© DRLe temps partiel subi est associé à une fréquence accrue de symptômes dépressifs, révèle une étude de l'Institut de veille sanitaire publiée ce mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Jusqu'à présent, "les rares études existantes sur les liens entre temps partiel et santé mentale concluent plutôt à une absence de lien, mais ces études ne distinguent pas le fait d'avoir choisi ou de subir le temps partiel", relèvent les auteurs de l'étude. Ils se sont donc attachés à distinguer dans quelles conditions les travailleurs en temps partiel se trouvaient vis-à-vis de leur emploi, et s'ils avaient eu la possibilité ou pas de choisir leurs horaires.
Crise : après les hommes, les femmes vont souffrir
En matière d'emploi, ce sont les hommes qui ont été les premiers frappés par les conséquences de la crise. Mais si les femmes ont été touchées avec retard, c'est maintenant que leur situation s'aggrave.
Publié le 03/03/2010
Qu'attendent les Français de leur travail ?
Les Français attendent en priorité de leur travail d'être mieux payés, une attente citée par 46% d'entre eux, selon un sondage BVA diffusé vendredi sur Canal+.
Publié le 26/02/2010
En premier lieu, notons que ces travailleurs... sont surtout des travailleuses. Les femmes sont plus souvent confrontées que les hommes aux "emplois atypiques", en termes de contrat à durée limitée et de temps partiel, montre cette étude. Les données ont été étudiées à partir de l'Enquête décennale santé 2003 et concernent 11.895 actifs au travail (55% d'hommes), dont les trois-quarts en contrat à durée indéterminée : les contrats à durée limitée sont plus fréquents chez les femmes (12,2%) que chez les hommes (9,6%).
Plus de temps partiels chez les femmes, et plus souvent subis
Horaires flexibles et précarité du travail étant souvent associés, la question du chômage influe-t-elle plus que les horaires sur ces symptômes dépressifs ? L'étude s'est attachée aussi à cet aspect. Elle révèle qu'environ une personne sur trois a vécu une situation de chômage durant sa vie professionnelle. Mais pour les personnes concernées, la prévalence de symptômes dépressifs est de 11,2%, sans différence selon le sexe.
En revanche, un temps partiel subi, ou une expérience passée du temps partiel, est associé "à une fréquence accrue de symptômes dépressifs", et cela, "quel que soit le sexe". "Ce n'est pas le cas pour le temps partiel choisi", soulignent les auteurs de l'étude. Un temps partiel choisi qui concerne plus souvent les hommes, alors que le temps partiel subi concerne plutôt des femmes. Ce que tend à confirmer une autre observation : "Les femmes en contrat déterminé sont plus touchées par les troubles dépressifs que celles bénéficiant d'un CDI", mais cette différence n'est pas observée chez les hommes, notent les auteurs de l'étude.
"Le contexte économique actuel, qui engendre une insécurité de l'emploi touchant particulièrement les travailleurs occupant un emploi atypique, souligne la nécessité de surveiller la santé de ces populations et tout particulièrement leur santé psychique", concluent-ils.
Retour MYTF1
Crise : après les hommes, les femmes vont souffrir
Chargement en cours...




