Manifestations en province sur la durée de cotisation pour les retraites. © TF1/LCILes partenaires sociaux se retrouvent lundi à l'Elysée autour du président Nicolas Sarkozy pour un sommet social très attendu avant lequel les syndicats ont fait monter la pression, mettant en garde contre toute "précipitation" dans la réforme des retraites.
Avant le sommet social, l'Elysée s'autocongratule
L'Elysée a distribué aux partenaires sociaux un document "d'étape" qui dresse un bilan élogieux des mesures économiques et sociales prises par le gouvernement pour faire face à la crise et de ses réformes.
Publié le 09/05/2010
Retraites : pour Parisot, il faudra travailler plus
A la veille du "sommet social" qui s'ouvre lundi à l'Elysée et devrait porter notamment sur le financement des retraites, la présidente du Medef monte au créneau.
Publié le 14/02/2010
La tension monte sur les retraites
Six syndicats ont prévenu qu'ils refuseraient "une mascarade de concertation" sur les retraites, alors que Nicolas Sarkozy pourrait vouloir arbitrer sur cette réforme dès juin. Ils pourraient prévoir un mouvement commun le mois prochain.
Publié le 09/02/2010
Sommet social : la réforme des retraites en question
Nicolas Sarkozy reçoit lundi les syndicats et le patronat pour un troisième sommet social où sera abordé le dossier sensible de la réforme des retraites. Comment s'organisent nos voisins européens en la matière ?
Publié le 14/02/2010
Les syndicats se saisiront de cette tribune pour aborder de front les questions de l'emploi, du pouvoir d'achat et, selon François Chérèque (CFDT), "le malaise grandissant" dans la fonction publique. Le nombre d'inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) a crû de quelque 450.000 en 2009. Quant au pouvoir d'achat, il enregistre un coup de frein: la progression du salaire mensuel de base (SMB) a été limitée à 0,2% au dernier trimestre 2009. Mais c'est sur les retraites que se focalisera l'attention, des "fuites" prêtant au chef de l'Etat la volonté de boucler la réforme dès juillet. Six organisations syndicales (CGT, CFDT, CFE-CGC, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires) ont averti qu'elles refuseraient une "mascarade de concertation".
"Mauvais coup"
"Sur le calendrier, le président n'a pas de religion" et "il faudra laisser du temps à la négociation", indique-t-on à l'Elysée, en ajoutant: "tout le monde connaît par coeur les solutions". Le gouvernement semble privilégier deux pistes: le recul de l'âge légal de départ en retraite ou/et l'allongement de la durée d'activité. Or près de six Français sur dix se prononcent contre la première et plus d'un sur deux contre la seconde, selon un sondage Ifop dimanche. Seulement un sur cinq (21%) fait confiance au gouvernement pour sauvegarder le système des retraites, selon une autre enquête réalisée par OpinionWay et publiée lundi dans Métro. De son côté, Laurence Parisot (Medef) a redit ce week-end qu'il fallait "changer l'âge légal de départ à la retraite".
Pour Bernard Thibault (CGT), si M. Sarkozy entretient le flou sur le calendrier des discussions, "c'est qu'on nous prépare un mauvais coup avec une procédure expresse". Alors il est probable que les syndicats sortent "avec une date de mobilisation commune" de la réunion qu'ils tiendront quelques heures après le sommet, a déclaré M. Thibault. Jean-Claude Mailly (FO), a lui aussi montré ses muscles. "Jamais nous ne transigerons sur l'âge légal de départ en retraite et sur l'allongement de la durée de cotisation. Nous n'hésiterons pas à aller à l'affrontement sur ces deux questions", a-t-il affirmé.
"Ne pas être sur la défensive"
A gauche, Martine Aubry (PS) a déclaré dimanche qu'"il faudrait déjà que l'Etat respecte sa parole", notamment pour les emplois pénibles. Son parti a deux "lignes rouges": "pas de retraite par capitalisation" ni de remise en cause de "l'âge légal à 60 ans", selon le député Pierre Moscovici. Olivier Besancenot (NPA) a lancé un appel à l'union des leaders de gauche pour défendre la retraite à 60 ans, proposant une réunion avec eux "dès cette semaine". "Il faut qu'on propose quelque chose, ne pas être juste dans le défensif", ont répondu les Verts.
Autre sujet délicat, l'aide aux chômeurs en fin de droits, qui atteindront un million cette année, dont 400.000 devraient se retrouver sans ressource. Aucun accord n'a pu se dégager d'une réunion patronat-syndicats vendredi. La CFTC a soupçonné le Medef d'avoir joué la montre pour permettre au chef de l'Etat de "faire de la com".
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