Pier Import: les deux dirigeants libérés par leurs salariés

Par A.C. (D'après agence), le 02 février 2010 à 06h29 , mis à jour le 02 février 2010 à 11h25

Une cinquantaine de salariés venant de toute la France retenaient depuis lundi soir et la fin du comité d'entreprise la PDG et le directeur général du groupe.

La PDG de Pier Import.La PDG de Pier Import. © LCI

Tout s'est déroulé dans une ambiance "bon enfant". Des salariés travaillant pour des magasins en liquidation de Pier Import ont retenu lundi soir et cette nuit la PDG et le directeur général de la société. Tout a commencé après un comité d'entreprise qui s'est tenu lundi de 15h à 22H30, au siège de la chaîne française de décoration et d'ameublement, à Villepinte, mais sans aboutir à un accord sur les indemnités.

 A la fin du CE, la PDG Sonia Ben Behe et le directeur général Gérard Démaret ont été retenus, selon la CGT, par une cinquantaine de salariés, travaillant pour des magasins de toute la France. "La nuit s'est très bien passée", a déclaré Fabrice Ménard (CGT), précisant que les deux dirigeants ont "pu dormir dans leur bureau, tant bien que mal". La PDG avait assuré lundi soir qu'il n'y avait "pas  d'agressivité" et que ce n'était "pas contrariant". 

Estrosi regrette la "violence" du geste

Après une nuit au siège, les deux dirigeants ont été libérés en milieu de matinée mardi, au milieu de quelques huées ou applaudis "ironiquement" par les salariés à leur sortie. Ils n'ont fait aucune déclaration. "On les a relâchés pour prouver notre bonne foi et pour que le rendez-vous" avec le président du conseil d'administration de Forfinance, actionnaire de référence de Pier Import Claude Ben Behe, "puisse porter ses fruits mercredi" a déclaré Fabrice Ménard. Les salariés demandent un demi mois de salaire par année d'ancienneté alors que la direction, conformément à la loi, propose un mois de salaire pour cinq  ans d'ancienneté. "Les demandes supra-légales sont en cours de négociation; personne ne sera  floué dans ses droits", a assuré Sonia Ben Behe. "Par contre, on continue la grève sur les deux jours dans les 25 magasins. Si demain, ça se passe mal, on repartira dans une action, qu'on ne veut pas dévoiler aujourd'hui" a précisé Fabrice Ménard.

Le groupe Pier Import a été placé en redressement judiciaire le 2 septembre. Le 20 janvier, 20 magasins et les 142 salariés qui y sont employés ont été repris par le groupe Atmosphères, spécialisé dans la décoration. En revanche, 25 autres magasins, pour lesquels travaillent environ 140 salariés, ont été placés en liquidation. Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi a regretté mardi matin sur LCI la violence du geste des salariés à l'égard des dirigeants du groupe, en rappelant toutefois que le "devoir" du gouvernement est de "veiller" à ce qu'une "solution d'avenir" soit apportée à chaque salarié dans le cadre du programme de sauvegarde de l'emploi.

Par A.C. (D'après agence) le 02 février 2010 à 06:29
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

24 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • frank69300, le 03/02/2010 à 16h01

    Gwaga35 : malheureusement son choix s'est surtout basé sur le social. Pour moi, ça ne change rien et ça n'impacte pas mon activité. J'aurais simplement préféré qu'ils s'installe en France.

  • anpe029, le 03/02/2010 à 05h44

    Et quand va-t-on reprimer ceux qui reclament de reprimé ce genre d'agissement ...

  • taf2010, le 02/02/2010 à 16h15

    Diktatur tu as toujours la bonne parole ... merci de nous répondre :)

  • gwaga35, le 02/02/2010 à 14h28

    Si votre partenaire ne s'est pas installe a Lyon, ce n'est pas forcement a cause de ce type de probleme!!!!!!!! je pense (j'espere) qu'il a regarder d'autre critere avant de faire son choix : economique, social, infrastucture... enfin je ne vais pas vous faire de lecon!!

  • pilepoil13, le 02/02/2010 à 13h57

    Il tolère aussi les délocalisations, les licenciements économiques injustifiés, les parachutes dorés, les niches fiscales...

  • fc03, le 02/02/2010 à 13h32

    A rique57 je suis licencié économique aprés 15 ans d'ancientés , je vis de petit boulot, mon épouse est invalide est ne peut plus travailler, voila le personnage que je suis ! alors s il vous plaît ne me parlez pas de galère je connais ! ! donc voila pourquoi je reprime ce genre de pratique pour moi la séquestration de tout citoyen est punie par la loi que je sache ? merci de me publier.

  • libre-arbitre, le 02/02/2010 à 13h10

    C'est déjà fait, avec la soit disant victime à qui on a admis le droit (quasi autorisé) d'attaquer un bureau de tabac. La France devient une France de voyous, gouvernement en tête. Pourquoi ne pas attaquer les gens dans la rue, pendant qu'on y est, sous prétexte qu'ils sont plus heureux ? Quoique l'on en prenne déjà le chemin, avec une justice de plus en plus permissive, au service exclusif des voyous. Il suffit de voir le nombre d'effractions journalières, dans les villages et la protection des coupables, pour s'en convaincre.

  • libre-arbitre, le 02/02/2010 à 12h58

    Il faut vraiment en avoir envie, pour créer une société en France. Si je devais le faire, aucun doute que j'irai à l'étranger, là où les gens sont normaux et les gouvernements également, puisque le nôtre, gauchiste en diable, tolère le rapt.

  • gwilkinson, le 02/02/2010 à 12h50

    Si mon conjoint était pris en otage je viendrais le libérer moi meme. Le laisser faire de la police et de la justice ne peut qu'inciter a plus de prises d'otage et plus de violence.

  • baal_, le 02/02/2010 à 12h49

    Bon, il faudrait vraiment qu'on arrête de médiatiser ce message : séquestrer quelqu'un est anodin. Que ce soit des syndicalistes qui le disent, à la limite, on sait très bien qu'ils sont faux-c*l. Mais que les médias arrêtent d'employer leurs citations pour ouvrir un article. Quel est le message ? Objectivement, c'était "bon enfant". D'après les syndicalistes c'est pas grave, d'après le ministre c'est de la violence. Conclusion : le ministre exagère. Maintenant écrivez l'article objectivement : deux personnes ont été séquestrées par des syndicalistes. D'après ces derniers ça s'est bien passé. D'après le ministre, il s'agit de violence. Les victimes, suite à l'agression, en ont minimisé la gravité (tout comme une victime d'agression ne portera pas plainte, pas parce que c'est pas grave mais qu'elle a peur des représailles) lors de leur déclaration à la presse. Et là vous aurez un article sans parti pris, qui laisse le lecteur juger de la gravité de la situation. Maintenant séquestrez un syndicaliste. Sans violence. Et on verra ce qu'il en dit. C'est facile de juger quand c'est nous qui imposons aux autres ...

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience