Sommet social : Sarkozy attendu de pied ferme par les syndicats

Par TF1 News (Avec agence), le 14 février 2010 à 22h46 , mis à jour le 14 février 2010 à 22h55

Les partenaires sociaux se retrouvent lundi à l'Elysée autour du président Nicolas Sarkozy pour un sommet social très attendu avec en perspective la réforme des retraites.

Manifestations retraitesManifestations en province sur la durée de cotisation pour les retraites. © TF1/LCI

Les partenaires sociaux se retrouvent lundi à l'Elysée autour du président Nicolas Sarkozy pour un sommet social très attendu avant lequel les syndicats ont fait monter la pression, mettant en garde contre toute "précipitation" dans la réforme des retraites.

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Les syndicats se saisiront de cette tribune pour aborder de front les questions de l'emploi, du pouvoir d'achat et, selon François Chérèque (CFDT), "le malaise grandissant" dans la fonction publique. Le nombre d'inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) a crû de quelque 450.000 en 2009. Quant au pouvoir d'achat, il enregistre un coup de frein: la progression du salaire mensuel de base (SMB) a été limitée à 0,2% au dernier trimestre 2009. Mais c'est sur les retraites que se focalisera l'attention, des "fuites" prêtant au chef de l'Etat la volonté de boucler la réforme dès juillet. Six organisations syndicales (CGT, CFDT, CFE-CGC, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires) ont averti qu'elles refuseraient une "mascarade de concertation".

"Mauvais coup"
 
"Sur le calendrier, le président n'a pas de religion" et "il faudra laisser du temps à la négociation", indique-t-on à l'Elysée, en ajoutant: "tout le monde connaît par coeur les solutions". Le gouvernement semble privilégier deux pistes: le recul de l'âge légal de départ en retraite ou/et l'allongement de la durée d'activité. Or près de six Français sur dix se prononcent contre la première et plus d'un sur deux contre la seconde, selon un sondage Ifop dimanche. Seulement un sur cinq (21%) fait confiance au gouvernement pour sauvegarder le système des retraites, selon une autre enquête réalisée par OpinionWay et publiée lundi dans Métro. De son côté, Laurence Parisot (Medef) a redit ce week-end qu'il fallait "changer l'âge légal de départ à la retraite".
 
Pour Bernard Thibault (CGT), si M. Sarkozy entretient le flou sur le calendrier des discussions, "c'est qu'on nous prépare un mauvais coup avec une procédure expresse". Alors il est probable que les syndicats sortent "avec une date de mobilisation commune" de la réunion qu'ils tiendront quelques heures après le sommet, a déclaré M. Thibault. Jean-Claude Mailly (FO), a lui aussi montré ses muscles. "Jamais nous ne transigerons sur l'âge légal de départ en retraite et sur l'allongement de la durée de cotisation. Nous n'hésiterons pas à aller à l'affrontement sur ces deux questions", a-t-il affirmé.

"Ne pas être sur la défensive"
 
A gauche, Martine Aubry (PS) a déclaré dimanche qu'"il faudrait déjà que l'Etat respecte sa parole", notamment pour les emplois pénibles. Son parti a deux "lignes rouges": "pas de retraite par capitalisation" ni de remise en cause de "l'âge légal à 60 ans", selon le député Pierre Moscovici. Olivier Besancenot (NPA) a lancé un appel à l'union des leaders de gauche pour défendre la retraite à 60 ans, proposant une réunion avec eux "dès cette semaine". "Il faut qu'on propose quelque chose, ne pas être juste dans le défensif", ont répondu les Verts.
 
Autre sujet délicat, l'aide aux chômeurs en fin de droits, qui atteindront un million cette année, dont 400.000 devraient se retrouver sans ressource. Aucun accord n'a pu se dégager d'une réunion patronat-syndicats vendredi. La CFTC a soupçonné le Medef d'avoir joué la montre pour permettre au chef de l'Etat de "faire de la com".

Par TF1 News (Avec agence) le 14 février 2010 à 22:46
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7 Commentaires

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  • languedebois, le 15/02/2010 à 03h27

    Du bla bla classique gaucho moyen !! luttons luttons ; la franche d'en haut et celle d'en bas !! Tout une dialectique dépassée , décalée qui conduit à plus d'impôts et de chômage !!

  • nanardesbordes, le 15/02/2010 à 02h37

    Actuellement il y a plusieurs sortes de retraités, public, privé, et suivant les branches et les les "acquis de certaines professions ",alors pourquoi ne pas continuer en laissant la liberté de choisir . MAIS LES MEMES CHOIX POUR TOUS . 1 ° Retraite PLEINE à 60 ans avec 42 ans de cotisation . 2°Retraite PLEINE avec 42 ans de cotisation + age entrée vie actice (exemple 20ans +42 = 62 ans.. 24+42=66ans etc etc .. . 3° possibilité de partir à 60 ans , avec abattement si des années de cotisations manques . 4° partir à 60 ans avec possibilité de cotiser plus pour acquerir le nombre d'années. 4° partir à 60 ans malgré des années de cotisations manquantes , mais placement personnelle genre prefon . Je crois qu'il ne faut pas chercher à appliquer pour tous les salariés la mème règle du jeu, car toutes les professions sont différentes pour leur pénibilité ( ce n'est pas le plus facile à déterminer car en France bien sur tout le monde a un travail pénible. . ! ! ! !)

  • knock620, le 15/02/2010 à 01h45

    Ce n'est pas le travail qui est pénible, mais l'argent que les grosse entreprise se font derrière le dos des salariés. Après il est vrai que les français n'aime pas le changement, même si ça va dans le bon sens. Et regardez chez nos chers amis allemand, l'un des rares pays d'Europe qui se porte bien.

  • languedebois, le 15/02/2010 à 01h41

    Que représentent et qui représentent les syndicats? Eux même et les fonctionnaires ou para - fonctionnaires!! Ne pas réformer , c'est faire mourir notre système de retraite

  • 12emma3, le 15/02/2010 à 01h33

    D'accord à 100%. Il n'y à qu'en France qu'on défend des idées irréalisables financièrment. Il suffit de faire les calculs pour se rendre compte que la retraite à 60 ans n'est plus possible, que cela plaise ou non. Aucune idéologie ne changera rien à l'affaire.

  • michelfan, le 15/02/2010 à 00h59

    En France tout le monde est d'accord et conscient qu'il faut réformer en profondeur les choses mais dès que l'on touche à certains intérêts ou acquis, STOP ! Tous les pays reculent le départ à la retraite, pas la France ! Cessons d'être des aveugles gonflés d'idéologie d'un autre temps sinon tout notre système de retraite qui marche explosera en vol et ce sont nos enfants et petits enfants qui en paieront le prix ! Ce n'est pas attaquer les travailleurs que de dire certaines vérités. Il faut aussi très vite harmoniser le système et remettre en équilibre public et privé ! Quant à la pénibilité du travail, je sens la dérive arriver, chaque individu va considérer son travail comme pénible ... Mentalité à la française !

  • totolovre17, le 15/02/2010 à 00h12

    On peut être assez d'accord sur le diagnostic. mr fillon, nous ne sommes pas complètement "neuneus" ce que les français attendent c'est que tout soit mis sur la table et notamment la question du financement et la prise en compte de la pénibilité ! néanmoins, je vois mal notre prédident sarkozy admettre ça ; ce serait se renier, lui qui s'arqueboutte sur ses ideaux-demagos sauce caviar ! il faudra sans aucun doute une épreuve de force pour forcer "number one" à lâcher prise. et seule la démonstration de la force, de la volonté, de la détermination, de la solidarité du peuple français pourront nous permmettre de faire bouger les lignes, pour l'intérêts de la grand emajorité d'entre nous......rappelez vous le CPE, ils ont reculé alors cette foisn on ne va pas les faire reculer, on va les faire avancer mais dans la mise en oeuvre d'une vraie politique sociale ! unité combativité, action. mesdames et messieurs de la france d'en haut, il suffit !

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