Mue douloureuse pour les Hôpitaux de Paris

Par F.L., le 23 janvier 2010 à 15h16 , mis à jour le 23 janvier 2010 à 15h19

Le directeur de l'AP-HP a confirmé samedi, dans les colonnes du Parisien, les craintes de suppressions de postes exprimées par les syndicats : 3000 à 4000 emplois devraient disparaître.

hôpital Necker Paris enfants maladesImage d'archives © ABACA

En  novembre dernier,  l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) présentait les grandes lignes de son projet de réorganisation. Un projet prévoyant 90 à 100 millions d'euros d'économies par an... via, notamment, des suppressions d'emplois, pour retrouver un équilibre budgétaire en 2012. Les syndicats avaient alors exprimé haut et fort leurs craintes que ce plan ne se traduise par la disparition de près de 3500 emplois.

Après des mois de discrétion sur le contenu concret de ce projet, le directeur de l'AP-HP, Benoît Leclercq, prend aujourd'hui la parole dans les colonnes du Parisien. Pour  confirmer, en gros, le nombre de  suppressions de postes envisagées d'ici 2012, et pour détailler son plan de réorganisation des hôpitaux parisiens. "Pour maintenir nos équilibres économiques, nous devons développer notre activité et mieux maîtriser nos coûts, entre 90 et 100 millions d'euros par an d'ici à 2012", détaille-t-il ; or, "70 % de notre budget correspondant à de la masse salariale, nous devons effectivement supprimer entre 3000 et 4000 postes sur un total de 92.000. La moitié environ concernera les soignants et les médecins, l'autre moitié le personnel administratif", déclare-t-il.

Pourquoi ne pas rénover ? Trop cher...

Cette drastique cure d'amaigrissement concerna aussi le nombre des établissements.  L'AP-HP compte actuellement 37 hôpitaux et 676 services cliniques. "D'ici 2020, nous pourrions réduire de quelques sites", indique-t-il, estimant que "du fait de la vétusté de certains locaux, moderniser en regroupant revient souvent moins cher que de rénover". Par exemple, poursuit le responsable, "la seule mise aux normes de l'Hôtel-Dieu coûterait ainsi 280 millions d'euros, alors que la création de 450 nouveaux lits à Necker ne représente que 180 millions d'euros".

Pour autant, assure-t-il, pas de "baisse de l'offre de soins" à redouter.  "Grâce aux 450 millions d'euros que nous investirons chaque année pendant cinq ans, souligne-t-il, cette modernisation se traduira le plus souvent par une meilleure organisation de la prise en charge". C'est dans le cadre de cette réorganisation que l'AP compte "regrouper certains services de chirurgie de Cochin et de l'Hôtel-Dieu", de même que les services ORL de Saint-Louis et Lariboisière. "D'ici la fin 2010, les trois services qui s'occupent des grands brûlés seront regroupés sur Saint-Louis", détaille encore le patron des hôpitaux parisiens. Il assure aussi qu'en "cinq ans, l'offre en périnatalité pourrait progresser de 5 à 10% à l'AP. Soit entre 2000 et 4000 accouchements en plus".

Par F.L. le 23 janvier 2010 à 15:16
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5 Commentaires

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  • msgtwelve, le 04/03/2010 à 20h02

    Mon Hôpital Publique est en palliatif... Qu'advient il de son rôle qui jadis fut pour les plus démunis et pour la veuve et l'orphelin... Aujourd'hui... par la crise que vous créez... Et demain pour ceux qui pourrons avoir le luxe de se payer des soins... Des économies, oui certes en suppriment des poste, n'en ouvrant pas, sans compter la souffrance du personnel,en gelant les formations professionnelles, comme en menaçant les étudiant(e)s infirmier(e)s sur leur diplôme pour la campagne de vaccination (envoyées comme aux "Glávnoïe Oupravlénïé Laguereï" pour appliquer des règles à l'encontre de l'éthique de tout soignant digne de ce nom dans des conditions draconiennes), comme aussi jadis le sang contaminé versé à l'insu par les mains de nos collègues infirmier(e)s pour l'avidité de nos politiciens... Nous contribuables comme personnel de santé qui remboursons tout ce ci ! qu'assumez vous ? Pourquoi pas nous dire clairement que le désir de privatisé l'Assistance Publique est presque Imminent ! comme la sécurité sociale ... Où sont passés les fondement de NOTRE NATION la FRANCE : ÉGALITÉ FRATERNITÉ LIBERTÉ !

  • kangooroux1, le 24/01/2010 à 13h04

    Pas de baisse de l'offre de soins ?? Mais pour la qualité de l'offre alors ? Si on lit entre les lignes, certains services vont disparaitre "regroupés" avec d'autres. Dans le même temps, on supprime des postes, alors que les personnels hospitaliers sont déjà à flux tendus (et ça risque pas de s'arranger avec le vieillissement de la population, celui-là même qui "justifie" qu'on s'attaque aux régimes de retraire...). Vouloir gérer la santé comme une entreprise est une idiotie, qui mènera à terme à de véritables déserts concernant certains soins dans les régions. Et encore une fois, si vous n'avez pas les moyens de vous tourner vers le privé...

  • roro03000, le 24/01/2010 à 10h14

    Et ça continue le jour il y aura une pandémie nous irons chercher des soignants dans les pays de l'est si on peut c'est lamentable de brader notre santé .

  • 566456, le 24/01/2010 à 08h47

    Me voila rassuré, 100 millions d'économie mais 400 millions "d'investissements". Et des syndicats pas content, cela va donc finir de la façon suivante, pas d'économie mais 400 millions de dépenses supplémentaires.

  • rique57, le 23/01/2010 à 21h52

    Commencez pas diminuez votre salaire et ceux de vos amis!!!!!!!!!!

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