
Les médecins généralistes s'estiment à la fois mal reconnus par rapport aux spécialistes, dont le prix de la consultation est plus élevé, et brimés par la Sécurité sociale, qui les presse de limiter les dépenses. Pour leurs syndicats, qu'il s'agisse de MG France, de l'Union généraliste, de l'Union collégiale ou du SNJMG (jeunes généralistes), le tarif actuel de 22 euros par consultation les contraint à faire de "l'abattage" pour avoir un niveau de vie décent. Le revenu moyen des médecins libéraux a régulièrement augmenté de 2000 à 2007 d'environ 1,8% par an, selon la dernière étude disponible de la direction de la recherche, des études et des statistiques (Dree). Mais la progression du revenu des généralistes (+ 1,4%) a été bien inférieure à celle des spécialistes sur la même période. S'estimant moins bien lotis que leurs homologues allemands et même britanniques, les généralistes se plaignent de devoir consacrer leur temps à des tâches administratives, notamment le fonctionnement de la carte Vitale.
Une consultation plus chère sans carte vitale ? "Pas question"
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a déclaré jeudi qu'il "n'était pas question" qu'une taxe de 0,50 euro soit appliquée aux patients sans carte vitale comme des médecins menacent de le faire.
Publié le 10/02/2011
Oublier votre carte Vitale pourrait vous coûter plus cher...
Des médecins pourraient faire payer un supplément de 50 centimes d'euro aux patients sans carte Vitale. Histoire de répercuter les 50 centimes qui leur sont réclamés par la Sécu par feuille de soins non télétransmise avec la fameuse carte verte. L'assurance maladie proteste.
Publié le 10/02/2011
Les médecins français préfèrent le Sud
Une étude publiée mardi par le Conseil national de l'ordre des Médecins dresse leur portrait. Ils sont nombreux, âgés, de moins en moins libéraux et de plus en plus attirés par les remplacements.
Publié le 23/11/2010
Menaces sur les services de nuit des hôpitaux d'Ile-de-France
Le nombre de bloc opératoires de nuit en Ile-de-France devrait être réduit à un seul par département, contre six à 11 actuellement, car ils "tournent au ralenti", selon un document de travail de l'Agence régionale de Santé dévoilé par Le Parisien.
Publié le 05/09/2010
Aux Hôpitaux de Paris, une trêve, mais le conflit continue
Si l'occupation du siège de l'AP-HP a cessé tard vendredi soir, les négociations qui reprennent lundi avec les syndicats s'annoncent tendues. D'autant plus que les suppressions d'emplois en cours ne sont pas suspendues.
Publié le 13/03/2010
La grogne des enseignants
Ils ont manifesté vendredi pour protester contre une dégradation de leurs conditions de travail, une recrudescence de la violence et la suppression de postes.
Publié le 12/03/2010
Régionales, J-2 : la grogne sociale gagne les enseignants
Les enseignants sont mobilisés pour dénoncer la baisse des moyens de l'éducation, au lendemain des grèves dans les crèches. Le Snes-FSU annonce 50% de grévistes dans les collèges et lycées ; le ministère, moins de 15%.
Publié le 12/03/2010
Camping à l'hôpital pour dénoncer la "casse" des soins
Protestant contre la restructuration annoncée des hôpitaux de Paris, qui se fera, selon eux, au détriment des patients, des salariés de l'AP-HP occupent son siège à Paris.
Publié le 12/03/2010
Les généralistes veulent la consultation à 23 euros
Plusieurs syndicats des médecins généralistes libéraux appellent à fermer leurs cabinets le 11 mars pour réclamer davantage de moyens et dénoncer un "système de santé sans pilote et à la dérive".
Publié le 02/03/2010
Comment les généralistes vont nous soigner
A partir de jeudi, les cas de grippe A/H1N1 seront pris en charge par les médecins généralistes et non plus par les hôpitaux. Roselyne Bachelot a détaillé mercredi cette nouvelle donne sanitaire.
Publié le 22/07/2009
Tarifs des généralistes : les déçus de l'accord
La présidence de l'assurance maladie dénonce un compromis sur les tarifs des généralistes intervenu "sous la pression du gouvernement".
Publié le 18/03/2007
Tarif des généralistes à 23 euros : pas avant 2008
L'Union nationale des caisses d'assurance maladie a voté jeudi une motion stipulant que cette hausse devrait "se faire progressivement".
Publié le 16/02/2007
Voilà pourquoi le passage du prix de la consultation des généralistes ne pratiquant pas le dépassement d'honoraires à 23 euros figurait au centre des revendications de leur journée de grogne du 11 mars dernier. "La baisse du nombre de médecins et la désaffection des jeunes générations pour l'exercice libéral créent dès aujourd'hui les conditions d'une France sans médecins généralistes", expliquaient les syndicats dans un texte commun. "Si rien ne change, à l'horizon 2025, il y aura moins de 23.000 généralistes en cabinet contre 56.000 aujourd'hui".
"Une question de respect des engagements"
Mais depuis cette journée "cabinets morts", et malgré l'appel à une nouvelle journée similaire le 8 avril prochain, rien n'a bougé. Aussi le principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, appelle-t-il les généralistes à faire payer unilatéralement la consultation 23 euros au lieu de 22 à partir du 12 avril, s'ils n'obtiennent pas satisfaction sur ce point d'ici là. Réunie samedi en assemblée générale, la CSMF a diffusé, dans un communiqué qu'elle avait adopté à l'unanimité, une motion intitulée "Trop c'est trop : La CSMF lance un mouvement tarifaire à compter du 12 avril".
La grogne est d'autant plus forte que le principe de cette hausse d'un euro pour les médecins relevant du secteur un, c'est-à-dire ceux qui ne pratiquent pas de dépassements d'honoraires, revendication de longue date des généralistes, avait été accepté en 2007. Mais le gouvernement avait alors fixé des conditions qui, selon lui, ne sont pas encore réunies.
La dernière convention, signée en 2005, s'est terminée en février dernier, et la prochaine ne commencera à être négociée qu'après les élections professionnelles que le ministère de la Santé souhaite organiser "avant la fin du printemps". Entre-temps, un texte juridique, appelé "règlement arbitral", prend le relais. La CSMF réclame que la hausse de tarif soit inscrite dans ce règlement arbitral. Faute de quoi, elle appelle les généralistes à la fronde : "C'est une question de respect des engagements et des signatures indispensable pour inciter les syndicats, et en particulier la CSMF, à signer une nouvelle convention".
Retour MYTF1
Une consultation plus chère sans carte vitale ? "Pas question"
Chargement en cours...




