Image prétexte © DRSalariés du Net, vos DRH se parlent ! Il y a trois ans, ils ont créé le "Club des DRH du Net" qui regroupe près de quarante acteurs importants du Web, comme Auchandirect, eBay, vente-privée, Pages Jaunes ou Pixmania. Si déjà vous sourcillez en imaginant un énième machin qui ne sert qu'à engloutir des petits fours, détrompez-vous : c'est là que peut se jouer votre prochaine augmentation ! Pour défricher un marché de l'emploi Web encore obscur, le Club a déjà mené deux actions très concrètes. La première, c'est un référentiel des métiers du Net, de développeur à chef de projet, décrivant les formations et les compétences requises pour chaque poste. La deuxième en découle directement : c'est une enquête annuelle sur les salaires du secteur qui en est à sa deuxième édition, un document élaboré sur la base de 2200 salariés travaillant au sein de ces entreprises qui peut être une aide pour fixer les salaires à l'embauche et négocier les augmentations.
Salaires des patrons et licenciements: les chiffres US qui vont agacer
Selon une étude, les patrons américains qui ont le plus licencié pendant la récession ont touché un salaire significativement plus élevé que les autres. Autre chiffre choc : 3/4 des entreprises ayant supprimé des emplois étaient en progression de bénéfice.
Publié le 01/09/2010
Un patron sur trois n'augmentera pas ses salariés cette année
L'argument principal avancé par les patrons: la crise. La part des dirigeants, qui tablent sur une hausse de salaires au moins égale à l'inflation, s'est nettement repliée cette année, à 64%.
Publié le 25/03/2010
On y apprend ainsi que les chefs de projet marketing gagnent en moyenne près de 46.000 euros bruts par an, contre 44.000 euros pour un traffic manager, 37.000 euros pour un community manager et 32.000 euros pour un graphiste. Quant aux référenceurs, si leur rémunération moyenne est de 33.000 euros, les cracks de la profession se payent au prix fort : les 10% qui s'en sortent le mieux dépassent les 50.000 euros. Tous ces métiers restent jeunes : les moyennes d'âge tournent le plus souvent autour de la trentaine et l'expérience dépasse rarement les 5 ans.
Les développeurs encaissent
Côté informatique, les chefs de projet technique émargent le plus souvent autour de 50.000 euros, nettement plus que leurs développeurs (39.000 euros) qui n'ont certes que deux ans d'ancienneté en moyenne. "Avec le marketing, c'est une des professions qui a souffert de la crise", explique Geoffroy Fourgeaud, DRH de Voyages-sncf.com et président du Club des DRH du Net, "il y a encore peu, ils pouvaient presque dicter leur conditions à l'embauche mais les SSII ont beaucoup licencié et on ne se bat plus pour recruter un développeur JAVA".
Crise ou pas, ce qui est rare reste cher. C'est pour cette raison que les référenceurs ou les chefs de projet technique s'en sortent si bien. "Les gens qui ont une réelle expertise du Web touchent encore beaucoup", analyse Geoffroy Fourgeaud, "mais, d'ici dix ans, ces compétences vont se banaliser". Certaines entreprises ont-elles profité de la crise pour geler les salaires ? "Cela arrive, mais le calcul n'est pas forcément gagnant car c'est prendre le risque de perdre ses meilleurs éléments", réplique le président du Club. Dernier enseignement : si le cliché d'un Web très masculin perdure, il est à revoir d'urgence. Certes, les services techniques restent dominés par la testostérone mais les femmes représentent le gros des troupes côté marketing. Au final, c'est donc presque du 50-50...
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