© AFPNicolas Sarkozy a reçu ce lundi syndicats et patronat pour un troisième sommet social dominé par le dossier des retraites, une des réformes les plus sensibles du quinquennat. La réunion devait notamment permettre de fixer le calendrier et la méthode pour la réforme des retraites, la précédente, qui remontait à 2003, s'avérant insuffisante pour assurer l'équilibre à terme des différents régimes. Prenant la parole à l'issue de la rencontre, le chef de l'Etat a annoncé des décisions "au début de l'automne, sous la forme d'un texte que le gouvernement déposera sur le bureau des deux assemblées".
Woerth va au charbon sur la retraite des fonctionnaires
Ce thème est le plus symbolique du rendez-vous au cours duquel le nouveau ministre du Travail rencontre aujourd'hui les syndicats de fonctionnaires.
Publié le 26/03/2010
Les retraités descendent dans la rue
Après des années de revalorisations très en-deçà de l'inflation, beaucoup de retraités ne parviennent plus à joindre les deux bouts. Ils sont appelés à manifester ce mercredi.
Publié le 24/02/2010
Retraites : une journée d'action syndicale le 23 mars
Plusieurs organisations syndicales ont annoncé lundi soir au sortir d'une réunion post sommet social une journée d'action le 23 mars. Journée qui devrait porter sur l'emploi, le pouvoir d'achat et les retraites.
Publié le 15/02/2010
La tension monte sur les retraites
Six syndicats ont prévenu qu'ils refuseraient "une mascarade de concertation" sur les retraites, alors que Nicolas Sarkozy pourrait vouloir arbitrer sur cette réforme dès juin. Ils pourraient prévoir un mouvement commun le mois prochain.
Publié le 09/02/2010
Retraites : pour Parisot, il faudra travailler plus
A la veille du "sommet social" qui s'ouvre lundi à l'Elysée et devrait porter notamment sur le financement des retraites, la présidente du Medef monte au créneau.
Publié le 14/02/2010
Sommet social : l'avenir des retraites au coeur des discussions
Lundi matin, syndicats et patronat se sont réunis autour de Nicolas Sarkozy pour déterminer un calendrier des réunions et des réformes concernant les retraites.
Publié le 15/02/2010
Pourquoi notre système de retraite est-il en danger ?
Entre l'allongement de l'espérance de vie et le départ des "papys boomers", le système français des retraites est en danger. Explications.
Publié le 15/02/2010
Un agenda qu'il a justifié par l'urgence de réformes : "compte-tenu du temps que les mesures que nous prendrons mettront à produire leur plein effet, si nous voulons sauver le système de retraite, nous ne pouvons plus différer les décisions". En outre, en marge de la négociation sur les retraites, le chef de l'Etat a annoncé "une négociation sur le thème de la pénibilité". Il a enfin salué le "climat sérieux et responsable" du sommet : "Nous avons pu élaborer une méthode de discussion et un calendrier pour les mois à venir". Ce qui ne semblait pas évident avant la réunion de ce lundi.
La question des chômeurs en fin de droits
Les syndicats redoutaient un débat escamoté et soupçonnaient le gouvernement de vouloir tout boucler au coeur de l'été comme cela avait été fait en 2003 ou pour la réforme précédente de 1993. Aussi, d'emblée, Nicolas Sarkozy a-t-il voulu rassurer les syndicats en affirmant en début de réunion vouloir "un débat approfondi, qui ne s'enlise pas, qui ne s'éternise pas, mais qui prendra le temps qu'il faut. Il n'est pas question de passer en force". Mais les retraites n'étaient que la partie émergée de l'iceberg. Pour les syndicats, la réunion devait d'abord permettre de discuter du diagnostic du gouvernement et des partenaires sociaux sur la situation économique et sociale, en particulier sur l'emploi.
La situation des chômeurs en fin de droit, dont 400.000 risquent de se retrouver sans ressources cette année, est un problème criant, les partenaires sociaux n'étant pas parvenus jusqu'ici à trouver une solution pour leur venir en aide. Lors de la rencontre à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a renvoyé la question à une nouvelle concertation entre le gouvernement et les partenaires sociaux, notamment pour examiner "toutes les solutions possibles" et en évoquant "un financement commun". Concernant les chômeurs en fin de droits ayant assez cotisé pour une retraite à taux plein mais ne pouvant la liquider faute d'avoir 60 ans, l'Allocation équivalent retraite va être prolongée en 2010. Et Nicolas Sarkozy a annoncé un autre rendez-vous en avril avec les partenaires sociaux pour évaluer toutes les mesures prises en matière d'emploi : "retirer celles qui ne servent plus, doper celles qui ont besoin de l'être".Le PS a déjà dénoncé après cette rencontre un "sommet social pour rien", puisque "le président n'annonce que des éléments de méthode" alors que "ses ministres et les responsables de la majorité distillent des informations sur le contenu de la réforme". Les Verts ont regretté le calendrier de la réforme, annoncé "comme d'habitude" dans "la précipitation". Quant aux syndicats, ils se retrouvent ce soir-même pour arrêter une position commune.
| Financement des retraites : la réforme impossible ? |
Hostile à toute hausse des prélèvements obligatoires, Nicolas Sarkozy a affirmé par ailleurs lundi : "Je n'accepterai pas qu'on diminue les pensions des retraites". Ce qui ne laisse que deux curseurs pour agir : la durée de cotisation pour bénéficier d'une pension à taux plein, actuellement fixée à 41 ans, et l'âge légal de départ à la retraite (60 ans). La "patronne des patrons", Laurence Parisot, ne fait pas mystère de sa préférence pour un report de l'âge de la retraite, et elle s'en est de nouveau expliquée dans les colonnes du Journal du Dimanche. Une solution à laquelle les Français sont majoritairement hostiles - ce qu'a montré un sondage publié le même jour dans Ouest France : 59% des personnes interrogées s'y disaient défavorables à un tel recul. Et côté syndical, Bernard Thibault récuse "l'idée qu'au motif que l'espérance de vie s'accroît, il est inéluctable de devoir passer au travail une part plus importante de sa vie". |
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Woerth va au charbon sur la retraite des fonctionnaires
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