Exclusif LCI : le directeur de la rédaction de l'Express donne rendez-vous chaque matin à une personnalité du monde politique ou économique. © LCIDéfendre les patrons est un exercice risqué qui ne fait apparemment pas peur au ministre de l'Industrie. Christian Estrosi est venu mardi au secours de Philips, dont le site de Dreux (Eure-et-Loir) a stoppé sa production avant l'envoi de lettres de licenciement aux 212 salariés. "Philips n'est pas un patron voyou, Philips n'est pas Molex", a déclaré le ministre, lors d'une rencontre organisée par l'Association des Journalistes de l'Information sociale (Ajis). L'équipementier américain Molex avait fermé son site de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) au terme d'une âpre bataille de près d'un an avec les salariés pour défendre leur emploi et faire respecter le code du travail.
Philips Dreux: le plan social suspendu, l'usine rouvre lundi
Le tribunal de grande instance de Chartres a ordonné vendredi la reprise du travail, dans l'attente d'une meilleure consultation des représentants du personnel. La production reprendra lundi, promet la direction.
Publié le 19/02/2010
Quand Estrosi appelle à voter pour le PS
Lors d'un déplacement lundi en Saône-et-Loire, le ministre de l'Industrie a invité à voter François Patriat au lieu de François Sauvadet, la tête de liste du Nouveau Centre. Montceau News a filmé le lapsus et l'a mis sur son site. La vidéo, c'est par ici.
Publié le 19/02/2010
Heuliez : Estrosi certain de "trouver une solution de substitution"
Le ministre de l'Industrie est "à 95% à peu près certain de trouver une solution de substitution" pour sauver l'équipementier automobile Heuliez.
Publié le 14/02/2010
"Philips est implanté en France, participe à la recherche de notre pays et a contribué à créer plus d'emplois à Dreux qu'il n'en avait supprimé" lors du précédent plan social, a poursuivi Christian Estrosi. Selon le ministre, 350 emplois ont été créés grâce aux efforts de revitalisation, alors que Philips avait licencié 279 personnes en 2008. Les grilles du site Philips à Dreux sont fermées depuis lundi matin, les salariés ayant reçu samedi un courrier leur demandant de ne pas se présenter à leur poste.
Après l'annonce en octobre de la prochaine fermeture de cette usine assemblant des téléviseurs à écran plasma, les lettres de licenciement doivent partir d'ici une quinzaine de jours, selon les syndicats. Interrogé sur la lettre reçue par les salariés samedi, qui ne leur notifie pas leur licenciement, Christian Estrosi s'est montré prudent: "Je vais voir si la lettre s'inscrit dans le calendrier normal de la procédure: cela mérite d'être vérifié". Le ministre a rappelé qu'il recevrait les syndicats de Philips, puis la direction mercredi ou jeudi. "J'en saurai plus", a-t-il dit. Les élus du personnel, la CGT et FO ont assigné lundi en référé la direction de Philips EGP (Electronique grand public) pour faire reconnaître "le lock-out du site par la direction" et "l'absence d'avis du comité d'établissement et du comité central d'entreprise" sur le plan social. Le référé doit être examiné mercredi et une décision est attendue sous 48 heures après l'audience.
"'Nous avons dit à Total..."
Christian Estrosi a par ailleurs réaffirmé lors de la même rencontre.que l'emploi salarié serait garanti sur le site de Total à Dunkerque, où des salariés occupent les locaux de la direction depuis le début de la journée et craignent un arrêt définitif de l'activité raffinage. "Nous avons dit à Total : le jour où vous apporterez votre projet de substitution pour les employés de Total et les sous-traitants du site, alors le gouvernement admettra que vous mettiez fin à l'activité" de raffinage, a déclaré le ministre.
La raffinerie de Dunkerque est à l'arrêt depuis septembre, Total mettant en avant une baisse de la consommation des produits pétroliers et une situation de surcapacité de raffinage en France. Environ 150 salariés du site ont investi lundi matin, comme ils l'avaient annoncé, les locaux de la direction pour réclamer des garanties sur leur avenir et la nomination d'un médiateur. Une intersyndicale a également appelé à la grève dans les six raffineries françaises de Total mercredi et jeudi, pour soutenir les 370 salariés de la raffinerie des Flandres et plus globalement pour défendre l'activité raffinage en France.
La raffinerie des Flandres ne raffinera plus de pétrole brut, a déjà prévenu Michel Bénézit, directeur général de la branche raffinage et marketing. Sous la pression du gouvernement, Total avait annoncé début février avoir reporté à juin sa décision sur l'avenir du site de Dunkerque. Un comité central d'entreprise est aussi prévu le 29 mars. Une école de formation, un centre d'assitance technique et un terminal méthanier en partenariat avec EDF ont été évoqués pour créer des emplois à Dunkerque en cas d'arrêt définitif de la raffinerie. "On ne peut pas plaider pour les véhicules hybrides et électriques et continuer à raffiner autant", a également estimé Christian Estrosi au sujet de l'avenir du raffinage en France. Total emploie 370 salariés directs à Dunkerque et 400 à 450 sous-traitants.
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