
L'actuel numéro 2 de France Télécom deviendra le patron de l'opérateur dès le 1er mars, en remplacement de Didier Lombard dont le départ était initialement prévu au printemps 2011.
Publié le 01/02/2010
Ces médecins de France Télécom qui jettent l'éponge
On ne parle plus de suicides à France Télécom. Les problèmes sont-ils donc réglés ? Des médecins du travail montent au créneau. L'un d'eux, qui a démissionné, livre un témoignage à charge.
Publié le 29/11/2009
France Télécom, groupe en souffrance
Pourquoi le malaise perdure-t-il à France Télécom, malgré les moyens annoncés, au point que des médecins du travail démissionnent ? Retour sur la genèse d'une crise symptomatique.
Publié le 29/11/2009
Stéphane Richard, numéro deux de France Télécom et dauphin de l'actuel patron du groupe, dément. "Il n'y a pas de projet de départ de Didier Lombard", il "reste jusqu'au printemps 2011", comme le calendrier officiel le prévoit, a-t-il déclaré. Jusqu'alors directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, il a été nommé en octobre directeur général adjoint en charge des opérations France et est depuis le 1er janvier directeur délégué. Son arrivée comme numéro deux a été précipitée par la série de suicides de salariés qui a frappé l'opérateur depuis 2008 (35 en deux ans, selon les syndicats). Interrogé sur sa volonté de pousser Didier Lombard vers la sortie, comme le laisse entendre capital.fr, le numéro deux d'Orange a affirmé ne se livrer "à aucune manoeuvre d'aucune sorte", ajoutant : "Il n'y a pas de rivalité entre Didier Lombard et moi (...) Nous avons une très bonne communication et pas de divergences".
"C'est le bon moment pour lui de partir"
Ce qui ne l'empêche pas de pousser ses pions. Au cours d'un entretien avec l'agence Reuters, il a estimé que "les administrateurs de France Télécom" doivent se demander si "sa direction et sa gouvernance sont bien adaptées" aux défis qui l'attendent. "Il y a eu une crise assez profonde. Il y a un certain nombre de chantiers importants qu'il faut lancer en 2010 et il faut trouver une façon de faire en sorte que la direction future de l'entreprise que j'incarne soit partie prenante dans ces choix", a-t-il souligné. Il a estimé par ailleurs que le groupe devait s'interroger sur sa politique en matière de contenus, étant donné les difficultés rencontrées dans sa stratégie d'exclusivités, et devait redonner du "pouvoir de décision" en son sein au niveau local.
Des prises de position qui ne devraient pas contribuer à apaiser les rumeurs alors que, selon Patrick Ackermann, délégué Sud-PTT, "les deux sont en guerre, Lombard s'accroche", mais "c'est sûr qu'il va partir". "Ces rumeurs contradictoires sont le reflet de la bagarre qu'il y aujourd'hui au sein de la direction", assure-t-il. Evoquant une "crise de direction", le syndicaliste estime qu'il faut que cela "s'arrête vite" car "cela ne favorise pas du tout le débouché des négociations" en cours sur le stress et les conditions de travail.
Selon une source syndicale, Didier Lombard resterait président d'honneur jusqu'en juin, mais c'est Stéphane Richard qui présenterait seul en février le nouveau plan stratégique du groupe. "Je n'ai toujours pas compris l'équilibre actuel entre MM. Richard et Lombard en termes de partage des rôles", souligne un analyste parisien, sous couvert d'anonymat. Pour lui, les rumeurs de départ anticipé ont "un niveau de probabilité relativement assez élevé". "La crise sociale a définitivement entériné le fait que M. Lombard devait partir et probablement le plus tôt possible. Maintenant que les choses se sont apaisées, c'est le bon moment pour lui de partir, en sauvant la face et les apparences", ajoute-t-il. Pierre Morville (CFE-CGC) juge également nécessaire cette "clarification de la gouvernance", même si le départ de Didier Lombard, dont l'équipe mène les négociations, risque de créer "du flottement".
Retour MYTF1
Stéphane Richard, patron de France Télécom dès le 1er mars
Chargement en cours...




