Séquestration à l'envers chez les restaurateurs

Par TF1 News (D'après agence), le 12 mars 2010 à 09h05 , mis à jour le 12 mars 2010 à 14h08

Le conflit André Daguin-Christine Pujol à l'Umih débouche sur un coup de force : la présidente déchue a fait ouvrir par un serrurier le bureau qui lui est interdit depuis novembre ; elle y campe, bravant la nouvelle direction.

André Daguin Umih restaurationAndré Daguin, Prédident de l'Umih restauration

 

Entre Christine Pujol, présidente contestée du principal syndicat de restaurateurs, l'Umih, et son prédécesseur et successeur par intérim André Daguin, c'est une guerre sourde, qui dure depuis des mois. A peine élue, Christine Pujol s'est vue destituée en novembre lors d'une assemblée générale extraordinaire, organisée en marge du congrès annuel du syndicat. Cette réunion avait alors désigné André Daguin comme président par intérim en charge d'organiser de nouvelles élections. Depuis, Christine Pujol a saisi la justice - et plus possible pour la présidente déchue d'accéder à son bureau, au siège du syndicat.

La confrontation était inévitable et le psychodrame a éclaté mercredi, au lendemain d'une décision judiciaire qui n'a pas tranché sur le fond, lorsque la présidente est revenue de force dans son bureau. La serrure avait été changée : elle a fait intervenir un serrurier. Et depuis lors, elle campe là avec quelques soutiens, affirmant à qui veut l'entendre que si elle est revenue, "c'est pour rester". Elle affirme qu'elle a décidé d'occuper son bureau pour tenter de "trouver une solution". Selon un communiqué de la nouvelle direction, qui lui est notoirement hostile, tout ce qu'elle a tenté en fait, c'est de négocier son départ contre des indemnités financières pour elle et une collaboratrice, ainsi que la prise en charge de frais de justice. Ce que conteste vivement son entourage : "elle n'est pas là pour une histoire d'argent", assure-t-on, rappelant que la présidente déchue est à la tête de quatre hôtels-restaurants à Carcassonne.

"Elle a perdu, il faut qu'elle s'en aille"

Ses détracteurs, élus de l'Umih et membres du directoire, ont annoncé avoir entamé des démarches judiciaires pour la faire expulser. Les services de l'Umih ont été fermés jeudi et la plupart des salariés priés de rentrer chez eux. "Mme Pujol a perdu, il faut qu'elle s'en aille", fulmine André Daguin, rappelant qu'elle "a contre elle tout le directoire et 70% du conseil d'administration".

Mais Christine Pujol conteste. Elle conteste la validité de l'assemblée générale extraordinaire qui l'avait destituée, tout d'abord. Elle conteste l'élection de nouveaux dirigeants annoncée lundi, ensuite. Elle conteste aussi avoir, comme le dit André Daguin, "perdu" sur le plan judiciaire. Certes, elle a été déboutée mardi par la justice, mais sur une question de forme. Et puisque le tribunal "n'a pas tranché sur le fond", elle explique avoir réintégré son bureau pour "parler" avec ceux qui ont pris le syndicat en main depuis le coup de force de novembre.

C'est dans ce contexte manquant quelque peu de dignité qu'une centaine de responsables départementaux de l'Umih devront élire lundi un nouveau tandem (Président et vice-président) à la tête du syndicat. Sont candidats, Pierre-Paul Alfonsi (Paca) et Alain Paulin (Bouche-du-Rhône), ainsi que Roland Héguy (Pays Basque) et Hervé Becam (Finistère).

Par TF1 News (D'après agence) le 12 mars 2010 à 09:05
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4 Commentaires

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  • syberya, le 12/03/2010 à 14h37

    Je suis moi aussi dans la restauration, mais de là à dire que c'est le plus beau du monde...vous y allez fort tout de même...lol :o))) Ceci dit elle n'a qu'à mettre la clé sous la porte, dans l'état ou se trouve la profession il n'y a plus que ça à faire...La meilleure solution, reste les inspecteurs du travail qui malheureusement ne sont pas assez nombreux, et qui font un super travail de fond, en épinglant ces patrons qui ne respectent ni le règlement intérieur, ni les conventions collectives, et encore moins leurs employés !!!! La solution se trouve là, et seulement là, qu'on ouvre le concours, en en facilitant l'accès via des critères moins sélectifs et contraignants...et croyez moi que ça changera rapidement la donne...syberya.

  • toms2r, le 12/03/2010 à 10h39

    Cette sombre affaire refléte bien la division de la profession de restaurateur , d'un coté ceux qui ont joué le jeu de la baisse de la TVA , comme promis dans leurs revendications , et ceux qui n'ont pas bougé leur prix ( ou fait semblant de les baisser) et qui sont déçus de la façon dont ils ont été défendus par leur Présidente, lequel s'est inéxorablement fait démonter à chaque fois qu'elle était interrogée sur le peu de baisse constatée dans les restaurants malgre la réduction du taux de TVA.

  • slot35, le 12/03/2010 à 10h25

    Je traivaille moi meme dans l'hotellerie quand je vois cette bataille de clocher entre cette femme et cet homme sectaire j'ai honte pour ce metier je crois qu'il y a autre chose a faire les salaires le respect des salaries (il ont dèja du mal entre eux de se respecter) image degradante d'un metier qui fut autrefois l'un des plus beau du monde derniére chose à la baisse de la tva elle est passer ou?

  • 1641242, le 12/03/2010 à 09h46

    Quelle pantalonnade!!!! Ils sont ridicules de la pointe de la TVA jusqu'a la racine de mes tickets resto!!!!!!!!!!!

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