Laurent Wauquiez © LCIUn million de chômeurs qui arrivent en fin de droits en 2010 : c'est le dossier social qui montait ces jours-ci, appuyé par les critiques des syndicats et de la gauche. Le gouvernement a fait une première annonce ce jeudi. L'Etat et l'assurance chômage (Unedic) vont allouer ensemble des centaines de millions d'euros pour des chômeurs en fin de droits, a affirmé jsur RMC Laurent Wauquiez, évoquant des mesures opérationnelles pour "fin mars".
Interrogé sur le montant auquel l'Etat est prêt à s'engager, le secrétaire d'Etat à l'Emploi a répondu que "l'Etat et l'assurance chômage ensemble vont dégager plusieurs centaines de millions d'euros. Des gens nous attendent. Fin mars, tout cela doit être opérationnel". Après avoir achevé mardi des réunions bilatérales avec les "huit partenaires sociaux qui travaillent avec nous sur ce sujet", le secrétaire d'Etat a indiqué que "dès la semaine prochaine, on fera une séance de bilan pour précisément se dire combien il y a de personnes concernées qui auront besoin de nous en 2010".
"La semaine prochaine on aura notre réunion de diagnostic, la semaine d'après je souhaite que les mesures soient arrêtées et qu'elles soient opérationnelles avant la fin du mois de mars", a-t-il précisé. Sur un million de personnes qui devraient arriver en fin de droits à une indemnisation chômage en 2010, "une partie bénéficie de la solidarité nationale (RSA, ASS, autres aides) et d'autres, qui peuvent avoir des niveaux de revenu au-delà des seuils parce que leur conjoint travaille, sont un peu dans un trou noir de notre système de solidarité nationale", a observé Laurent Wauquiez.
Le PS attaque
"On estime - et c'est tout l'objet de notre réunion de la semaine prochaine avec les partenaires sociaux- entre 350.000 et 400.000 les personnes en dehors de nos aides", a encore indiqué le secrétaire d'Etat à l'Emploi. "Il y a trois pistes d'actions", à commencer par "réagir avant que la personne se retrouve dans cette espèce de nasse du chômage de longue durée parce que ses chances de retrouver un emploi diminuent et parce qu'elle n'a plus d'indemnités à la fin". Prenant l'exemple d'une femme 45 ans qui cherche un emploi dans le secteur du textile et qui n'en a pas trouvé au bout d'un an, il a considéré qu'"il faut lui proposer, avant qu'elle soit à un an, une formation pour se reconvertir par exemple dans les services à la personne". Il a aussi prôné de "miser sur la formation, parce que quelqu'un qui ne trouve pas dans son domaine au bout d'un an, c'est que ce n'est pas le bon domaine, donc il faut l'aider à se reconvertir" et de recourir à "tout ce qui permet, y compris à travers des aides, de recommencer à travailler, notamment des contrats aidés". Quant aux demandeurs d'emploi "qui sont déjà en fin de droits, il faut leur proposer des formations rémunérées", a jugé le responsable UMP, évoquant là encore "un cofinancement" entre l'Etat et les partenaires sociaux.
Mercredi, le PS avait encore taclé le gouvernement sur le sujet. "La réalité de la France aujourd'hui, c'est un million de chômeurs en fin de droits en 2010 et un président de la République qui refuse de leur donner toute aide supplémentaire", avait souligné Alain Vidalies, secrétaire national au travail rappelant que le PS "a proposé une Allocation solidarité crise qui prolonge de six mois l'indemnisation". La réalité, poursuivait-il, "ce sont 465.000 jeunes de moins de 25 ans qui sont au chômage". "Le fait qu'ils soient écartés du dispositif de l'allocation spécifique de solidarité et du revenu de solidarité active conduit à une paupérisation grave et choquante de cette génération", le PS "réclame le rétablissement des emplois jeunes et la possibilité pour tout jeune ayant été salarié, quel que soit son âge, de toucher un revenu d'insertion une fois qu'il ne bénéficie plus des allocations chômage".
| Le chômage avait aussi augmenté en décembre... |
En plus des mauvais chiffres de janvier, le ministère a communiqué mardi soir une révision des chiffres du chômage pour la catégorie A pour le mois de décembre, qui fait apparaître une hausse pour ce mois alors qu'une baisse avait été annoncée dans un premier temps. Ce communiqué indique que : "Fin décembre, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A s'élève ainsi à 2 645 100 contre 2 611 700 dans la précédente publication (...). Au final, le taux de variation annuel s'élève à 18,7 % (contre 18,5 % dans la publication précédente)"."Corrélativement, le nombre de demandeurs d'emploi tenus d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi (catégories A, B et C) en France métropolitaine augmente nettement plus en décembre 2009 : + 0,6 % au lieu de + 0,2 % (graphique 2). Il s'élève à 3 849 200 contre 3 823 600 dans la précédente publication, soit une révision de + 24 600", poursuit Bercy. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




