La PDG de Pier Import. © LCI
A la fin du CE, la PDG Sonia Ben Behe et le directeur général Gérard Démaret ont été retenus, selon la CGT, par une cinquantaine de salariés, travaillant pour des magasins de toute la France. "La nuit s'est très bien passée", a déclaré Fabrice Ménard (CGT), précisant que les deux dirigeants ont "pu dormir dans leur bureau, tant bien que mal". La PDG avait assuré lundi soir qu'il n'y avait "pas d'agressivité" et que ce n'était "pas contrariant".
Estrosi regrette la "violence" du geste
Après une nuit au siège, les deux dirigeants ont été libérés en milieu de matinée mardi, au milieu de quelques huées ou applaudis "ironiquement" par les salariés à leur sortie. Ils n'ont fait aucune déclaration. "On les a relâchés pour prouver notre bonne foi et pour que le rendez-vous" avec le président du conseil d'administration de Forfinance, actionnaire de référence de Pier Import Claude Ben Behe, "puisse porter ses fruits mercredi" a déclaré Fabrice Ménard. Les salariés demandent un demi mois de salaire par année d'ancienneté alors que la direction, conformément à la loi, propose un mois de salaire pour cinq ans d'ancienneté. "Les demandes supra-légales sont en cours de négociation; personne ne sera floué dans ses droits", a assuré Sonia Ben Behe. "Par contre, on continue la grève sur les deux jours dans les 25 magasins. Si demain, ça se passe mal, on repartira dans une action, qu'on ne veut pas dévoiler aujourd'hui" a précisé Fabrice Ménard.
Le groupe Pier Import a été placé en redressement judiciaire le 2 septembre. Le 20 janvier, 20 magasins et les 142 salariés qui y sont employés ont été repris par le groupe Atmosphères, spécialisé dans la décoration. En revanche, 25 autres magasins, pour lesquels travaillent environ 140 salariés, ont été placés en liquidation. Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi a regretté mardi matin sur LCI la violence du geste des salariés à l'égard des dirigeants du groupe, en rappelant toutefois que le "devoir" du gouvernement est de "veiller" à ce qu'une "solution d'avenir" soit apportée à chaque salarié dans le cadre du programme de sauvegarde de l'emploi.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





