Total : la raffinerie des Flandres, à Dunkerque © TF1/LCIA la raffinerie Total de Dunkerque, menacée de fermeture et où l'activité est au point mort, la grève dure depuis un mois déjà. Et les esprits s'échauffent. Grévistes et délégués syndicaux avaient mis en garde contre un risque de durcissement du mouvement s'ils n'étaient pas entendus par la direction. A l'entrée de la raffinerie, un graffiti sur un grand panneau Total prévenait : "TOTALement lamentable, le 15 on est chez nous", juste à côté de quelques panneaux cassés, témoignage de l'exaspération croissante des salariés. Le 15 février, lundi donc, était en effet la date butoir fixée par les grévistes pour un redémarrage du site, faute de quoi ils menaçaient d'occuper les lieux. Le 15 est passé sans nouvelle évolution... et ce mardi 16 au matin, les salariés de Dunkerque ont investi le siège administratif de la raffinerie.
Amertume et colère chez les raffineurs "oubliés" de Dunkerque
Les salariés de cinq raffineries Total sur les six qu'exploite le groupe pétrolier en France ont voté mercredi à une large majorité la reprise du travail. Seul le site de Dunkerque a voté la poursuite du mouvement mercredi soir.
Publié le 24/02/2010
Ambiance de fin de grève chez Total
Au bout d'une négociation marathon avec la direction du groupe, la CGT a appelé à la reprise du travail. La raffinerie de Dunkerque, toujours menacée de fermeture, pourrait poursuivre seule la grève.
Publié le 23/02/2010
Total lâche du lest, la CGT pose ses conditions
Il n'y aura pas de reprise du travail dans les raffineries de Total sans table ronde et sans paiement des jours de grève, affirme la CGT. La direction s'est engagée à ne pas fermer de raffinerie dans les cinq ans.
Publié le 23/02/2010
Face aux menaces de pénurie, Total rouvre les discussions
Alors que Nicolas Sarkozy s'est impliqué lundi dans le dossier, la direction de Total a invité ce matin les syndicats à une réunion. Pendant ce temps, la grève continue et s'étend.
Publié le 22/02/2010
Total : la grève risque de se durcir, de premières stations à sec
Christian Estrosi a affirmé dimanche, après une rencontre avec le PDG de Total, que l'activité industrielle à Dunkerque serait maintenue. Or le sort de cette raffinerie menacée de fermeture est à l'origine de la grève. Mais la CGT a claqué la porte des négociations dans la soirée, appelant à durcir le mouvement.
Publié le 21/02/2010
Sarkozy se penche sur le dossier Total
Les grévistes de Total menacent de durcir leur mouvement et ont appelé les automobilistes à se ruer dans les stations-services. Christian Estrosi veut éviter toute panique. Nicolas Sarkozy commence à suivre le dossier.
Publié le 22/02/2010
Réunions de crise chez Total cet après-midi
La CGT a accepté une réunion de négociations avec la direction du groupe, au quatrième jour d'une grève illimitée dans les raffineries de Total en France. Une rencontre est aussi prévue entre le ministre de l'Industrie Christian Estrosi et le PDG de Total Christophe de Margerie.
Publié le 20/02/2010
Total : y a-t-il risque de pénurie d'essence ?
Le mouvement de grève illimitée voté jeudi par les salariés dans plusieurs raffineries et dépôts du géant français du pétrole pourrait menacer l'approvisionnement des stations dès le milieu de semaine prochaine.
Publié le 19/02/2010
Grève totale dans les raffineries
Les salariés du groupe Total sont appelés à 48 heures de grève en solidarité avec leurs collègues de Dunkerque, qui redoutent une fermeture du site.
Publié le 17/02/2010
Les grévistes, au nombre d'une centaine, ont d'abord été bloqués dans le hall par la police et les effectifs de sécurité du groupe, puis les ont bousculés. Ils ont alors forcé l'entrée du bureau de la direction, où se trouvait le directeur du site, Eric Guillotin, avec d'autres responsables. "Ce qu'on souhaite, ce n'est pas de séquestrer le directeur de l'usine. Il est libre de sortir s'il le veut. Il n'a aucun pouvoir de toute façon. Ce qu'on veut, c'est quelqu'un de la direction générale de Total qui nous donne une réponse claire sur l'avenir de l'usine", a lancé Marc Pigeon, délégué CGT du site. Les grévistes sont depuis lors installés dans les locaux.
Promesses et doutes
L'abcès de Dunkerque menace de contaminer tout le groupe pétrolier. Un appel à une grève de 48 heures est lancé cette semaine dans toutes les raffineries du pays. Il faut dire que le cas de la raffinerie des Flandres est emblématique. Installée sur la commune de Mardyck, dans la zone industrielle et portuaire de Dunkerque, elle totalise à elle 13% des capacités françaises de raffinage de Total. La raffinerie traite chaque année environ 7 millions de tonnes de pétrole brut, ce qui représente l'équivalent d'un an de consommation pour près de 6 millions de voitures. Et elle est fermée depuis le 15 septembre en raison, dit la direction, de marges de raffinage insuffisantes et de débouchés jugés trop faibles.
Mais les syndicats pensent qu'il s'agit d'augmenter encore les profits en réorganisant le raffinage dans des pays à bas coûts. Et ils soulignent la bonne santé de Total, qui a réalisé 13,9 milliards d'euros de profits en 2008 et 7,78 milliards en 2009.
Le groupe pétrolier avait annoncé, le 1er février, le report de la décision définitive sur l'avenir du site de Dunkerque d'ici la fin du premier semestre, soit après les élections régionales. Total laisse cependant entendre qu'une fermeture est possible. Une disparition du site de Dunkerque, où travaillent 620 personnes dont 260 équivalents temps plein employés par des sous-traitants, se traduirait par environ 600 suppressions de postes. Total a assuré à plusieurs reprises qu'aucun emploi ne serait supprimé. Les créations d'un centre d'assistance technique et d'une école de formation à Dunkerque pourraient représenter les deux tiers des emplois de l'établissement actuel, assure le groupe. Sans convaincre les syndicats.
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Amertume et colère chez les raffineurs "oubliés" de Dunkerque
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